Bilan Anime 2011

Il en a mis du temps pour arriver ! Je désespère de finir un jour tous les projets de bilans 2011 qui dorment dans mes brouillons (on devrait inventer un mois « 2011,5 » consacré aux bilans de fin d’année) mais je vous avait promis celui-là, et je tenais à le publier. N’ayant pas autant de temps à consacrer aux animes qu’aux Kdramas, il est assez succin. N’hésitez pas à faire partager vos coups de cœur !

I. Les indispensables

Mawaru Penguindrum

Mawaru Penguindrum se déroule dans une version de notre monde à la fois simplifiée et…amplifiée (voire même sous ecstasy) ? Disons qu’ Ikuhara a décidé de mettre en exergue des questions précises (en très très synthétisé : les enfants non désirés et le terrorisme) et tout ce qui tourne autour de ces questions est soit un symbole des messages véhiculés, soit de la comédie absurde, soit réduit au rang de croquis ou de décor de papier comme ces foules sans visage. Il existe une quantité d’analyses sur le net qui décortiquent toutes les métaphores et les messages centraux ou secondaires de l’anime, et on peut regarder ce dernier plusieurs fois pour les dénicher tous. L’intrigue principale peut déstabiliser dans le sens où elle est éclatée. J’ai souvent lu à propos de Mawaru Penguindrum l’expression de « chaos » et en effet, après environ un twist/mindfuck en moyenne par épisode qui remet en question tout ce qu’on avait construit précédemment, on peut craindre que l’anime ne résolve jamais tous ses mystères. Mais comme un tableau impressionniste, l’aspect brouillon de MP forme une composition d’une belle cohérence si le spectateur fait l’effort de prendre du recul. Ce n’est pas l’anime de 2011 que j’ai trouvé le plus prenant émotionnellement, mais ça a été sans aucun doute le plus passionnant à suivre.

This is War (Lulumedley)

Puella Magi Madoka Magica

C’est l’un de ces scénarios qui construit lentement un petit monde en apparence rassurant et stable (en l’occurrence, le décor habituel dans lequel évolue une magical girl : le foyer familial, l’école, les lieux de rendez-vous entre amis) et qui le déconstruit lentement jusqu’à un retournement de situation spectaculaire, qui remet en perspective tout ce que l’on croyait acquis. Les bases de la réalité semblent toujours sur le point de s’effondrer dans PM3, et petit à petit les jeunes filles menacent de sombrer dans la dépression. KyuBei est sans aucun doute l’un des personnages de fiction les plus fascinants que j’ai jamais vu, et tous les autres ont droit à un développement approfondi. PM3 fait l’usage le plus intelligent de son format court (et c’est pourquoi il est supérieur à Mawaru Penguindrum à mon sens : MP s’attarde un peu trop sur les délires persos du scénariste alors que PM3 ne laisse rien au hasard) sa créativité visuelle est incroyable et sa réalisation toujours optimale quand à la cohérence forme/fond. Je vous le recommande chaudement.

The Devil’s Game (spoilers) par Reversed Studio 

AnoHana

Je crois qu’Anohana détient le record de larmes versées cette année devant mon écran (mince les larmes me montent aux yeux rien qu’en regardant mes screencaps), avec Poongsan Dog et A Thousand Days’ Promise. C’est l’incarantion de cette magie des mélodrames de la Japanimation, qui vous fait verser des torrents de larmes (sincères) pour des personnages aux cheveux bleu et orange dotés de pouvoirs bizarres (les personnages, pas les cheveux). Malgré son petit côté fantastique, AnoHana reste plus une métaphore sur le deuil que ce groupe d’amis n’est pas parvenu à faire. La petite Menma revient pour essayer de réparer les blessures et les malentendus que sa disparition a provoquée, et je vous défie de rester indifférent à son histoire.

If Love’s a Word (Evia)

Nichijou

Cet anime n’a pas eu beaucoup de succès que ce soit au Japon ou ailleurs. Je pense que les gens attendaient du K-On ou du Lucky Star (autrement dit du moe et/ou des références otaku) et ils ont eu…du Nichijou. C’était vraiment courageux en tout cas de se débarrasser de ces modèles du genre pour créer un show hautement absurde qui développe son propre humour, ses propres running jokes. Je suis vraiement contente de l’avoir découvert et c’était mon rendez-vous hebdomadaire préféré avec Mawaru Penguindrum (j’ai marathoné PM3 après sa diffusion). Le risque de Nichijou était de se perdre dans ses nombreuses vignettes et mini-sketchs, mais heureusement le fil conducteur est assez solide pour permettre de jolis développements affectifs entre les personnages. Les derniers épisodes attestent de la réussite de cet aspect et m’ont même tiré quelques larmes. Et qu’est-ce que j’ai ris ! Les meilleurs passages sont à se rouler par terre. A découvrir d’urgence.

Safety Dance (Shin)

II. Et le reste : Laissez une chance à ces animes, ils valent le coup.

Kimi Ni Todoke 2 : J’ai attendu cette seconde saison avec impatience, et tout ça pour retrouver nos deux amoureux coincés retournés à la case départ. Ils étaient pas supposés sortir ensemble après les fêtes ? Yeah, et c’est reparti pour une ronde infernale de malentendus, de Sawako qui marmonne, de son chéri qui joue au Noble Idiot, de leurs amis qui en ont ras le bol de les voir se tourner autour ! Sans moi.

Kore Wa zombie Desuka ? Et pourtant, tout avait si bien commencé. C’était du sublime Nawak hilarant, de la parodie en veux-tu en voilà, un timing excellent et même un brin d’émotion, et tout ça pour échouer dans des gueguerres entre monstres qui n’en finissent pas. Tant de potentiel, mais si peu d’aboutissement. Il a été élu meilleur anime de l’année sur un bon site, et c’est mérité…à moitié.

Denpa Onna : C’est du SHAFT…mais…must…resist…l’ennui….argh je craque : Studio je t’aime beaucoup, tu a  produit des œuvres de génie (et PM3), mais parfois ça te dirait D’ACCELERER LE MOUVEMENT ?! C’est aussi la raison pour laquelle j’avais laissé tomber Arakawa Under The Bridge et Bakemonogatari l’année dernière.

Usagi Drop : C’est mignon, mais en même temps les enfants se comportent et parlent (enfin) comme de vrais enfants, et pas comme des singes savants ou des petits monstres. J’aime beaucoup le style épuré de l’animation. L’émotion est palpable, bref, cette adaptation était très réussie. Peut-être pas assez ELECTRIFIYING ni assez FABULOUS MAX pour moi.

Tamayura Hititose : Si vous cherchez quelque chose pour vous détendre, du slice-of-life de province tranquille, un peu émouvant, un peu poétique, TH est l’anime qu’il vous faut. C’est juste que regarder des jeunes filles prendre le thé et faire des escapades entre amis devient vite lassant.

Last Exile (Fam : The Silver Wing) : J’avais beaucoup aimé la première saison (et Alex Row est en très bonne place dans mon top des hommes animés les plus sexy avec Shua de Wonderful Days et D de Vampire Hunter D) et j’avais l’espoir que celle-ci réussirait à provoquer chez moi la même fascination. Malheureusement une fois passé les réjouissances (le retour du bon vieux steampunk ! les vanships ! la guerre du ciel !) je me suis rapidement rendue compte que choisir des lolis comme personnages principaux était une mauvaise idée. Fam elle-même, notre « héroïne » est vraiment difficile à apprécier, les méchants sont gouvernés par une petite fille et…où sont les hommes, les vrais ? Bref, je passe.

Chihayafuru : Cet anime est excellent, regardez-le. Moi ? Arata disparaît très rapidement pour laisser la place au looser Taichi. Ciao Chihaya !

Ikoku Meiro No Croisée : Je l’ai terminé, mais vers la fin la lassitude l’a emporté sur le dépaysement. Du slice-of-life à la sauce historique, pourquoi pas, mais ça manquait d’enjeux.

Et enfin ce qui ne vaut pas la peine : Persona 4 (tenez vous LOIN de ce truc), C : The Money blah blah blah (concept intéressant mais pas abouti), Aria The Scarlet Amo (Lorsque j’ai compris que cet anime allait droit dans le mur, j’ai arrêté).

Conclusion

2011 a été une année intéressante et surtout beaucoup plus sérieuse que la précédente, avec des shows plus lourds en tête (un mélodrame, deux animes dans le genre apocalyptique). En 2010 je m’étais surtout concentrée sur des shojos relativement légers (Otome Youkai Zakuro, Jellyfish Princess) mais cette année le seul shojo vraiment intéressant, Chihiyafuru ressemble plus à du shonen qu’à autre chose. Pour l’instant aucun anime de 2012 ne m’a vraiment impressionnée et Tantei Opera Milky Holmes 2 est le seul qui se détache vraiment par son originalité, mais il reste encore trois saisons à découvrir, alors ne désespérons pas. Si ça vous intéresse, une preview de printemps est sortie.

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