The Moon Embracing the Sun : Premières Impressions

Les flower boys brillent ! Les papillons volètent ! Les pétales de fleurs de cerisier virevoltent ! De grands yeux émerveillés s’ouvrent sur l’amour, et je suis au septième ciel.

Heora – The Moon Is Setting

Les évènements qui accompagnent la naissance de la petite Yeon Woo (Kim Yoo Jung/ Han Ga In) ne sont pas de bonne augure. La Reine Mère* n’apprécie pas de voir la moindre concurrence menacer la place de son fils sur le trône. Secondée par Lord Yoon, elle fait assassiner le demi-frère du roi Seongjo (un roi entièrement fictif joué par Ahn Nae Sang), le prince Ui Song. Le soir du crime l’amante du prince, la shaman Ahri assiste à la scène et voit Lord Yoon porter le coup fatal. Elle sait qu’en tant que témoin gênant, ses jours sont comptés. Elle fuit les gardes lancés à sa poursuite et croise le chemin de la femme de Lord Heon, enceinte de Yeon Woo. La lady n’hésite pas à secourir la pauvre Ahri et la cache dans son palanquin. La shamane a une brève vision du destin tragique de Yeon Woo, et promet à sa mère qu’elle fera tout ce qui est en son pouvoir pour la protéger. Elle est rapidement capturée, torturée et condamnée à l’écartèlement par ses ennemis, mais elle a le temps de passer sa mission à son amie shamane Noh Kyung. Noh Kyung sait ce qu’ Ahri a vu, et elle sait également que ses supérieures (elles font partie de l’ordre des shamanes royales) ont menti pour se plier aux exigences de la Reine Mère. 

Une quinzaine d’années plus tard, Lady Shin et Yeon Woo se rendent au Palais pour assister à la remise des diplômes. Le père de Yeon Woo, Lord Heo a enseigné la littérature à trois jeunes gens brillants qui sont devenus amis : Yeom (le grand-frère de Yeon Woo), Woon et Yang Myung (Lee Min Ho/Jung Il Woo), le demi-frère du prince héritier Lee Hwon (Yeo Jin Goo/Kim Soo Hyun). Yang Myung est ami de longue date avec la fille de son professeur, qu’il souhaite ardemment épouser. Mais le destin est déjà en marche, et Yeon Woo distraite de la cérémonie par un papillon se perd dans les dédales du Palais et rencontre Lee Hwon, qu’elle prend pour un voleur. Le jeune garçon s’apprêtait à prendre la poudre d’escampette. Subjugué (aha le coup de foudre !) il tombe de son échelle et (littéralement) sur la jeune fille. C’est le début d’une histoire d’amour impossible.

En réalité la Reine Mère a d’autres plans de mariage pour son petit-fils : avide de contrôler tous les membres de la famille, elle veut lui faire épouser Bo Kyung (Kim So Hyun/Kim Min Seo), la fille de Lord Yoo. Bientôt Yeon Woo et Bo Kyung entrent au Palais en tant que compagnes de la jeune princesse (Jin Ji Hee/Nam Bo Ra). Cette dernière est amoureuse du tombeur de ces dames, Yeom (Siwan des ZE:A) et elle favorise immédiatement sa petite sœur Yeon Woo. Bo Kyun est jalouse, Yang Myung désespéré de voir son frère qu’il adore et la jeune fille de son cœur se rapprocher, et la roue du destin continue de tourner, impitoyable… 

Ecartons tout d’abord une question de notre chemin de réflexion : The Moon Embracing The Sun n’est pas Sungkyunkwan Scandal 2. Il y a des similarités qui marquent la patte de l’auteur (la riche culture littéraire des jeunes personnages, l’utilisation des grands textes de philosophie et d’éthique au service d’une réflexion moderne sur les classes sociales, l’abondance des métaphores, un ton romantique à fleur de peau très marqué) mais pour le reste c’est une toute nouvelle histoire qu’il nous reste à découvrir. Le cadre et la narration sont beaucoup plus classiques, et comme il a déjà été soulevé le drama se profile plus comme un fusion sageuk grand public que comme le phénomène culte et trendy qu’était son grand-frère. Cela dit je m’avance peut-être un peu trop et il se peut que la suite me contredise, mais pour l’instant l’ambiance du Palais n’est pas celle des dortoirs de SKKS.

Le drama prend un départ bien cadré, assez banal en somme entre une première partie introductive dédiée à la présentation des enjeux politiques et une seconde partie consacrée au portrait des trois personnages principaux et à leurs interactions. Je pense que MoonSun va continuer encore un certain temps son petit bonhomme de chemin tranquille sans bouleverser les structures typiques du sageuk comme l’avaient accompli SKKS ou The Duo, mais l’élément de surprise n’est pas pour autant totalement absent et les signes d’une implication grandissante pour la suite se font sentir. L’affection que l’on ressent pour les personnages y est pour beaucoup, et ils sont tellement adorables que l’on ne peut que vouloir leur bonheur. Il a été remarqué avec justesse que les portraits sont un peu trop manichéens (en particulier celui de la jeune Bo Kyung, présentée avec maladresse) mais ils ont choisi d’aller à fond pour mon carré amoureux favori, celui qui fonctionne depuis que les romances existent et qu’il y a assez de gandes rêveuses pour le perpétuer.

Le scénario souffre d’autres maladresses. Par exemple l’histoire de la shaman Ahri : même si elle est importante pour la suite des évènements, elle prend tellement d’importance par rapport au reste que j’ai cru au début qu’elle allait avoir un lien beaucoup plus direct (de sang, ou même affectif) avec les héros. Mais son propre destin et celui de son amant n’ont guère qu’un lien symbolique avec les évènements futur et je ne sais pas si leur dédier une grande partie de l’introduction était une idée très brillante. Heureusement si il y a un piège dans lequel le scénario ne tombe pas, c’est celui de la dispersion. Au contraire on peut lui reprocher d’être minimaliste et trop focalisé sur ses personnages principaux, mais il arrive tellement souvent que les sageuks se perdent dans leurs histoires secondaires aux dépends des héros (*hum* GyeBaek *hum*) que c’est préférable ainsi, surtout compte tenu de la longueur restreinte du drama.

En poursuivant le sageuk j’ai retrouvé ce qui me plaisait énormément avec SKKS : une grande cohérence des intrigues, cet humour léger qui rend la reconstitution plus accessible et surtout ce rythme rapide des évènements. Un seul épisode concentre beaucoup de scènes différentes de même importance, rien n’est fortuit. Contrairement à beaucoup de Kdramas récents, vous ne vous retrouvez pas à vous demander « et alors ?! » à la fin d’une scène, tout s’inscrit dans un schéma plus vaste. A ce sujet on peut arguer que la métaphore autour des deux lunes et deux soleils est martelée à coups de maillet. Pourtant j’aime cette histoire de soleils et de lunes qui ne peuvent pas coexister (le ciel n’a besoin que d’un seul soleil et d’une seule lune) et qui ne peuvent pas se rejoindre (en écho à l’amour impossible des héros). J’avais un a priori assez négatif sur les histoires de destin déjà tracé, mais l’anime Mawaru Penguindrum qui étudie la question en long en large et en travers m’a aidée à voir les choses autrement et je suis prête à apprécier pleinement ce que va en faire The Moon Embracing The Sun.

Casting : A Encore une fois il est trop tôt pour faire un bilan définitif du choix des acteurs et de leur jeu. Le jeune casting est idéal (du sur-mesure), c’est la réunion de têtes connues croisées maintes fois dans des rôles plus ou moins similaires. Yeo Jin Goo, Kim Yoo Jung et Lee Min Ho sont déjà en route pour s’affirmer comme la prochaine génération d’étoiles montantes. Surveillez ce qu’ils font, il se pourrait bien que dans quelques années nous les retrouvions en tête d’affiche. Kim Young Ae et Ah Nae Sang sont parfaits (pourrait-il en être autrement ?), et le rôle de Noh Kyung donne à Jung Mi Sun l’occasion de briller. Elle était épatante dans Royal Family, mais c’est difficile de se faire remarquer quand on a Yum Jung Ah aux milles visages comme co-star. Dans The Moon Embracing the Sun c’est elle la future mentor de Yeon Woo, le personnage clé qui détient le secret des destinées. Enfin le jeune casting secondaire est vraiment plaisant, et je suis impatiente de voir tout ce petit monde grandir pour que soient développées les relations d’allégeance, d’amitié et d’amour. 

Réalisation : A + Quel plaisir, quel délice. Compte tenu des faiblesses du scénario, c’est une chance que le réalisateur ait une solide maîtrise esthétique. Les couleurs vives sont superbes et parfaitement adaptée à l’ambiance fébrile et juvénile des premiers émois des adolescents. Les moments plus sombres ou plus solennels comme les cérémonies et les scènes de complot sont également parfaitement maîtrisées, à tel point que l’on peu sentir une sorte de tension électrique dans l’air (très à propos lorsque les pouvoirs surnaturels des shamanes se manifestent). L’OST n’est pas du même niveau que celle de The Princess’ Man ou de Chuno (est-ce que c’est vraiment possible de faire mieux ?) mais il accompagne parfaitement les scènes sans distraire inutilement, et pour une fois j’aime beaucoup la ballade titre (The Moon Is Setting de Heora). Les « effets spéciaux » sont discrets et bien intégrés. Pour ce qui est du reste (décors, costumes, cadrage, etc) je crois que les screencaps parlent d’elles-mêmes.

Scénario : B – C’est à la fois le point fort et le point faible du drama. La nouvelle originale est excellente, mais celui qui se charge de l’adaptation est un ouvrier de la télévision, pas un artiste. Il simplifie les choses, les reconstruit de manière linéaire, les aplanit un peu trop à mon goût. Je lirait la nouvelle après avoir vu le drama (comme j’ai fait pour SKKS), mais j’ai entendu dire qu’elle est plus riche et mieux construite. Quoi qu’il en soit nous verrons bien ce que le scénariste du drama a vraiment dans le ventre lorsque nous aborderons les instants tragiques de l’histoire.

Verdict : Good Kimchi J’ai envie d’être optimiste et de dire que ces débuts charmants mais basiques augurent le meilleur. Bien souvent j’ai remarqué que les reconstitutions qui ont plongé immédiatement dans une action très intense ont tendance à sa dégonfler complètement et à s’effondrer sur leurs bases lorsqu’il s’agit de développer les aspects les plus dramatiques de l’intrigue (Iljimae, Warrior Baek Dong Su, Strongest Chil Woo…) tandis que celles qui commencent doucement mais sûrement à construire des fondations solides comme le fait MoonSun fleurissent de façon superbe (Giant, The Princess’ Man…). Bien sûr dans l’idéal je voudrais que tous les sageuks soient comme Jejungwon (cracktastics de bout en bout) mais on ne peut pas tout avoir. Pour l’instant c’est à la fois familier et rafraichissant. Et romantique. Je suis dans ma bulle. Que personne ne vienne la percer, je mords.

*Petite note lexicale pour ceux qui suivent avec la traduction Anglaise : j’ai du mal à comprendre pourquoi ils traduisent en priorité par « Queen Dowager » (reine veuve du roi défunt) puisqu’en principe si c’est la mère du roi actuel on aurait plutôt tendance à l’appeler « Queen Mother » (mère du roi titulaire) ce qui rendrait les choses plus simples, mais si ça se trouve le titre en Hangul fait passer le titre de veuve du roi défunt avant celui de Reine Mère lorsqu’il est cumulé ? Mystère.

Vous croyez qu’il peut marcher sur l’eau ?
L’Oppa-Pout-Giggle en action ! Attention, c’est irrésistible…(et breveté par le Chat Potté)
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7 réflexions sur “The Moon Embracing the Sun : Premières Impressions

  1. Ah, tu as aimé!

    J’aime beaucoup tes screencaps, elles capturent la beauté de ce drama. La palette de couleurs est superbe. J’ai particulièrement aimé le Pavillon de la Lune d’Argent avec ses superbes fleurs roses. En plein hiver ça en met plein les yeux. Ils ne se refusent rien au palais^^

    J’ai été très agréablement surprise par les jeunes acteurs. J’appréhendais beaucoup ces premiers épisodes mais ça passe tout seul. J’attends maintenant de voir ce que le casting adute va donner. Apparemment on en aura un aperçu dans la deuxième moitié de l’épisode 6?

    Ce soir ça va être visionnage de l’épisode 5 en RAW pour moi^^

    • Ces fleurs roses sont magnifiques ! Celui qui est chargé des décors a vraiment l’œil.
      Je suis contente que la période d’intro te plaise ! Au début je n’étais pas non plus très fan de ces passages obligés, mais depuis que j’ai vu ce qu’ils peuvent en faire (quitte à faire mieux que les adultes) j’attends toujours ça avec autant d’impatience que le reste. Mais je suis quand même impatiente de voir Kim Soo Hyun & co !

      Je en suis pas complètement gaga de ce drama, mais pour l’instant j’y suis attachée et ça se présente bien. Voyons ce que la suite nous réserve ^^

  2. C’est la seule partie sur l’enfance que j’adore à 100%. Je n’ai jamais eu envie de faire avance rapide une seule fois. Je pense aussi que ça aide que les personnages ne soient pas trop jeunes.
    Du coup, j’aurais même aimé un ou deux épisodes de plus pour bien installer la relation entre Hwon et Yeon Woo. Parce que là avec l’épisode 5 on passe dans le registre de la tragédie dès les premières minutes et on va y rester un bon moment à mon avis. Il faut une relation solide comme du béton pour justifier l’amour que Hwon continuera de porter à Yeon Woo même en la croyant morte.
    Mais je me laisse porter par l’histoire. La très belle cinématographie et certains passages musicaux aident aussi^^ Je pense qu’il y a le potentiel d’avoir quelque chose de plus abouti que Sungkyunkwan Scandal (que j’avais beaucoup aimé) et j’espère que tout ne retombera pas comme un soufflé.

      • Je viens de voir l’épisode 6 en RAW et je suis encore plus confiante. Les adultes font leur apparition à la moitié de l’épisode et la transition est excellente. A mon avis ça va être du grand spectacle. Je suis très contente de l’avoir pris en projet de traduction. Je vais m’éclater pendant 2 mois^^

  3. J’aime, j’aime, j’aime ! Plus on avance et plus mon intérêt grandit ! *0* J’ai enfin trouvé mon kdrama de janvier (il était temps, j’ai viré tous les autres xD) !

    Les jeunes acteurs sont si excellents dans leur rôle que j’espère ne pas être déçue par l’arrivée des adultes (oui, Han Ga In, c’est bien toi que je vise). Limite, j’aimerai que l’on garde ce casting (il va me manquer ;__; hâte de les retrouver prochainement !).

    L’histoire se met doucement en place mais de façon solide et les personnages sont immédiatement attachants. La suite s’annonce épique. Heureusement que l’humour est là pour alléger le tout.

    La réalisation est très jolie (décors ! Costumes ! *__*) même si les ninjas en 3D au début m’ont plus faire rire qu’autre chose.

    Bref, un vrai petit coup de coeur ! <3

    P.S. : pour ta question, je ne sais pas trop. Peut-être le titre dépend du pouvoir que la reine-mère possède au sein du "gouvernement" ? Ainsi, on l'appelerait Queen Dowager parce qu'elle possède un certain pouvoir politique (au moins celui de choisir la future reine), tandis que si elle n'occupe aucune fonction influente, comme la reine-mère dans Goong, elle doit se contenter du titre, symbolique, de "Queen Mother".

    • Je suis contente qui tu ait trouvé ton bonheur ! Et je suis plus que ravie de voir le drama devenir meilleur d’épisode en épisode.

      Pour le titre de Kim Young Ae, c’est vrai que je n’avais pas pensé à ça, c’est tout à fait plausible ! C’est peut-être pour ça que « Queen Insoo » est aussi une « Queen Dowager » ? En tout cas pour l’instant je retiens ton idée =)

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