2011 à Kdrama-land – Mieux vaut tard que jamais

Tout d’abord je vous souhaite à tous de très bonnes fêtes ! (Happy Holidays, comme on dit aux Etats-Unis : ça englobe tout) Et ensuite, replongeons-nous dans l’année qui va bientôt se terminer. Les Kdramas ouvrent le bal.

Pour moi 2011 a vraiment mis beaucoup de temps à démarrer. L’hiver a été franchement décevant : King Geunchogo, Dream High, Queen of Reversals, It’s Okay Daddy’s Girl, Believe in Love, Paradise Ranch, Athena, Secret Garden, Midas…je me demandais quand est-ce que j’allais apercevoir le bout du tunnel. Seuls Sign et My Princess sont venu m’apporter un peu de soleil. Un léger mieux s’est fait sentir en mars avec de belles découvertes (The Duo, Romance Town), mais quoi que j’ai pu en dire avril a été rétrospectivement un désastre (tous les dramas que j’ai suivi ne sont allé nulle part : Crime Squad, Royal Family, Twinkle Twinkle, 49 Days) et mai a été à peine plus solide avec Can You Hear My Heart (qui diffusait alors ses meilleurs épisodes). Il a fallu attendre juin pour que l’année démarre vraiment ! Juin ! en été les choses se sont accélérées avec City Hunter, puis The Princess’ Man et Can’t Lose. Automne a été digne de l’été avec un décollage tardif du câble (FBRS, Vampire Prosecutor) et une diversification des supports (sitcoms, formats plus courts des sageuks…). Enfin, A Thousand Days’ Promise à clôt l’année en beauté sur une note douce-amère.


Je compte tout de même plus de déceptions que l’année dernière, et beaucoup de dramas médiocres auxquels il a manqué quelque chose pour décoller. En 2010 j’avais regardé en priorité de dramas longs (Giant, Jejungwon, Gloria) et de specials, et c’est la première fois que je suis jusqu’au bout autant de dramas au format standard. Une année contrastée en somme. Une année bouillonnante pour les sageuks et le mélodrame (qui fait son grand retour ! enfin !), intéressante pour les comédies romantiques, et inégale pour le reste, avec une véritable hécatombe du côté des Home Dramas. Bonne ou mauvaise, là n’est pas la question : tous les ans c’est pareil, ça dépend si vous choisissez de regarder le verre à moitié vide ou à moitié plein.

2011 a été également marqué l’entrée en course des chaînes du câble, grâce à une nouvelle loi sur les médias qui a ouvert la voie aux entrepreneurs privés. Ceux qui proposaient des dramas au rythme d’un par an à peine comme TVN, OCN ou E-Channel commencent à consacrer des plages horaires entières à leurs dramas et les nouveaux arrivants (jTBC, MBN, TV Chosun, Channel A…) sont sur les starting-blocks pour pénétrer le marché. Cela signifie plus d’opportunités d’emploi pour les scénaristes, réalisateurs et acteurs qui manquent de contrats mais pas de talent, des possibilités de secondes saisons (des vraies, pas des dramas différents avec le même titre) et surtout une concurrence salvatrice dans un système qui commençait sérieusement à s’enrayer à cause des enjeux économiques énormes. Lorsqu’on entend parler d’un projet sur une chaîne câblée, on est encore sûr de le voir diffusé et surtout tourné et monté en temps et en heure. Déjà d’un excellent niveau, l’offre télévisuelle Sud-Coréenne est en pleine transition, en accord avec son temps.

Quid des dramas Japonais et Taiwanais ? Encore une fois le même phénomène se produit : je regarde le pilote, je trouve ça sympa, et j’oublie. J’ai essayé de persévérer pour certains, mais je n’ai pas réussi à dépasser leur troisième épisode. J’ai voulu tester certains Twdramas/Jdramas qui ont crée l’évènement ou obtenu des critiques excellentes, mais je crois que j’ai définitivement tourné la page. Par contre le phénomène inverse s’est produit pour les Kdramas : c’est vraiment devenu « ma télévision ». Moi qui suis d’habitude une vraie girouette en fonction des tendances, je suis ravie de pouvoir me fixer sur une seule culture alternative, et de m’y tenir.

Je rappelle que mon classement est purement subjectif, j’ai lu des bilans qui listent les mêmes dramas pratiquement dans le sens inverse. Il y aura certes des consensus, mais pas vraiment d’unanimité. Et c’est tant mieux !

D’autres bilans 2011 en Anglais :

2011 Drama Round-Up and Review (Fanderay)

2011 – A Year in Review (Momosan)

Serendipity takes a stab at 2011

Measuring 2011 on the sticky scale (Javabeans)

A Koala Reminisces : 2011 Year End Drama Reviews

The Good, The Bad and The Hummm…of 2011 (Kaedejun)

Somewhere Over the Kdrama Rainbow (Dahee Fanel)

The DramaMeter: highly scientific and foolproof (Girlfriday)

PS : Je n’ai terminé en entier que les dramas des trois premières parties. Pour le reste je ne suis pas allée jusqu’au bout sauf pour Can You Hear My Heart et Manny. Il me reste encore deux-trois épisodes pour finir Thousand Days’ Promise et Man of Honor, mais je ne pense pas qu’ils changeront grand chose à mon opinion. !! Il y a quelques spoilers, rien de majeur, mais tout de même !! Si vous voulez des bilans sans spoilers sur les dramas que j’ai terminé, j’ai mis à jour le classement.

Part. 1 – Hall of Fame

Après une année bien remplie, quels sont les dramas qui nous collent à la peau, que nous avons du mal à lâcher, et qui enrichissent notre regard, notre réflexion ? C’est ce que je me suis demandée pour détacher de mes favoris les meilleurs, ceux qui vont rester longtemps dans ma mémoire, qui ont marqué l’année au fer rouge. L’année dernière c’était Giant, Jejungwon, Prosecutor Princess et Sungkyunkwan Scandal, et en 2011 d’ autres viennent s’ajouter à la liste de mes incontournables.

The Princess’ Man : Reaching You

OST – The man who I will love again

Est-ce que quelqu’un a piraté mon cerveau ? Je ne peux pas être objective vis-à-vis de ce drama, tout simplement parce que ça ressemble à un rêve. C’est comme si les producteurs de KBS2 m’avaient contacté pour me demander mon avis sur leur prochain sageuk. Je leur aurais répondu « alors prenez Park Shi Hoo pour le lead (pas besoins de justification), faites-en un Yangban torturé parce qu’il y en a un peu ras-le-bol des Robins des Bois, Iljimae & co, prenez Moon Chae Won pour jouer sa partenaire et faites-lui porter les plus beaux Hanbocks que vous pourrez faire confectionner, et prenez le scénario de Roméo et Juliette comme référence. Ah, et utilisez comme cadre l’ère Joseon. Faites monter la tension émotionnelle jusqu’au paroxysme, et construisez en parallèle une intrigue politique suffisamment bien écrite pour consolider le tout. » Princess’ Man ressemble à un délire tragico-romantique que j’aurais inventé, et qu’un drama comme ça puisse devenir réalité est un rêve éveillé.

The Princess’ Man c’est l’association d’une excellente production, d’une réalisation traversée par l’inspiration, d’un scénario solide et imprévisible qui ne cesse de viser plus loin et plus haut, et d’un groupe d’acteurs dévoués et talentueux. C’était merveilleux de voir le drama s’améliorer semaine après semaine, après des débuts solides mais encore hésitants. Et puis rapidement, cette certitude : c’est ça ! C’est ça que je cherche, c’est ce sentiment ! C’est très difficile de s’en remettre lorsqu’on a trouvé « le » drama, celui auquel on ne peut s’empêcher de comparer tous les autres, celui qui nous satisfait tellement au-delà de nos espérances que l’on se retrouve sans voix pour parvenir à exprimer correctement les émotions ressenties. Si quelqu’un m’avait filmée en train de regarder The Princess’ Man, il y aurait sur l’image une fille à la limite de la transfiguration métaphysique (et avec de gros cernes) qui sursaute, qui ris, qui pleure, qui frôle la crise cardiaque. J’exagère un peu mais j’ai vraiment eu de grosses frayeurs, de gros frissons et le cœur qui battait à cent à l’heure, jusqu’à la scène fatidique de la fin de l’épisode 22 qui m’a quand même causé une grosse montée/chute de tension (et je ne vous parle pas de la fin). Une expérience inoubliable, des calculs de probabilité à n’en plus finir, beaucoup de stress, mais je suis une dramavore et une dramaphile comblée : j’ai mis la main sur un trésor.

A Thousand Days’ Promise : Va te faire foutre, Alzheimer

OST – Pain 


Déchirant, mais ce n’est pas comme si je ne savais pas dans quoi je m’impliquais. C’est la première fois que je peux me sentir aussi fortement en accord avec une façon de voir le monde dans un Kdrama, pour la première fois que je regarde quelque chose qui me touche aussi personnellement. Si The Princess’ Man est un rêve, A Thousand Days’ Promise est le retour, complémentaire, à la réalité. Il s’agit encore une fois de se sacrifier pour l’être aimé, même si le sacrifice de Ji Hyung n’a rien de théâtral. C’est l’héroïsme du quotidien, le dévouement des proches pour un membre de la famille dont la mémoire et le moral se désagrègent.

Comment a-t-elle réussi à créer des personnages aussi justes ? J’ai un faible pour les dramas qui abordent sans niaiserie les rapports humains, avec brutalité, sans avoir peur de porter les conflits jusqu’au bout. Si il fallait faire un classement dans le classement des meilleurs je mettrai d’un côté les dramas qui m’ont emportée grâce à leur dramaturgie (City Hunter, The Princess’ Man) et de l’autre ceux qui m’ont touchée par leur peinture sociale d’une grande acuité (Romance Town, The Duo, Thousand Days’ Promise). Parmi ces peintures sociales, A Thousand Days’ Promise s’impose comme la référence. The Duo a quelques problèmes de lenteurs et de casting, et Romance Town est un peu trop burlesque. Kim Soo Hyun sait exactement comment doser les scènes pour conserver le dynamisme du drama sans basculer dans l’hystérie (une dérive qui menace constamment sa propre héroïne).

C’est ici qu’interviennent les hommes de TDP : pour calmer le jeu, et imposer un peu de bon sens, de soin et de repos aux femmes passionnées, souvent déchirées qui les entourent. Les femmes de Kim Soo Hyun n’en sont pas moins incroyablement attachantes, à commencer par So Yeon (qui aurait facilement pu devenir insupportable sous la plume d’une autre). C’est plutôt rare dans un Kdrama d’avoir affaire à des jeunes femmes à qui l’ont peut s’identifier vraiment (et pas des Mary-Sues), à des mères qui ne sont pas des monstres prêtes à dévorer leur progéniture, et à une « rivale » (ce dénominatif ne convient pas vraiment à Hwang Gi) qui prend les choses avec douceur et compréhension. Comme si cela ne suffisait pas, Kim Soo Hyun est l’une des rares scénaristes attachée à la télévision qui se permet de critiquer avec une forte conviction et une intelligence peu commune les travers de la société Sud-Coréenne. Quelques répliques foudroyantes disent tout haut ce que tout le monde pense tout bas, et ça fait un bien fou.

Mais que serait TDP sans sa romance centrale ? C’est le seul domaine où la scénariste se permet de « faire son cinéma », le seul où elle permet à ses personnages de devenir des figures de tragédie. Si Romance Town me fait penser à du Feydeau, The Princess’ Man à une tragédie Grecque et The Duo a un manifeste socio-politique, A Thousand Days’ Promise évoque pour moi le théâtre Américain (Tennessee) et dans une certaine mesure les romans de DH. Lawrence (sur ces couples inter-classes passionnés et déphasés en temps de crise et de mutation de la société). Je n’élève pas tous ces scénarios au rang de chefs-d’œuvre, mais lorsqu’ils m’évoquent une littérature ou un cinéma que j’apprécie, c’est très bon signe. La relation entre Seo Yeon et Ji Hyung est d’abord clandestine et stérile, elle consume les amants sans jamais les rassasier. Lorsque Ji Hyung décide d’accompagner Seo Yeon jusqu’au bout et qu’elle accepte de l’épouser, cette relation devient enfin fructueuse et porteuse d’espoir, même si ce qui les attend a tout du cauchemar éveillé. Je ferais mes remarques finales dans le prochain bilan.

City Hunter : Lee Min Ho, mon héros

OST – Sad Run


Standing ovation pour le divertissement le plus cool et le plus jouissif de 2011, City Hunter ! Même les plus réticents ont fini par craquer pour reconnaitre l’impact de ce drama sur lequel personne n’osait vraiment miser avant sa sortie. J’avais un bon feeling, mais j’avoue avoir été bien incapable de prédire une telle réussite. Personne n’est à blâmer pourtant, avec une campagne publicitaire aussi déroutante et le jeune premier Lee Min Ho engagé pour un rôle qui aurait dû revenir à un acteur confirmé plus âgé (idem pour Park Min Young : son casting a suscité une vive polémique).

Pourtant parfois il faut savoir faire confiance à des affiches flashy, puisque ce que vous y voyez est rigoureusement suivi par le résultat concret. Peut-être sommes-nous blasés par l’écart qui survient trop souvent entre une publicité alléchante et le drama lui-même. J’ai assez parlé au cours des mois de juin et de juillet de ce qui fait la force de City Hunter. On a chanté ses louanges de toutes parts, et je m’inscris (pour une fois) dans le sentiment dominant ! Pourquoi ? Parce que c’est ce que j’attendais de voir depuis plusieurs années. Le drama reprend des éléments dont le succès a déjà été à maintes reprises confirmé, mais il voit plus loin pour se dégager des poncifs ordinaires (même si l’ombre de Time Between Dog and Wolf n’est jamais loin) et revient nous mordre à la fin pour une résolution que j’ai trouvé parfaite (et qui vient expliquer tout les éléments que l’on pouvait trouver incohérents par rapport à la psychologie des personnages).

Peut-être trop scolaire pour être considéré comme autre chose qu’un bon divertissement, City Hunter se distingue des autres grâce à une perpétuelle remise en question des acquis de son héros, parfois tenté par le côté sombre de la revanche. Le drama ne prend pas assez de risques c’est certain, et parfois le scénario peut se montrer frustrant. Pourtant je n’ai pas senti de relâchement dans la narration et j’ai été impressionnée par l’excellent dosage entre la comédie de bureau, la screwball comedy, le drame familial, la revanche et le thriller. City Hunter est une sorte de « tout-en-un », et vous avez de quoi rire, pleurer et frissonner dans le package. Avec un double bonus : Lee Min Ho et Park Min Young, deux jeunes acteurs parmi les plus sexy et les plus talentueux de leur génération. Rien n’est à jeter, alors accrochez vos ceintures, redressez le dossier de votre siège et c’est parti pour une jolie montée d’adrénaline.

The Duo : Une question d’honneur

Par quel bout aborder ce gros morceau ? The Duo, c’est la crème de la crème de ce que peut offrir un sageuk. Non seulement la réalisation est idéale, mais le scénario vous fera écarquiller les yeux d’admiration épisode après épisode. Le seul point qui peut véritablement rebuter, c’est le temps que passe le drama à travailler la psychologie des personnages secondaires. J’admets que moi-même j’ai été à plusieurs reprise un peu lassée d’avoir à entendre encore et encore les élucubrations de ce « petit peuple », mais après avoir passé le stade de la construction scénaristique pour en aborder les conséquences, on se rend immédiatement compte de l’importance capitale de ce choix pour les développements ultérieurs.

Jamais un drama il me semble n’aura fait un usage aussi intelligent et approfondi de son casting. Au final, absolument rien ni personne n’est laissé au hasard, et vous sentirez que ce sont les personnages qui font vivre le drama et non l’inverse (je me suis fait la même remarque pour Romance Town). The Duo ne cède rien, absolument rien, pas le moindre détail à la facilité du cliché ou du stéréotype. Un « couple du destin » ? Nada. La rivalité entre frères ennemis ? Je vous défie de trouver plus complexe et plus déchirant que celle qui uni et désuni Chun Dong et Gwi Dong. L’échange des bébés ? C’est tellement bien écrit qu’on en vient à se demander comment ce twist aux conséquences dramatiques a pu être employé tant de fois au service de la comédie ou du makjang. Le casting est dans l’ensemble parfait, avec une grosse réserve pour Chun Jung Myung qui n’a visiblement pas d’avenir dans la reconstitution historique de tout ce qui précède le monde moderne, à moins d’un miracle. Il parvient petit à petit à enter dans son personnage, mais a de grosses difficultés avec la langue de l’époque et semble un peu perdu (et passif) au milieu d’un monde dont il a échoué à maitriser les codes. Un « miscasting » imprévu, qui empêche le drama de retrouver l’excellence de ses premiers épisodes.

Heureusement les trois autres se révèlent largement à la hauteur, et comme le drama n’est pas vraiment centré sur son personnage principal mais plutôt sur le « duo » de son titre, les choses s’équilibrent tout à fait harmonieusement. Pour le reste, j’ai l’impression que tout a déjà été dit ! The Duo a fait l’objet (avec The Princess’ Man) d’un consensus impressionnant : il revient dans cinq tops 5 de l’année, sans compter les gens qui ont participé à la review de groupe. C’est l’une des plus belles découvertes de 2011.

Part. 2 – Félicitations du jury

Ces dramas ne sont pas de la même qualité les précédents. Cependant ils ont fait preuve d’une grande cohérence dans leur discours, et nous restons encore dans du script de bon niveau. Un message intéressant, de bons acteurs, une réalisation fluide, autant de qualités cumulées qui les placent au-dessus des autres.

Romance Town : Sweet Lies

OST – Thème (intro)


En regardant Romance Town j’ai eu l’impression d’assister à une longue pièce de théâtre comique classique : la confusion maître/esclave, le père autoritaire et cupide, les grosses sommes d’argent en jeux qui apparaissent et disparaissent, les amours contrariées, les jeunes héritiers qui courent après leurs gouvernantes, les personnages qui retournent leur veste d’un « acte » à l’autre, la satire sociale…c’était une expérience éprouvante, mais enrichissante et gratifiante. Les passages plus romantiques entre Soon Geum et Gun Woo étaient de véritable bouffées d’air pur, et sans ces deux personnages (et gangster Ajusshi, Hyun Joo et Yong Hui) je ne sais pas si j’aurais eu le courage d’assister à cette ronde infernale, à la fois très divertissante (parce que très drôle) mais également très épuisante.

Les débuts sont somme toute très classiques avec une histoire de Cendrillon a priori basique, mais un détail fait la différence : Cendrillon gagne le gros lot à la loterie, et petit à petit, tout dérape. Le drama adopte au fur et à mesure un ton plus sombre, et il faut s’accrocher pour rester à bord. L’humour, l’amitié et l’amour sauvent Romance Town du cynisme et apportent à la fin une lueur salvatrice qui élève son final à l’un des meilleurs que j’ai vu jusqu’ici (films et séries confondus). A mi-parcours, on peut se demander où est la « romance » dans tout cela, et en effet, rarement un titre n’aura été aussi mal porté. Le titre initial, « Maids » correspond bien mieux au fond du discours, et ne vous laissez pas dérouter par le poster rose : il s’agit vraiment de la chronique d’un petit voisinage de banlieue riche, et les fortunes des uns et des autres ne sont pas toujours ni très nettes ni très anciennes. La ligne entre ces « parvenus » et leurs domestiques n’est par conséquent pas très clairement dessinée, et parfois il suffit d’un simple travestissement pour la franchir. Romance Town met en exergue le nouveau visage de la classe dominante, lorsque les notions d’honneur et de rang ont laissé place à la loi de l’argent.

Effronté, impertinent, malicieux, tour à tour très drôle et très romantique, ce drama maîtrisé du début jusqu’à la fin, réalisé et écrit d’une main de maître reste l’une des découvertes les plus intéressantes de l’année et ne ressemble qu’à lui-même. Reste à savoir si vous êtes prêts pour 20 heures de petits mensonges entre amis…

Vampire Prosecutor : La piste du sang

Si City Hunter rafle à peu près tous les prix dans la catégorie des dramas d’action, Vampire Prosecutor est son concurrent le plus sérieux. C’est la combinaison intelligente du bon vieux procedural avec une enquête par épisode et du mythe du vampire réapproprié. Ça commence doucement par deux enquêtes bien cadrées dans une petite routine, mais la tranquillité est de courte durée. Le troisième épisode vient placer la barre un cran plus haut, et à partir de là le drama ne cesse de s’améliorer. L’enquête principale intervient par courtes intermittences, et les indices se font de plus en plus intrigants. VP n’oublie jamais de faire avancer les relations entre les membres de sa dream team (deux procureurs, un policier et deux scientifiques). Je l’ai commencé mue par une vague curiosité pour le thème, et petit à petit je suis revenue chaque semaine pour en voir plus. La réalisation maintient la barre très haut au regard de la qualité de l’image, du montage, du cadrage et de la mise en scène, tandis que les scénaristes rivalisent d’inventivité pour brouiller les pistes et maintenir le suspense jusqu’au bout tout en soulevant des questions pertinentes sur la nature humaine et certains phénomènes de société.

On peut craindre que la monstruosité du personnage principal ne soit qu’un gimmick pour doter le drama d’un élément qui puisse le distinguer des autres cop shows, mais cette nature peut poser des problèmes au héros (on commence à croire vers le milieux du drama qu’il n’y a que des avantages, mais les inconvénients viennent refaire surface) et surtout c’est aussi celle de son pire ennemi. L’arc final est par conséquent recentré sur cette histoire de vampires, entre celui qui applique la loi et celui qui est « hors » la loi. Jusqu’ici j’avais eu droit à toujours la même recette : vampires = comble de la bestialité sexuelle, et jamais on ne m’avait fait le coup du vampire snob, plus torturé par la revanche que par son destin ou une quelconque amourette impossible. Et surtout, enfin un vampire qui n’a pas l’âge d’être l’arrière-grand-père de ses amis !

Le format plus court de 12 épisodes permet au drama d’aller droit au but, et les scénaristes disposent ici et là des indices (au compte-goutte) sur le tueur. Ils finissent par former un tout cohérent, mais jusqu’au bout nous ne sommes jamais à l’abri de quelques twists surprenants. Les épisodes 11 et 12 suspendent le rythme habituel pour nous offrir une conclusion digne des meilleurs films d’action, et clôt le drama de manière très satisfaisante. Toutes les questions posées au début ont été réglées, les promesses tenues, et assez de portes ont été ouvertes en cours pour offrir de quoi construire une seconde saison. Vampire Prosecutor a des défauts (inégalités des enquêtes, une période d’introduction un peu sèche et brutale) mais réussit avec beaucoup d’habileté et de subtilité à élaborer son univers, ses personnages, et à nous immerger dans leurs aventures. L’excitation que l’on ressent lors des épisodes les plus importants est la preuve de la réussite du drama.

Can’t Lose : Envers et contre toi

Cant’ Lose est l’une de ces comédies romantiques passées totalement inaperçues, sans doute en raison de son thème pas forcément facile d’accès pour tout le monde. On peut aimer à la fois Boys Before Flowers, You’re Beautiful,  Flower Boys Ramyun Shop et Can’t Lose, mais ce dernier s’adresse à un public plus adulte ou du moins mature, capable de mettre à distance les histoires de destin et de mariage parfait. Ce serait dommage pourtant de s’en priver, c’est un morceau solide d’un modernisme qui aurait pu toucher un public plus large. Mais parlons du drama lui-même. Cant’ Lose commence par une série de disputes entre époux, qui dégénère jusqu’au divorce. C’est peu engageant comme principe de base, mais grâce à l’humour omniprésent, la qualité des dialogues et du jeu des acteurs et un excellent dosage entre humour et douce mélancolie, le drama réussit le tour de force de demeurer divertissant tout en abordant au passage des sujets susceptibles de nous concerner. Il réussit non seulement à balancer un certain nombre d’idées reçues par la fenêtre, mais s’arrange encore pour toucher d’autres problèmes de société à travers les affaires de ce couple d’avocats.

Son point faible réside principalement dans son rythme lent (voilà un drama qui aurait bénéficié du format de 45 minutes) même si paradoxalement le nombre d’épisode est largement extensible, sans que l’intrigue principale n’en soit affectée. C’était vraiment rafraîchissant de pouvoir suivre une comédie romantique sans avoir à passer par de la dramatisation à outrance. Les problèmes des personnages (et de tous les personnages) sont traités avec une rare discrétion et beaucoup de sensibilité. En choisissant la proximité au lieu de la grandiloquence  Can’t Lose a fait un choix certes peu aguicheur mais très appréciable.

A mis-parcours j’ai eu vraiment peur que le drama se retrouve dans la même situation cauchemardesque que Spy Myung Wol à cause des chiffres d’audience en berne : un brusque revirement de ton, des acteurs épuisés et une extension douloureuse. Heureusement il n’en est rien : l’entrain l’emporte sur la fatigue et jusqu’au bout le drama conserve son ambiance,  son humour, son discours initial, une cohérence rare à Kdrama-land. Les acteurs sont pour beaucoup dans cette réussite, mais ce serait injuste de ne pas mentionner l’évident travail d’équipe sérieux, motivé et impliqué qui se ressent dans la réalisation (toujours en train de chercher le bon cadrage, la bonne ambiance malgré un tournage de dernière minute) et dans le scénario (stable sans être ennuyeux). Amusant jusqu’au bout, parfois émouvant, diablement attachant, Can’t Lose est le modèle parfait du drama qui a conscience de ses propres limites et qui maintient son discours dans les domaines qu’il maîtrise. Au final, la puissance du message en est décuplée et nous repartons avec du baume au cœur et un grand sourire aux lèvres.

Flower Boy Ramyun Shop : You are the ramyun of my life

FBRS est le second plus gros divertissement décomplexé de 2011 avec City Hunter. Le drama s’annonçait comme une petite RomCom de dernière minute, mais une fois passé un pilote paisible il prend son envol en un rien de temps et ne cesse de devenir plus drôle, plus émouvant, plus sensuel. La recette ? Du cœur, de l’énergie, des acteurs qui s’amusent, des thématiques intelligentes propres à chaque épisode, un montage cartoonesque des plus réussi, un scénario dynamique bourré de rebondissements. Jamais le drama ne tourne en rond, jamais il ne se repose sur ses lauriers, c’est une perpétuelle remise en question qui pousse toujours plus loin les possibilités de la comédie et de la romance (et de la bromance, en passant). A chaque fois qu’un cliché pointe son nez (Noble Idiot, Secret de Naissance…) il est tourné dans tous les sens, désamorcé, et on en retient l’essentiel (la sincérité des sentiments) sans passer par les excès de pathos habituels. C’est toute la thématique de l’épisode 14, « La différence entre soonjung et makjang ».

Comme nous sommes sur le câble, les scénaristes sont moins surveillés et se permettent de faire passer à la trappe l’inévitable rappel du respect dû aux aînés, la déférence par rapport au personnage du chaebol (Cha Chi Soo s’en prend plein la figure, pour notre plus grand plaisir), le fish kiss (oh yeah), et le tout ressemble plus à du Josei décomplexé qu’à du Full House frustrant. Comme j’ai pu lire dans les commentaires des articles sur le drama, FBRS est une vraie comédie romantique : elle ne se transforme pas en mélo à mi-parcours, n’intègre pas d’enjeux économiques trop pesants ou de scandales ridicules.

D’autre part j’ai vraiment apprécié que le drama attache autant d’importance à tous ses personnages secondaires, les autres membres du restaurant (Crazy Chicken, Angel Boy, Pillar) et sur ce plan l’équipe de Coffee Prince vient de se voir détrônée. J’ai également savouré avec délectation le dernier épisode. Certes pour en arriver là certains développements ont pu paraître un peu pénibles (j’ai ressenti une légère baisse de régime vers la fin), mais quand on voit le résultat, dénué de toute « résolution miracle » comme on nous sert quasiment automatiquement dans les comédies romantiques de ce genre, on oublie les rares défauts du drama. Ce serait vraiment cracher dans la soupe que de reprocher quoi que ce soit d’important à FBRS, quand on constate la générosité et le bon sens de l’ensemble. Jusqu’au bout il m’a fait rire et donné ce que je voulais voir, tout en distillant çà et là des scènes plus touchantes très inattendues (franchement j’étais la dernière à m’attendre à ce que ce drama me fasse pleurer), et plus encore. Le discours méta-textuel qui remet constamment en question les stéréotypes du genre était également un gros bonus.


Bien sûr sans tempérance et impliqué à fond dans la séduction d’un public bien précis, le drama devient inévitablement insupportable pour ceux qui sont allergiques à ce type de romance délirante. Par contre à l’inverse si vous avez grandi en lisant les shojos et les joseis les plus délurés, chaque épisode de FBRS est un extrait du plus pur des nectars, un concentré de fun, une explosion d’émotions. C’est simple : l’intrigue ne se repose jamais. Elle fait fi du relâchement de mi-parcours, fi du pathos final, et nous sert tous nos fantasmes sur un plateau, avec en prime une joie de vivre réjouissante, et un esprit moderne (ils ont mis à jour les expressions argotiques et l’attitude de leurs personnages). FBRS parachève le mouvement de renouvellement de la comédie romantique entamé cette année, et ça va être difficile de faire mieux. Les dramas des sœurs Hong ont trouvé un challenger.

Part. 3 – Coups de cœur

Attention, la qualité des scénario fait un gros plongeon entre cette catégorie et les deux précédentes. Ce manque est compensé par (au choix) une formidable énergie, un humour détonnant, d’excellents acteurs, une ambiance particulière, un bon suspense ou un OTP charmant. Il en faut peu pour être heureux.

Sign : Debout les morts !

Voilà un excellent exemple de drama qui s’améliore d’épisode en épisode. Après des débuts brouillons et des intrigues prévisibles, Sign surprend en faisant avancer avec efficacité et rapidité les différentes enquêtes des légistes. Après avoir abandonné le drama après son pilote, j’ai eu le sentiment qu’il avait quelque chose de plus que les autres. En effet après lui avoir donné une seconde chance j’ai tellement apprécié que j’ai eu envie d’en faire des récaps, une expérience vraiment enrichissante, qui fait apparaître les défauts et les qualités d’un drama avec une tout autre acuité. Le drama est suffisamment riche et rythmé, et ce tout du long, pour que l’on puisse prendre plaisir à le « raconter ». Malheureusement je m’y suis prise maladroitement et j’ai structuré la narration en fonction de captures d’écrans bien précises et très nombreuses avant de créer mon blog, et lorsque j’ai commencé à les publier je me suis rendue compte que le processus de chargement des images sur WordPress est beaucoup, beaucoup trop long et ça me prenait un temps fou. Je les ai toujours quelque part dans un dossier, mais il va falloir que je les révise sérieusement si je veux en faire quelque chose.

Problèmes techniques mis à part, j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre les aventures du petit club des quatre, bien équilibré entre le « duo légiste » et le « duo justice ». Ce qui m’a frappé est la qualité générale de l’ensemble, l’ambiance souvent tendue et surtout cette passion de la vérité qui emporte les héros parfois hors de leurs propres limites physiques et psychologiques. Les enquêtes sont d »une qualité constante, l’enquête principale a été l’une des plus grosses aventures de l’année (le genre d’enquête qui rend dingue, à chaque fois que les héros étaient sur le point d’attraper la tueuse, elle leur glissait entre les doigts) et le drama a eu une reconnaissance populaire bien méritée.

Il prend une tournure beaucoup plus sombre vers la fin et a le mérite d’opter pour l’originalité. Le dernier geste du héros est aussi stupide que logique, et il met en perspective tout ce qui fait sa personnalité et ses choix professionnels.  Du côté des acteurs, Park Shin Yang commence par retomber dans tous ses tics de jeu, parle trop fort, en fait des tonnes, mais il redresse rapidement la barre et livre une prestation beaucoup plus intéressante que ses débuts ne le laissaient prévoir. Kim Ah Jung forme un duo  touchant avec lui, tandis qu’en parallèle Um Ji Won en procureur faussement frigide et Jung Gyu Woon en inspecteur iconoclaste font des étincelles. Enfin le personnage du vétéran Jun Kwang Ryul a beau être caricatural, cela ne l’a pas empêché d’être attachant à sa manière et j’ai été très divertie par l’expression hautaine et pincée qu’il adopte en commettant les pires filouteries. S’il fallait vraiment citer ses faiblesses il faudrait dire que le drama se prend un peu trop souvent au sérieux et que certains twists sont prévisibles à des kilomètres, mais ça ne concerne vraiment que les premiers épisodes. Sign est l’une des meilleures surprises de l’année.

Heartstrings : Les yeux dans les yeux, et la main dans la main

Young Hwa – You’ve Fallen For Me


Heartstrings est l’un de ces dramas qu’on adore pour les mauvaises raisons. Basée sur un scénario bien léger (que j’ai cru à tort solide après avoir vu deux épisodes) l’histoire paraît foncièrement défective si on énumère ses défauts de fond : L’héroïne est jusqu’au bout une grande indécise qui ne sait pas ce qu’elle veut faire de sa vie malgré son talent, les professeurs en charge du spectacle sont de vraies girouettes plus immatures que leurs propres élèves et n’ont quasiment aucun sens des responsabilités, les élèves eux-mêmes ont des accidents comme par hasard au moment où il faut faire avancer le scénario, et surtout chacun ne cesse de prendre des décisions absurdes qui ne les mènent nulle part. J’ai rarement vu un drama suivre autant la logique du cœur plutôt que celle de l’esprit.

Mais si vous acceptez d’éteindre votre cerveau et de vous laisser emporter par la musique et les sentiments, c’est une promenade délicieuse qui fera vibrer votre corde romantique. Doté d’une cinématographie magnifique et d’un OST riche et varié, Heartstrings se distingue des autres RomCom du même genre grâce à une ambiance fantaisiste. Lee Shin est le chevalier musicien (sur son fier vélo) qu’on  rêve d’avoir à notre balcon, et Gyu Won la gente demoiselle captive gardée par son dragon de grand-père. Il y a une drôle d’alchimie entre Joung Young Hwa et Park Shin Hye, ingénue et pétillante, qui fonctionne à merveille pour peu qu’on y soit sensible. Elle est faite principalement d’un chassé-croisé de regards, d’abord pleins d’animosité et d’indifférence, puis de tristesse et de compassion, de curiosité, d’amitié, et enfin d’amour. Comme le chante Lee Shin « Lucky to be in love with my best friend… »

My Princess : La princesse et moi

PIA – UFO

Eh oui, l’un des dramas jugé parmi les plus inoffensifs de 2011 s’est creusé une place royale dans mon cœur. Après un excellent départ pétillant et plein de bonnes idées, l’intrigue retombe un peu mollement pour se concentrer sur des problèmes dont on se serait bien passé. Le drama a beaucoup souffert de la précipitation de son tournage, qui a donné lieu à un montage laborieux pouvant facilement ennuyer pour peu que l’on ne se soit pas attaché au couple principal. Heureusement ce flottement ne concerne que quelques épisodes isolés (quatre en tout et pour tout) et le drama retrouve rapidement son rythme de croisière pour nous livrer des développements satisfaisants et une fin mémorable. Kim Tae Hee est à saluer pour toute l’énergie qu’elle  a su insuffler à son personnage, et Seung Seong Eun pour avoir accepté de casser un peu son image impeccable de statue antique pour se plier aux exigences de la comédie. Le couple fonctionne à merveille. L’aspect technique du drama en marge de sa réalisation est également à saluer : un OST indie qui diffuse une atmosphère douce-amère plus profonde que n’importe quelle ballade classique, une garde-robe éclatante et soigneusement assortie (peu après la fin du drama je voyais parmi les mots-clés que mes visiteurs avaient tapés pour arriver sur mon blog les mots « robes/jupes Lee Seol » quasiment tous les jours), des décors à la hauteur des ambitions du drama.

My Princess, c’est vraiment devenu petit à petit l’un de mes dramas favoris. Je dis petit à petit parce que je l’ai considéré pendant un moment comme une romcom comme les autres, vite vue vite oubliée, mais après l’avoir terminée j’ai eu furieusement envie de la revoir…et de la revoir…et de la revoir. J’ai même un sacré souvenir avec ce drama, qui m’a quasiment guéri d’une mauvaise grippe en plein hiver. C’est mon carré de chocolat, ma vitamine, ma ventoline, des éclats de bonne humeur sur demande. La principale responsable est Kim Tae Hee, dont j’ignorais totalement les talents comiques jusqu’alors, et qui est devenue instantanément l’une de mes actrices favorites. Elle déborde d’une énergie et d’un enthousiasme communicatifs, et Seung Seong Heon qui joue le dandy faussement coincé apporte à ses côtés un superbe contraste. Et lorsque leurs personnages sont sur la même longueur d’onde ? C’est là que je me rappelle pourquoi j’aime autant les comédies romantiques, et pourquoi je les essaie toutes même si la plupart ne sont pas extraordinaires.

Man of Honor : La grande aventure de Yoon Jae In


Oh mon Dieu, Man of Honor. Je ne crois pas que j’étais supposée prendre autant de plaisir à regarder ce drama. C’était vraiment mauvais (de pire en pire, facilement l’un des pires dramas de l’année) mais ça sonnait tellement comme une grande fête makjang, les acteurs étaient tellement à fond pour lancer leurs répliques d’un air effarouché, guindé ou furieux que c’est devenu fun. On alternait entre comédie romantico-familiale réconfortante au restaurant et délirium théâtral à l’entreprise, où Son Chang Min régnait en maître OTT. C’était un délice de le voir jouer les parrains psychopathes, et il en faisait tellement qu’on en venait à se demander si son personnage ne passait pas 90% de son temps libre à réfléchir à la manière la plus écrasante et humiliante de terrasser ses adversaires, fussent-ils des jeunes gens sympathiques et sans grandes ambitions comme nos héros. Seo Jae Myung c’est Miss Michin au masculin, la belle-mère de Cendrillon, Scar, Sher Khan et Ursula réunis dans une seule et même personne. Il ressemble tellement à un méchant Disney qu’on s’attendrait presque à le voir exécuter son propre numéro musical pour déclamer au monde sa cruauté.

La présence de la magie par touches légères, la quête de l’héroïne innocente et bafouée qui triomphera de ses bourreaux, le prince qui cours à son secours en franchissant les obstacles, tout concoure à faire de Man of Honor un véritable conte bourré de tropes chargés de symboles forts : il s’agit de devenir un homme (pas évident avec Papa Seo Jae Myung qui s’impose en chef totalitaire et humiliant), de retrouver la princesse et de lui rendre son trône. Man of Honor est par essence un drama démesuré, une quête héroïque tapageuse qui ne se soucie pas de piétiner violemment les quelques notions de bon sens qu’il aurait pu avoir. Je lui reprocherais bien évidemment un manque d’inventivité que ce soit dans le scénario ou les dialogues, un goût prononcé pour les malentendus frustrants et les ficelles faciles pour retenir l’attention d’une audience un peu lassée par ces recettes alléchantes mais écœurantes. Vers la fin j’ai réalisé une chose : Le casting de Man of Honor est trop doué pour le script. Les personnages sont mal écrits mais prennent vie principalement grâce à leur talent. Les vétérans font les clowns (voir Son Chang Min et Kim Sun Kyung fulminer de rage était mon divertissement N°1 de la semaine ex aequo avec FBRS), et les jeunes sont absolument charmants, Park Min Young en tête. Je les salue bien bas pour avoir tout donné jusqu’au bout, dans des rôles et des scène parfois d’un ridicule achevé.

Ayant tout de même parfois conscience de ses propres inepties, le drama a misé sur un procédé efficace : son côté malicieux et impertinent. Drôlement bien caché sous la couche de pathos, il n’en ressort que plus fortement. Le contraste entre le sérieux implacable des personnages et les délires dans lesquels ils partent sans prévenir est tellement puissant qu’on se prend à pleurer de rire devant des scènes de gag pourtant basiques. C’est là que Chun Jung Myung et Park Min Young ont l’opportunité de faire preuve de leurs talents comiques, et je pourrais les regarder pendant des heures faire les pitres et exaspérer leurs parents/supérieurs.

Cette ambiance chaleureuse commence à reculer pour plus de sérieux et de gravité après les grandes révélations centrales, et c’est là qu’un autre élément addictif bienvenu prend le relais : le triangle amoureux. J’ai vu son potentiel au début du drama, mais il faut laisser filer une quinzaine d’épisodes avant qu’il ne porte ses fruits. Je ne suis pas du tout une adepte de ce genre de cliché romantique récurrent, et lorsque le drama réussit à me faire tomber amoureuse des deux hommes, c’est un véritable exploit (ça doit arriver une fois par an, et encore). Même FBRS n’a pas réussi (et pourtant il y avait de quoi), pas plus que Can You Hear My Heart et Romance Town. J’aurais voulu que Jae In puisse se dédoubler pour ne pas blesser In Woo. Aaah In Woo. Là aussi je me surprend moi-même, moi qui prend tout le temps en grippe les seconds leads possessifs et violents : j’ai progressivement succombé à Seo In Woo, j’ai trouvé l’acteur absolument adorable (avec un look de nounours en plus, qui donnait envie de se lover dans ses vestes en fourrure) et son personnage vraiment attachant malgré tous ses défauts. Et dès que Chun Jung Myung réapparaissait avec sa moue boudeuse je repassais de son côté immédiatement. J’ai un faible pour les nounours, alors si vous m’en mettez deux sous les yeux en compétition, je vais être déchirée. Heureusement entre gentil nounours et bad nounours, le choix était tout de même possible.

Bref on arrête de délirer sur les nounours et on se concentre sur le sujet. Au final, Man of Honor est sur le fond un drama paradoxal, entre pure régression enfantine (le fantasme d’être une princesse kidnappée, les trois papys-fées qui veillent, les chevaliers servants, le courage et l’innocence qui ont raison du grand méchant papa-loup, etc) et accession à la maturité (briser l’image parfaite des parents, prendre ses responsabilités, et séduire la fille de ses rêves). Jae In est l’incarnation de cette enfance idéale honnête, blessée mais sans fioritures tandis que Young Kwang et In Woo doivent se débarrasser de cette innocence pour vaincre. In Woo est le premier à passer l’épreuve, et Young Kwang de son côté prend les 24 épisodes du drama pour devenir un homme. Rétablir le nom de son père, et gagner le droit d’être aux côtés de Jae In : Man of Honor est l’histoire de ces accomplissements.

Objectivement le drama est complètement stupide, n’a quasiment rien à dire de pertinent une fois l’intrigue principale installée, le scénariste fait vraiment n’importe quoi avec ses personnages et les pousse au paroxysme de leur stéréotype, mais subjectivement Man of Honor touche au bon endroit pour réveiller notre soif d’aventures. J’ai eu l’impression de me retrouver à ces séances en primaire où nous devions raconter notre week-end : on sortait de gros mensonges pour surenchérir après ceux des autres, ça n’avait ni queue ni tête, mais il y avait un fond de vérité sur nos angoisses et nos rêves.

Baby-Faced Beauty : Cutie Hubby Baby !

Jang Nara – May Snowman

Ce n’est pas la meilleure comédie romantique que j’ai vu cette année, loin de là, mais après une journée longue et fatigante c’était elle devant laquelle j’avais envie de me poser. C’était vraiment le « Jang Nara & Daniel Choi Show », et le réalisateur l’a très bien compris. Pour les amoureux des RomComs traditionnelles à la sauce Coréenne, c’est du pain béni.

Ça reste très caricatural, beaucoup de personnages sont franchement insupportables et certains retournements de situation vous donnerons envie de vous arracher les cheveux, mais la personnalité hors du commun de Lee So Young et de Choi Jin Wook vous fera revenir inlassablement devant votre écran, impatients d’en voir plus. Après avoir laissé couler plusieurs mois je réalise que le souvenir de Baby-Faced Beauty est aussi léger et peu consistant qu’une plume. Il me reste quelques passages romantiques entre les deux héros, quelques jolies scènes qui ont su capter la solitude et les ambitions du personnage de Jang Nara…et c’est tout. Le reste s’est évaporé. Au bout du compte, l’intrigue autour de l’âge de l’héroïne et de son mensonge n’a pas eu l’épaisseur escomptée en raison de son traitement émouvant mais puéril, et ne compte pas beaucoup dans la balance. Néanmoins grâce au talent de Jang Nara, j’ai craqué à ce ressort scénaristique très old school de la trentenaire au cœur d’or rabaissée par tout  le monde qui s’en sort grâce à sa sincérité et sa bonne volonté. Même si l’on sait pertinemment que le Happy End est joué d’avance, on aime se bercer d’illusions le temps de quelques épisodes.

Comme quasiment tous les dramas qui ont eu à passer par là, la prolongation n’a pas eu des résultats très productifs et nous avons droit à l’inévitable séparation finale avant la consécration de la relation du couple central, mais les autres éléments de l’intrigue ont aidé à contrebalancer ce poncif pour l’empêcher de devenir trop frustrant. Dans l’ensemble je ne le recommande pas de tout cœur, mais si vous cherchez une petite comédie romantique classique sans (trop) de prise de tête, Baby-Faced Beauty pourrait être juste le drama qu’il vous faut.

 Can You Hear My Heart : Le cœur lourd, au sacrifice de la légèreté

Can You Hear My Heart (tout de même sélectionné par plusieurs comme le meilleur drama de l’année) est un véritable enfer à analyser. Comment un drama peut-il être à la fois incommensurablement stupide et sincèrement bouleversant ? A la fois désespérément mièvre et triomphalement mordant ? Un vrai mystère. Je suis littéralement coupée en deux, divisée entre mon envie de crier au génie et mon envie de le massacrer en règle. Ce qui est certain, c’est que sa bonne réputation n’est pas volée. Méritée…c’est une autre histoire. Ce drama est, qu’on le veuille ou non, une réussite. Pourquoi une réussite ? Tout d’abord parce qu’il a mélangé des genres a priori incompatibles, le home drama « feel good » avec tout plein de personnages très attachants qui cohabitent bruyamment, et le soap, avec ses meurtres, ses amours impossibles, ses secrets de famille, ses histoires d’argent et ses revanches impitoyables. Il faut dire que CYHMH sait se surpasser et nous prouver qu’il en a dans le ventre avec une galerie de personnages particulièrement riche et bien développée, et cette capacité à toucher juste sur beaucoup de plans.

La romance fonctionne tellement bien qu’on comprend tout le potentiel que peut avoir un carré amoureux lorsqu’il est bien écrit, les méchants de l’histoire sont tout à fait réussis malgré cette erreur de casting fatale dont j’ai assez parlé, et ceux qui sont coincés entre les deux camps se révèlent fascinants. Je pense que la plupart des dramas du week-end dotés de solides scénaristes plus ambitieux que la moyenne devraient en prendre de la graine et miser sur ce format plus court de 30 épisodes, qui ne laisse pas le temps au drama de s’enliser dans des développements inutiles ou des longueurs pénibles (Twinkle Twinkle, Hooray For Love & co c’est vers vous que je regarde).

Une réussite, Can You Hear My Heart l’est aussi par rapport à son thème : le handicap, et plus précisément la surdité et le handicap mental. On aurait pu tomber facilement dans le pathos, mais CYHMH évite cet écueil avec brio en choisissant de ne jamais trop s’apitoyer sur le sort des personnages concernés. Le discours du héros sur sa surdité lors de la réception de son entreprise en a marqué plus d’un. Kim Jae Won n’est pas toujours très crédible en sourd (non muet), mais il fait de son mieux et la plupart du temps ça paie. Le handicap mental du père de Woo Ri est traité avec plus de lourdeur et de mièvrerie, mais ce n’est pas très gênant grâce au talent de Jung Bo Suk.

Par contre, était-il vraiment nécessaire d’éviter le pathos au sujet des handicaps si c’est pour créer en marge une intrigue économique et familiale affreusement stéréotypée et bourrée…de pathos justement ? Je pensais qu’on en avait fini une fois passé la tragédie de l’incendie ! Parce que le mélo, on le retrouve quand même finalement. Et surtout quitte à créer un conflit de cette nature, pourquoi ne pas l’exploiter à la Giant, par le biais de sabotages, espionnage industriel, coups bas et autres retournements de situations ? Pendant un moment j’ai vraiment cru qu’ils allaient partir dans cette direction, et il y avait de quoi, mais la fin écarte cette possibilité avec des résolutions sorties de nulle part comme des testaments et contrats de dernière minute qui réapparaissent soudainement sans qu’on puisse dire pourquoi ils n’ont pas été utilisés plus tôt, et tout à coup tout le monde devient gentil et se réunit autour d’une table pour rire ensemble.

Certes, mais ce n’est pas ce pourquoi je me suis forcée à suivre tant bien que mal ces scènes de conflit pleines de rancœurs et de traîtrises (en particulier Ma Ru en mode emo : tout ça pour ça ?). Remboursez ! Remboursez-moi ces heures perdues à angoisser sur le sort des personnages, si c’est pour me servir une résolution aussi frustrante. Une réussite donc, mais pendant la vingtaine d’épisodes du milieu ! Le début donne trop largement dans le sucre et dans les larmes, et les trois derniers gâchent en partie l’expérience. C’est bien dommage. Pourtant je me rend compte au final que ce serait injuste et surtout inexact sur le plan émotionnel de le classer dans les déceptions : contrairement à Manny, qui m’a beaucoup fait rire sur le coup mais dont le souvenir est en train de tourner au vinaigre, les aspects le plus réussis de CYHMH l’emportent au final sur sa lourdeur. Il faut sacrifier nécessairement toutes notions de mesure et de légèretés pour en profiter, mais c’est vrai que le bénéfice en vaut la peine.

2011 Part. 4 – Les étoiles filantes (déceptions)

On aborde la catégorie qui fait mal, avec des dramas qui ont démarré superbement (voire parfois mieux que des dramas placés plus haut) pour ensuite perdre leur qualité soit progressivement, soit brusquement d’un épisode à l’autre. Je compte aussi ici les fameux dramas « montagnes-russes » dont la qualité descend et monte tout le temps.

Crime Squad : Un cop show mou du genou qui aurait pu, qui aurait dû…

Crime Squad est une bonne surprise retombée à plat. Je n’en attendais rien, mais les premiers épisodes très rythmés m’ont convaincue de pousser l’expérience plus en avant même si une routine un peu trop tranquille s’installe rapidement, comme si l’équipe se reposait sur ses lauriers. Vers le milieu du drama le scénariste se réveille et nous avons droit à des enquêtes plus recherchées, plus dramatiques, parfois tendues (Crime Squad n’a pas peur de faire mourir ses personnages) et la romance prend un tournant décisif, mais malheureusement tout retombe dans les choux lorsqu’il s’agit de résoudre l’enquête principale.

Si celle de Sign était captivante, celle de Crime Squad tombe méchamment à plat de par son côté prévisible et anticlimatique (désolée pour l’anglicisme). La romance subit le même sort. Et lorsqu’un drama commence dans la médiocrité et se termine dans la médiocrité, on a du mal à le lui pardonner même si des hauteurs ont été atteintes au milieu. Bref, un drama qui a failli, qui aurait pu être un bon drama, mais qui passe à côté faute d’un scénario (et de dialogues !) plus solide. J’ai fini pour Song il Gook et Song Ji Hyo, toujours appréciables même si largement employés en-deçà de leurs capacités. Si vous cherchez quelque chose de facile à regarder du coin de l’œil en prenant le thé ou en faisant le repassage, Crime Squad est le drama tout trouvé. En plus des acteurs, je pense que la réalisation dynamique et colorée est à créditer, parce que sans ça, je n’ose même pas imaginer à quoi ça aurait pu ressembler…

Spy Myung Wol : Bienvenue à Nawak-land

Spy Myung Wol a été l’un de ces dramas-catastrophes qui semblent attirer sur eux tous les malheurs possibles et imaginables. Le changement de scénariste à mi-parcours s’est avéré fatal sur le long terme, même si çà et là quelques épisodes isolés nous rappelaient les meilleurs moments des débuts. Je pense qu’il doit son impopularité originelle à son humour noir, choix curieux pour un drama à gros budget qui comptait bien faire de gros chiffres d’audience. Le scénario décomplexé nous offrait régulièrement de franches rigolades, mais malheureusement les différents scandales, licenciements du staff et autres joyeusetés ont sonné la fin de la récréation.

La dernière aberration a été le rallongement final du drama, décision qui pousse la torture de l’intrigue un peu trop loin. C’est d’autant plus rageant qu’en prenant en compte les éléments du départ qui ont disparu petit à petit (les plans des officiers du Nord, l’équipe d’espions du Sud aux trousses des héros) il devient clair que la scénariste avait de tout autres intentions pour le développement et la fin du drama, avant qu’on ne lui retire le script des mains. Spy Myung Wol est passé d’un épisode à l’autre de joyeuse comédie improbable à navet larmoyant, reléguant tout ce qui faisait son intérêt et son originalité aux oubliettes. Les scènes les moins intéressantes des débuts (toutes celles entre le directeur et Choi Ryu) ont pris le pas sur le reste. C’est vraiment dommage, le drama était bien parti pour faire date avec ses personnages complètement loufoques et son histoire haute en couleur imprévisible. Encore un drama bourré de potentiel, qui finit par dégénérer à cause d’une mauvaise gestion de ses responsables. Si seulement c’était le dernier…

Birdie Buddy : Dream on !


Voilà un drama qui arrivait à point nommé, juste au moment où j’avais envie d’un peu de sport et de compétition. Cet aspect était très réussi et UEE déborde de talent et d’énergie, mais petit à petit les différentes intrigues familiales viennent ajouter un pathos qui prend des proportions de plus en plus démesurées. Ce n’était pas nécessaire et ça endigue le drama dans des complications frustrantes. Malgré tout, le positif  l’emporte largement sur le négatif pour l’essentiel, et Birdie Buddy reste une belle histoire de dépassement de soi. J’ai arrêté à mi-chemin surtout parce que j’en avais assez de resynchroniser les sous-titres toutes les cinq secondes, et finalement j’ai eu vent de la fin du drama, qui m’a coupée l’envie de terminer. J’ai déjà été assez traumatisée par la fin d’I Need Romance, merci. Une déception ? Pas vraiment, plutôt un manque de motivation de ma part.

Manny : Pas de blagues, pas de vagues, ne marches pas en zigzag…

Manny est l’une de ces RomCom pleine de cœur et de bonne volonté qui aurait dû être produite sous le format réduit des specials (en quatre ou huit épisodes). Tout allait bien (mais vraiment tout : la romance, les enfants, l’humour, un excellent combo) jusqu’au tournant final. C’est comme si le scénariste s’était rappelé qu’il allait devoir écrire une fin, et il a choisi en désespoir de cause de développer ce qui nous importait le moins, à savoir la colère de Janice et des enfants. Les trois derniers épisodes, qui alignent clichés sur clichés ont vraiment ruiné mon affection pour le drama.

Royal Family : Les prisonnières

Je ne sais pas trop quoi faire de Royal Family. C’était vraiment bien parti, cette histoire de revanche au féminin, ces catfights épiques, ces dialogues fins, cette réalisation sobre et élégante, et avec l’aide du casting de haute volée (Yum Jung Ah et Kim Young Ae en tête) le mélodrame avait des chances d’attendre un excellent niveau. J’ai découvert Ji Sung, et l’ambiance étouffante de cette prison dorée qu’est le groupe JK était fascinante. Royal Family aurait été un formidable huis-clos explosif, si seulement ils n’avaient pas choisi de faire ressurgir du passé un sentiment qui petit à petit vient infecter l’intrigue : la culpabilité. L’héroïne a des remords, et la relation potentiellement sulfureuse entre elle et son jeune protégé ne va nulle part. C’est là que j’ai pris mes clics et mes clacs et dit adieu au drama, et apparemment j’ai bien fait puisque la seconde partie et la fin sombrent dans cette histoire de Faute, où une femme victime de la corruption de la société doit payer ses erreurs au prix fort. J’applaudis si vous faites du makjang avec distinction, mais ayez au moins le bon goût de nous éviter le moralisme.

 2011 Part. 5 – Sans façon, merci

Les dramas souvent largement appréciés que je vous conseille d’essayer, sans moi.

Warrior Baek Dong Su

Pourquoi pas vous ? Bromance stellaire, beaucoup d’action très maîtrisée, des personnages frondeurs, jeunes et très attachants, des vétérans charismatiques, une belle réalisation, un souffle épique.

Pourquoi sans moi ? J’ai vraiment passé un bon moment devant les huit premiers épisodes de ce fusion sageuk bourrin, mais lorsque les choses ont commencées à devenir sérieuses, j’ai senti arriver l’ennui. Le bla-bla, les secrets de naissance, les révélations sur le passé, les amours et amitiés frustrées, tout ça tout ça. La rage à l’égard de la fin du drama étant unanime j’ai tout de même jeté un œil pour savoir si j’avais fait le bon choix en arrêtant et…je suis tellement soulagée que je me bénis d’avoir coupé court rapidement. C’est le genre de fin qui m’aurait rendu folle, et tout va à l’encontre de ce que j’espérais après avoir regardé le début. J’ai déjà donné avec Iljimae : quelqu’un a dit à propos de ce drama « give me my hours back », et c’est exactement ce que j’aurais ressenti. Pas le courage de repartir pour un second round.

Tree With Deep Roots

Pourquoi pas vous ? J’ai eu des échos variés de la suite de ce drama. Il a gagné le surnom de « Tree With Schizophrenic Roots » pour diverses raisons (incapacité à choisir un genre et de s’y tenir, inégalité des intrigues) et certains l’ont trouvé très ennuyeux une fois l’introduction passée, mais a gagné également ses « die hard fans » qui n’ont eu que des éloges pour le jeu des acteurs et les enquêtes haletantes. Comme pour Chuno, des lacunes au niveau émotionnel lui ont été reprochées, mais à Kdrama-land c’est plus l’exception que la règle et on ne peut pas vraiment s’en plaindre.

Pourquoi pas moi ? C’est bel et bien du fusion sageuk, le scénario avait vraiment l’air de décoller vers les épisodes centraux mais je ne me suis pas attachée du tout aux personnages et…Jang Hyuk. Comme héros. Non.

Scent of a Woman

Pourquoi pas vous ? Selon ce que j’ai entendu dire le trio Lee Dong Wook/KimSun Ah/Um Ki Joon fonctionne très bien, le tango est ultra sexy (plus que celui de City Hall apparemment) et l’histoire de l’héroïne est vraiment touchante, un dernier point que je n’ai jamais remis en question.

Pourquoi sans moi ? Un drama insupportablement lent (mais leeeeeennnnt) supposé parler d’une femme qui décide de profiter de la vie pleinement après avoir appris sa mort prochaine, et qui choisit de parler de frustration. Forcément, il a fallu que l’héroïne tombe amoureuse d’un homme inaccessible qu’elle vient à peine de rencontrer, et qu’elle se mette dans des situations impossibles pour souffrir encore plus, comme si ce n’était pas déjà assez difficile, et qu’elle attende d’être au bord du cercueil pour dire la vérité à ses proches. Le scénariste s’est aussi senti obligé de lui coller aux basques une rivale insupportable et une famille de chaebols qui s’acharnent sur elle, comme si ça ne suffisait pas. Je passe.

Best Love

Pourquoi pas vous ? Pas besoins d’en dire beaucoup, vous n’avez pas pu passer à côté cette année.

Pourquoi sans moi ? Sur le coup j’avais du mal à comprendre pourquoi ce drama me laissait indifférente à ce point malgré ses évidentes qualités, mais maintenant j’y vois plus clair. J’avais l’impression d’avoir sous les yeux une énorme farce où chacun essayait très très fort de s’attirer les grâces de son public, et ça n’a pas fonctionné sur moi. Le cœur de Dokko Jin qui bat lorsqu’il entend la chanson d’Ae Jung a été la goutte qui a fait déborder le vase. A partir de là j’ai senti qu’on nageait en plein délire, que je ne pourrais pas supporter les autres extravagances du drama, et j’ai complètement décroché. Dommage, j’étais à deux doigts d’avaler ce qu’on me présentait, en particulier grâce à un humour détonnant. A deux doigts…

Protect The Boss

Pourquoi pas vous ? Malgré les effets néfastes de la prolongation du drama, il a eu son heure de gloire. Certains n’ont pas supporté le coup de mou vers la fin, d’autres ont continué sans problèmes. Ji Sung, Choi Kang Hee et Wang Ji Hye sont tous les trois de bons acteurs, et le drama a opté pour des développements inattendus. Et il y a JaeJong. En costume.

Pourquoi sans moi ? J’ai bien aimé le pilote, ris à quelques gags et senti passer une certaine émotion, mais rien de plus. En regardant la suite, l’intrigue amoureuse est tombée à plat (je pense que comme pour Cha Seung Won/Dokko Jin, j’ai eu du mal à apprécier le rôle d’adulescent de Ji Sung) et j’ai remarqué que je m’ennuyais un peu trop devant ce qui était supposé être une « comédie ». J’ai arrêté avant de m’impliquer plus dans une histoire qui au fond ne m’intéressait pas.

49 Days

Pourquoi pas vous ? C’est l’un des dramas les plus adorés de l’année, il y a la team « Kang Ah » et la team « Scheduler », et une fois que c’est parti ça devient très bon (à ce qu’on dit).

Pourquoi sans moi ? J’ai vraiment, vraiment voulu aimer ce drama, je lui ai donné 36 chances (49 ?) de me convaincre, mais il n’a cessé de me laisser tomber épisode après épisode, semaine après semaine. Lorsque les choses ont commencé à devenir intéressantes il était déjà trop tard, j’ai réalisé que je détestais les trois-quarts des personnages et me fichait comme d’une guigne de qui allait survivre, mourir ou (re)trouver l’amour. Franchement quand j’ai lu ce que les scénaristes avaient sortis de leur chapeau pour la fin j’ai vraiment été soulagée d’avoir arrêté. Objectivement je dirais que c’est un scénario plutôt intéressant sur le fond, qui m’a cependant fait tiquer à de nombreuses reprises à propos de l’idéologie véhiculée derrière (je n’ai toujours pas digéré  cette histoire de « pureté » des larmes.). La réalisation était on ne peut plus banale, avec cependant de jolies couleurs. Les acteurs vont de très mauvais (la starlette Nam Gyu Ri, malheureusement dans le rôle principal) à excellents (So Ji Hye dans un rôle qui ne fait pas honneur à son talent, Bae Soo Bin et Jo Hyun Jea). Lee Yo Won n’a jamais été et ne sera jamais une actrice extraordinaire et manque clairement de présence mais elle tient ici l’un de ses meilleurs rôles en faisant preuve d’une énergie qui lui manque d’ordinaire, tandis que Jung Il Woo est franchement inégal, entre cabotinage éhonté et gravité bienvenue.

Dream High

Pourquoi pas vous ? Cf. Best Love

Pourquoi sans moi ? J’ai eu un an pour méditer sur ce drama puisqu’il a été lancé au début de l’année dernière, et je peux revenir dessus la tête froide. Est-ce que j’aurais aimé si j’avais regardé après avoir découvert et apprécié la Kpop ? Rien n’est moins sûr. J’en garde un souvenir très mitigé, avec quelques scènes d’émerveillement ingénu, mais Kim Soo Hyun y était pour beaucoup. IU et le reste du casting (ado et adulte) étaient adorables, mais j’ai sincèrement détesté le « jeu » de Suzy, Taecyeon et Eun Jong (ça ce n’était pas nouveau) que j’ai trouvé aussi expressifs et intéressants que des lampadaires. De façon surprenante la réalisation et le scénario étaient d’un bon niveau, et je comprends tout à fait que ça ait pu plaire à ce point à un large public. Mais comme la musique qui l’illustre, le drama court le risque d’être rapidement démodé.

Miss Ripley

Pourquoi pas vous ? Si vous êtes fans de Lee Da Hae vous pouvez foncer parce qu’elle est vraiment au centre du drama (je ne plaisante pas, il y a même eu des plaintes parce que le second rôle féminin laissé à Kang Hye Jung s’est vue quasiment rayée du script petit à petit) et parce que les deux personnages masculins principaux sont à ses pieds. De toute façon vous ne pouvez pas faire l’impasse sur l’actrice, alors il faut que vous soyez au moins un peu sensibles à sa personne. Si vous avez envie d’un mélo sans excès, il paraît que c’est bien fait, touchant et pas trop triste. Et il y a YooChun. En costume.

Pourquoi sans moi ? Il y a Lee Da Hae, et le pourcentage de probabilité que je me force à regarder l’un de ses dramas approche de 0.

I Need Romance 

Pourquoi pas vous ? Si vous avez envie d’un peu de Sex & The City version Sud-Coréenne avec du sexe, de la romance et des dialogues vifs et jubilatoires, I Need Romance est pour vous. A condition de ne pas avoir peur de souffrir du terrible second-lead syndrome et d’apprécier autant l’héroïne que ses amies, ce qui n’était pas mon cas.

Pourquoi sans moi ? J’ai regardé huit épisodes pratiquement d’une traite, et puis…j’ai oublié. Il se trouve que les deux personnages que j’appréciais le moins, le « couple principal » qui va voir ailleurs avant de se remettre ensemble prenait beaucoup trop d’importance à mon goût, et j’avais vraiment d’autres choses à faire que de les regarder flirter avec d’autres gens, avoir des regrets, se remettre ensemble et se disputer à nouveau sans que rien ne puisse interrompre vraiment cette ronde infernale. Je l’ai déjà dit à propos d’un autre drama, mais j’ai besoin de personnages qui vont de l’avant. Ça pourrait se justifier si la seconde saison prévue avait été programmée d’office avec les mêmes acteurs et si ils avaient laissé la fin ouverte, mais en l’occurrence voir les trois filles refaire les mêmes erreurs jusqu’au bout sans jamais vraiment évoluer était pousser le bouchon un peu trop loin.

Me Too Flower !

Pourquoi pas vous ? Sans gros buzz, le drama a tout de même réussi à convaincre une petite communauté de fans fidèles, apparemment accros à l’OTP. Je salue aussi le drama pour avoir choisit de parler de dépression, un thème pas forcément évident à traiter quand le standard de la Cendrillon est d’être une rose de Saron qui brille dans l’adversité.

Pourquoi sans moi ? C’est quoi ces retournements de situation complètement hystériques ? Cette réalisation maladroite ? Ces personnages tous droit sortis des dailies les plus insupportables ? Le sujet appelait à une réalisation mesurée, à du slice-of-life, et c’est tout l’inverse. D’après ce que j’ai lu, une fois passé le dixième épisode le drama abandonne le peu d’originalité qui lui maintenait la tête hors de l’eau et coule avec les clichés du genre.

President

Pourquoi pas vous ? Les acteurs vétérans font preuve d’une belle maîtrise, le drama aborde l’envers du décor de présidentielles Sud-Coréennes sans trop tomber dans la mièvrerie ou l’absurdité comme Daemul.

Pourquoi sans moi ? J’ai regardé le pilote peu après la sortie du drama, et même si j’ai trouvé ça intéressant, je ne me suis pas sentie immergée ou quoi que ce soit. j’ai réessayé à la fin de l’année mais je n’ai même pas réussi à terminer le second épisode. Il y avait plusieurs choses qui me dérangeaient comme l’utilisation maladroite de la musique (c’était beaucoup pour pas grand chose), les deux personnages principaux certes intrigants mais froids et peu engageants, et un scénario que j’ai trouvé…je ne sais pas, banal ? Idem pour la mise en scène, élégante mais plate. Ça manquait de vie, d’énergie. J’en demande sans doute trop, mais l’étincelle était définitivement absente, et le tout m’a laissé dans une grande indifférence.

2011 Part. 6 – Hall of Shame

Un  seul conseil : fuyez. Qu’ils soient niais, pédants, incohérents, ridicules ou mortellement ennuyeux, ces dramas ont provoqué chez moi des sentiments allant de la déception acide au mépris. Pour la plupart j’ai tenu bon en moyenne cinq épisodes voire plus avant de crier au secours, mais pour certains je ne suis pas allée plus loin que le pilote.

Paradise Ranch

L’ennui fait drama. Dès les premières secondes je suis entrée dans un état de torpeur aggravée jusqu’à ce que Lee Yon Hee tombe la tête la première dans un crottin de cheval. J’ai repris conscience, et j’ai décidé d’arrêter avant que ça ne devienne plus atterrant. Les critiques finales ont confirmé le bon sens de mon choix, et je suis à 100% d’accord avec l’opinion générale au sujet de Changmin : c’est le plus mauvais « acteur » que j’ai jamais vu « jouer » dans un drama après Kim Hyun Joong.

Athena

Athena, ou comment ruiner une histoire d’espionnage potentiellement intéressante et un superbe casting en un carré amoureux lourdingue dont personne n’a rien à faire. De belles explosions ne font pas tout, et je n’ai jamais pardonné au drama d’avoir fait de l’une des séquences d’actions du début les plus impressionnantes et les plus jubilatoires…un simple rêve. Remboursez.

Lie To Me

Lie To Me est la démonstration la plus éclatante du défaut récurrent qui me désespère dans une comédie romantique : le manque d’imagination. Deux options : soit vous comptez parmi les inconditionnels de Yoon Eun Hye et/ou de Kang Ji Hwan (et j’insiste sur le terme « inconditionnels », puisqu’apparemment j’appartiens à une catégorie de fans…à condition ?) et vous pouvez juste profiter de leur alchimie, électrifiante (moi j’avais plutôt l’impression d’avoir affaire à deux acteurs complètement paumés, mais admettons), soit vous appartenez à l’autre catégorie d’amateurs de dramas qui ont mieux à faire et mieux à voir que…ce…enfin…je crois que je vais emprunter l’expression de Girlfriday : « Drama Cliché Soup, thrown together in the most unimaginative way possible ». J’avoue tout de même que le drama nous a indirectement prodigué pas mal de fous rires via les récaps de DB (Santa !) et les batailles de trolls.

Poseidon 

Encore un pilote regardé d’un œil désabusé. Le projet en préparation depuis 2010 a souffert de changements de script et d’acteurs au dernier moment, tandis que les préparations techniques ont été limitées par des problèmes de météo et de financement. Cela se ressent à l’écran : au lieu de retourner la situation à leur avantage en jouant sur l’autodérision, ils ont voulu envoyer la sauce comme prévu à l’origine et se sont magistralement plantés en mettant en scène le drama comme si le destin du monde dépendait des garde-côtes. Et selon ceux qui sont allé jusqu’au bout, le drama ne décolle pas, il se noie.

Thorn Birds

Le mélo stéréotypé, indigeste et mal écrit par excellence. De bons acteurs qui perdent leurs temps, des secrets de famille pathétiques à s’arracher les cheveux, une rivale totalement ridicule dans sa folie vengeresse injustifiée, une héroïne qui s’excuse quand on lui marche dessus,  un héros indécis insupportable…bref, ce drama n’a rien pour plaire. Prenez-vos jambes à votre coup et fuyez !

Midas 

Parfois la première intuition est la bonne, et ce drama prétentieux n’est rien d’autre qu’une jolie coquille vide. It’s a Rich Men’s World, mais où sont passés les sentiments ? Le drama est tellement imbu de lui-même que même son discours potentiellement subversif sur le monde des finances perd tout intérêt.

King Gwanggaeto

C’est le seul contre lequel je ne suis pas vraiment irritée. Quoique. De bonnes intentions et un certain sens de la narration épique, mais malheureusement la production n’a pas été à la hauteur des ambitions affichées et le résultat est trop cheap pour tenir la comparaison avec d’autres sageuks classiques qui proposent la même chose, en mieux. Les acteurs sont aussi subtils et délicats que des éléphants en furie et le scénario conventionnel ne fait rien pour compenser le reste. Je n’ai jamais compris pourquoi ce sageuk a eu tant de succès (enfin quant on sait que c’est Smile Donghae qui a eu le plus d’audience cette année, on comprend mieux).

 2011 Part. 7 – Et le reste ?

Les Home dramas

Cette année n’a pas été très heureuse pour les Home Dramas. Seul Ojakgyo Brothers a fait l’unanimité.

Hooray For Love

Un drama drôle et réconfortant qui démarre sur les chapeau de roue et qui aurait été très divertissant sous un format court. Il s’égare rapidement dans des complications inutiles, et la bêtise crasse des « méchants » n’arrange pas le niveau général, déjà bien amoindri par des dialogues qui s’appauvrissent progressivement.

I Believe in Love 

Un casting intéressant, mais si l’on met de côté le directeur, sa femme et leur fille, il ne reste que des personnages détestables. Rien de nouveau sous le soleil pour ce Home Drama traversé de bons sentiments visqueux et de mauvaises intentions écœurantes.

A Thousand Kisses 

Le second drama après Paradise Ranch dont je n’ai même pas réussi à finir le pilote tant je me suis ennuyée. Ceux qui l’ont continué l’ont fait pour Kim So Eun et Ryu Jin, un couple qui avait toutes les chances d’obtenir cette popularité. Il paraît que les différents membres des familles qui entourent nos héros sont insupportables, et que le scénario manque cruellement de matière pour tenir sur la longueur. Encore un drama qui aurait mieux tenu sur 20/30 épisodes au lieu de 50…

Twinkle Twinkle

L’une de mes plus grosses déceptions. J’y ai cru au début, grâce au casting de choc et à la réalisation dynamique. Si seulement le scénario avait été plus simple, centré sur la vie de quartier et les relations entre les deux familles ça aurait pu être vraiment excellent, mais le fameux échange des bébés à la naissance a des conséquences tellement révoltantes que le drama devient vite insoutenable.

New Tales of Gisaeng

Je ne sais plus pourquoi j’ai arrêté de regarder Tales of Gisaeng. C’est un drama aux personnages fascinants, avec une pointe de makjang qui pimente les relations amoureuses et familiales. C’est vraiment beau (une orgie de hanbocks, des acteurs et actrices superbes), et l’héroïne très éthérée garde le contrôle de son destin. Le scénario a été critiqué pour ses excès (décès brutaux de personnages, un homme hanté par le fantôme d’une gisaeng…) et part un peu dans tous les sens avant une conclusion qui a visiblement satisfait les fans. Parfois je me dis que j’aurais aimé aller jusqu’au bout, mais je pense que ça ne correspondait pas à ce que j’attends d’un Home drama.

Le mini (catégorie un peu désertée cette année, je vais me rattraper bientôt)

White Christmas

Même si il m’a permis de faire le point sur quelques sujets que j’avais déjà vus abordés dans plusieurs films et de découvrir de jeunes acteurs prometteurs, avec le recul de plusieurs mois, je réalise que cette minisérie était une perte de temps et d’énergie. Ça ne ne m’a rien apporté sur le plan émotionnel (ou si peu) et sur le plan intellectuel, une fois le suspense retombé, le vide s’installe (un vaste « et alors ?! » a accompagné la scène finale). Au final une esbroufe habile qui a échouée à me maintenir sous son hypnose jusqu’au bout. Le rire désabusé a remplacé mon état d’immersion.

Et les autres

Enfin il reste ceux que je n’ai pas pu couvrir dans ce bilan pour des raisons variées : Ojakgyo Brothers (le pilote m’a ennuyée, mais il paraît qu’il faut laisser une dizaine d’épisode au drama pour qu’il décolle), les Home Dramas qui ne m’intéressaient pas et dont j’ai eu de très mauvais retours (Smile Dong Hae et My Love By My Side), le très bon High Kick 3 toujours en cours, Brain (à cheval sur 2011 et 2012, difficile d’en faire le bilan définitif), tous les KBS Drama specials que je n’ai pas eu le temps de rattraper (Hair Show, Noriko goes to Seoul, Special Crime Squad MSS, etc), ceux qui n’ont pas été traduits à temps (TEN, Bangja Chronicles, Big Heat…) et enfin ceux sur lesquels je réserve mon jugement pour plus tard comme GyeBaek, The Musical et The Empress.

Le mot de la fin

Et une autre année de bouclée ! Franchement je l’ai trouvé ni particulièrement mauvaise ni particulièrement stellaire, plutôt standard en somme. 2007 reste indétrônable. 2011 ressemble pas mal à 2009 : plusieurs gros cracks, pas de grandes reconstitutions notables mais de bons fusion sageuks et quelques excellentes découvertes. Et pour la suite ? Je vous promets, elle s’annonce bien. 2011 est mort, longue vie à 2012 !

14 réflexions sur “2011 à Kdrama-land – Mieux vaut tard que jamais

  1. Comme quoi il est intéressant de voir nos différences de points de vues. Alors que pour toi My princess était une réussite, pour moi ça a été un drama plus que moyen … Alors que Dream high et Secret garden te décevait, au contraire ils m’enthousiasmaient (bon plus Dream high que SG).
    Personnellement j’ai carrément abandonné « Romance Town » qui est l’une de mes plus terribles déceptions pour 2011. J’en attendais beaucoup (vu les acteurs), mauvaise surprise. Bref, preuves qu’un drama ne peut être universel.
    Il est clair que nous avons des goûts assez opposé. Je ne suis pas fan des dramas larmoyants (Manque trop d’actions, trop plats, repose trop sur l’émotionnel trop lourd …) tel que Thousands day , ou des sagas historiques en général. Je pense que je te rejoins seulement sur 2 dramas : City hunter et Flowers boys (que je n’ai pas encore terminé, mais qui me fait franchement rire)
    Dommage concernant les japonais, cette année quelques dramas valaient réellement le coup d’œil.
    En TW, je n’ai pas découvert de « perle » , des dramas sympa qui se regardent .. De toute façon je vais aussi faire mo article de fin d’année très bientôt !

  2. C’est la première fois que je vais te répondre (oui, après un temps où je ne faisais que regarder, je viens quand même partager mon enthousiasme ou te donner une autre version =) ), je suis fière de moi !

    Bref XD

    Comme Gégé, « My princess » m’a vraiment déçue. Je sais pas, j’aimais beaucoup le couple principal mais à partir de la moitié (si pas un peu avant), j’ai commencé à m’ennuyer pas mal. Pis Kim Tae Hee m’énerve. Je sais pas, j’aime pas son jeu, que je trouve assez exagéré. Du moins, dans ce drama, je ne l’ai pas vue (du moins me semble-t-il) dans autre chose. Et SG, j’ai vraiment accroché. Bon, pas autant que la plupart des gens, mais je comprends pourquoi il a fait un tel foin. La fin … pardon mais c’était juste hilarant tellement ça tombait à plat. Pas que ça soit mauvais, juste plat. DOnc avis mitigé.
    Mais Dream High … j’ai tenu bon jusqu’à la fin … mais quelle plaie ce drama. Aucun acteur n’a vraiment été « bon », le couple avec IU était mignon, quitte à voler la vedette à Suzi. Comme toi, tout pareil .. sans moi >_<
    Mais "heureuse" de voir que je ne suis pas la seule à être déçue par 49 Days. Je le traine depuis le mois d'aout et j'ai toujours pas fini. Et quand j'en regarde un épisode, c'est pour restée scotchée à la touche avance rapide. Non vraiment, il n'y a que Jung Il Woo qui me fasse tenir. Sinon direction les limbes de mon DDE.

    Par contre, comme le dis Gégé, il y avait quelques trucs chez les japonais. Rien de mirobolant (du moins je n'ai rien trouvé de spécial à ce qu est sortit) juste plaisant ou pour attendre la suite. Je pense surtout à Ouran High School Host Club qui était assez rafraichissant, surtout pour moi qui déteste normalement leur façon de jouer la comédie.
    Mais moi, j'ai trouvé mon "bonheur" chez les TW (ou C, j'arrive jamais à les différencier mea culpa ^^'). Après, il faut supporter la langue, les intrigues de dix kilomètres de long et les scènes statiques, mais Bu Bu Xin Jing fut une jolie découverte. Je me suis même mise à lire en anglais pour connaitre la nouvelle d'où était sorti le drama.

    Merci pour tes avis toujours agréable à lire, et qui me font encore plus envie alors que j'ai de moins en moins de temps pour dramater x)

    • Hello Saya ! merci de partager tes réflexions sur l’année ^_^)/

      My Princess : Si ce drama a été voté par beaucoup dans les sondages comme l’un des pires de l’année, c’est bien qu’il y a une raison ^^ mais j’adore le couple principal, le thème (si on me met sous les yeux une histoire de princesse, il y a 99% de chance que j’aime) et j’ai regardé en entier des romances pour moins que ça. C’est mon gros coup de cœur irrationnel de l’année. Pour certains ça a été Lie To Me, pour moi c’est My Princess (et Heartstrings dans une moindre mesure).

      49 Days : Bon bah au moins on est deux XD je n’ai pas compris pourquoi tout le monde s’est mit à crier au génie juste au moment où j’ai commencé à m’ennuyer ferme. Si le couple Jung Il Woo/Lee Yo Won avait été au cœur du drama, si on nous avait évité les histoires pénibles d’adultère et de vengeance, je pense que j’aurais apprécié.

      Sur les Jdramas/Twdramas : Je ne me suis peut-être pas très bien exprimée : je ne dis pas qu’il n’y a rien, simplement que ce n’est plus ce que j’aime regarder. Par exemple j’ai du mal à suivre les séries Américaines, et je ne me force pas à les voir/continuer jusqu’au bout. Ce n’est pas une appréciation qualitative, simplement une remarque toute personnelle par rapport à mes choix. Par contre Bu Bu Jing Xing j’ai vu les premières scènes et j’ai immédiatement accroché, et je voulais absolument continuer, mais il y a un bug sur les ddl de MyAC et ils se déconnectent. Bref. Je veux le voir.

      Merci encore pour ton commentaire et j’espère à bientôt !

      • Le problème de « Heartstrings » c’est la fin. Je savais que ça n’allait pas être LE drama sensation de l’année mais la fin est trop « baclée » pour moi. Et certains retournements de situations (surtout le début, je n’ai pas compris comment on pouvait changer d’avis si facilement oO) m’ont vraiment laissée perplexe.

        Je te rejoins pour les J et Tdramas. Ce n’est pas (ou plus pour toi) ma tasse de thé, mais parfois je me « force » un minimum, au moins pour être certaine de pouvoir garder mon avis dessus ^^
        Mais pour BBJX, tu as Viki si ça te perturbe pas trop. L’anglais est pas encore trop mauvais (pour une fois XD) et au moins la série est au complet (quoique je suis arrivée à ddl le premier épisode sur MyAc, c’est bizarre oO)

        En tout cas, vivement tes prochaines impressions ^o^

  3. @Saya
    Même si j’ai beaucoup aimé les trois-quarts du drama, j’ai vraiment eu du mal à terminer Heartstrings. Je pense qu’ils ont été obligé de réécrire la fin au dernier moment pour que ça rentre dans un seul épisode, d’où tous ces enchaînements d’évènements un peu trop faciles. Qu’ils aient réussi à condenser autant de clichés (Noble Idiot, le voyage de formation et le succès de carrière éclair) en si peu de temps m’étonne encore, d’autant plus qu’ils auraient très bien pu laisser tout ça en suspend pour se concentrer sur l’essentiel, à la FBRS. C’était pas la peine de vouloir absolument tout clôturer, surtout si c’est pour le faire de manière aussi maladroite.

    Oui pour BBJX je pense que c’est ma connexion qui a un bug. Ce qui m’étonne c’est que ça a fonctionné parfaitement pour d’autres dramas, et le ddl du pilote de BBJX s’arrête toujours vers le même endroit.

    Et dès que j’en ai finis avec mes partiels, je vais avoir deux semaines de vacance (enfin) pour tout rattraper et écrire tous les articles que j’ai commencé !

  4. Moi le drama que j’ai beaucoup aimé mais que tout le monde a lapidé c’est Myung Wol The Spy. Ca reste un de mes dramas préférés de cette année^^

    J’ai bien aimé My Princess aussi d’ailleurs, même si je traînais un peu la patte sur les deux dernières semaines.

    Tu as regardé une tonne de dramas dis donc! Moi c’est la première année où j’ai réussi à abandonner le navire (ou même à ne pas embarquer comme pour 49 Days!) assez tôt. Du coup, je n’arriverais même pas à faire un top 10 des mes dramas préférés, ça serait plutôt un top 5.

    Comme toi, je me suis ennuyée sur le début de l’année. J’ai beaucoup aimé Secret Garden et My Princess faisait une distraction agréable 2 fois par semaine mais sinon ça a été le désert jusqu’à City Hunter et The Princess’ Man. j’ai essayé d’accrocher à The Duo mais j’ai laissé tomber après 5 épisodes. Je n’arrivais pas à entrer dans l’histoire. J’ai encore le drama sur mon disque dur au cas où j’ai envie de retenter le coup plus tard mais, me connaissant, je vais l’effacer pour faire place à autre chose.

    Je vois que toi aussi tu as lâché WBDS assez rapidement^^ Quand j’ai lu les recaps des derniers épisodes, j’ai été très contente d’avoir abandonné le navire si tôt–parce que je voyais venir gros comme une maison que je n’allais pas avoir ce que j’attendais niveau complexité des personnages et des interactions). Je me retrouve totalement dans ce que tu dis. Comme 49 Days, c’est le genre de fin qui donne envie de s’arracher les cheveux et de récupérer toutes les heures perdues en visionnage. J’ai regardé Iljimae en avance rapide (uniquement pour voir PSH dedans en fait!) donc je n’étais pas investie dedans mais je comprends que la fin mette un coup au moral. Perso, la fin qui m’a le plus traumatisée et dont je ne me suis jamais remise, c’est celle de Hong Gil Dong. Donc je fais semblant que l’épisode 24 n’existe pas. .

    J’allais me mettre à Me Too Flower mais ce que tu en dis me refroidit un peu. J’ai également lu quelques articles peu élogieux sur la deuxième partie du drama donc du coup je ne sais pas si je vais tenter.

    • Hello ^^
      Je suis contente que Spy Myung Wol a été apprécié jusqu’au bout. Je ne regrette pas du tout d’avoir vu les dix premiers épisodes, ce n’était pas une perte de temps ^^

      Si je fais le compte de tout ce que j’ai regardé, ça fait à peu près 16 dramas, mais ils sont beaucoup plus courts que ceux de l’année dernière (Giant + Gloria + Jejungwon ça faisait environ 150 épisodes en tout) et ça s’équilibre. Mais c’est beaucoup trop, il faut que je réduise ma « consommation » =p

      Pour M2F franchement je ne sais pas quoi te dire. Il y en a qui ont aimé jusqu’au bout, mais c’est la minorité et j’ai lu des critiques acides des fans eux-mêmes qui en ont eu marre du scénario. Je pense qu’il y a mieux à voir =)

  5. ça me fait peur car je suis très attachée à me too flower, au début j’avais bcp de mal ac la tête de lee ji ah trop charcutée par le scalpel de son chirurgien plastique, mais la relation entre nos héros, l’alchimie juste inexplicable et forte me pousse à continuer le drama. J’ai très peur de la dimension mélo qui pointe le bout de son nez depuis qq épisodes, et kikwang n’a rien à fr ici, ms je veux voir ce que vont donner les persos secondaires et le couple vont donner.

    Pour the greatest love, je peux comprendre, c’est le genre de drama où tu accroche… ou pas. Moi j’ai bcp aimé, surtout à cause du couple principal (et des acteurs principaux évidemment) car plus qu’improbable et du manager juste trop choupi de Dok Ko Gin. Certes ya qq petits trucs ds l’histoire qui ne m’ont pas plue, pi le 2nd rôle masculin bien que charmant, m’énervait + qu’autre chose. Mais le côté envers du décor de la célébrité et les scènes entre nos héros ça m’a plu (cf le 1rst kiss à travers la vitre de la voiture, un truc énormissime >.<).

    J'ai adooooré protect the boss, le visionnage en cours de diffusion aide svt à mon addiction à un drama. Après il est vrai que j'aurai préféré le format 16 épisodes, tt comme secret garden, rallonger un drama ça le dessert plus qu'autre chose généralement (ça vaut pr BBF). Mais j'étais fane du couple principal et j'ai eu le coup de coeur pr Ji Seong. De plus les 2nds rôles étaient très rafraichissant. Pour moi protect the boss reste la rom com de 2011 mais ce n'est que mon avis.

    City hunter, je crois qu'il n'y a rien à dire, c'est un drama très réussi sur ts les plans, la seule chose qui m'a déplue c'est la mort d'un personnage que j'appréciais vrmt bcp (cf avt dernier épisode, pr éviter de trop spoiler). Mais bon je suis une sentimentale, je m'attache trop et après c'est fontaineland.

    FBRS m'a enchantée, ms je trouve qu'il y a un gros relâchement sur la fin, il manque la fraîcheur des 1ers épisodes et c'est ac difficulté que je termine le drama. C'est dommage ac les rom com il faut tjrs qu'il y ait un élément qui fiche tt en l'air, je ne dis pas qu'il faut que tt soir rose mais là c'est mal fichu. J'attends de voir les 2 derniers épisodes pr me fr un avis global.

    • « Fontaineland » lol XD

      Pour FBRS c’est vrai qu’il y a du relâchement mais franchement le dernier épisode est excellent, a tout rattrapé et m’a fait oublier les défauts précédents.

  6. Juste une petit commentaire sur les fins de drama. C’est clair qu’on pourrait même en faire un article … des fins baclés de bon dramas y’en a à la pelle, celle de You’re fallen of me par exemple. Par contre, je ne vois pas en quoi les fins de Hong Gil Dong et 49 days sont mauvaises. Elles sont réalistes, coulent de source … j’aime le pays des bisounours, mais bon quand même … personnellement, il était clair milieu de Hong Gil DOng que ça ne se finirait pas « bien », tout comme 49 days, qui est un pure mélo, le serait jusqu’au bout !

    • Ça dépend de ce qu’on attend du drama. Les fins de 49 Days et de Hong Gil Dong (j’adore la fin de HGD en passant) étaient destinées à être polémiques. Il y a beaucoup de gens qui se sont sentis trahis par la fin de 49 Days, parce qu’elle niait tout ce que le drama avait construit jusqu’ici, et justement l’une des particularité de 49 Days était de ne pas être un pur mélo. Dans l’absolu il n’y a pas de fins qui puissent satisfaire tout le monde, et personnellement je décide en fonction de ce que le drama m’a vendu jusqu’ici. Ça fait partie du contrat dont je parlais pour The Musical =)

  7. Je suis d’accord avec toi sur plusieurs dramas. Bien qu’il a été pas mal critiqué, j’ai beaucoup aimé My Princess, l’alchimie entre les acteurs principaux marchait bien. Spy Myung Wol était pas mal également. Et je n’ai toujours pas vu Princess’s man.
    Pour Dream High autant la première fois que je l’ai vu, j’ai détesté autant à la seconde et avec du recul je l’ai apprécié dans l’ensemble. Bon scénario mais acteurs catastrophiques !
    Pour Secret Garden, l’ayant vu après tout le monde, j’avais de grandes attentes et malheureusement j’ai plutôt déçue mais je garde de bons moments.

    Malgré le fait que j’ai arrêté Proctect the Boss, A Thousand Kisses et Can You Hear My Heart ? pour cause de fainéantise aïgue, je trouve qu’ils se sont pas mal débrouillés.
    Baby Faced Beauty était mignon, il en va de même pout Flower Boy Ramyun Shop.
    Je suis avec plaisir Me too Flowers, même si je reconnais ses nombreuses faiblesses. Et contrairement à toi, j’ai bien accroché à Paradise Ranch bien que Changmin ne soit pas le meilleur acteur qui soit.

    Par contre, j’ai détesté littéralement Heartstrings, je sais pas la tête du mec ne me revient pas.
    Donc cette année, peu de coups de coeur, le seul drama j’ai vraiment aimé suivre et qui ne m’a pas déçu est City Hunter. Je n’ai rien trouvé à lui reproché.
    Pour moi le cru coréen 2011 est plutôt décevant face aux années précédentes.

    Je me suis donc rattrapée sur les dramas taiwanais, mes premiers amours ^^
    Et cette année, je dois dire que je ne suis pas déçue. Ils ne font que s’améliorer. Et mon coup de coeur 2011 toutes nationalités confondues est sans aucun doutes mais alors AUCUN In Time With You que j’ai absolument adoré. Il passe direct dans mon top 5. Je ne peux que le conseiller, aucune fausses notes, du début à la fin. (Bon je ne suis sûrement pas très objective mais il est vraiment excellent !).
    Drunken to Love You n’a pas tenu la distance et s’est essoufflé dans ses derniers épisodes à mon plus grand regret.
    Ring Ring Bell se regarde avec plaisir chaque semaine. Avec Peter Ho en prime.
    Je regarde Skip Beat, n’ayant jamais lu le manga, je m’y suis mise sans grandes attentes et c’est exactement le résultat que je prévoyais. Déjà je n’aime pas Ivy Chen mais heureusement Siwon est là et me motive pour voir la suite. On verra bien.
    Tout ça pour dire que depuis 2009, la qualité de leurs dramas s’est nettement améliorée. Avec Autumn’s Concerto (SPLENDIDE !!) en 2009, qui est dans mon top 3, Summer’s Desire en 2010 etc etc.
    Je fais un peu de pub la ^^

    Je me suis même remise aux lakorns, (malgré le pb évident du jeu des acteurs et du manque de bugdet) il faut dire que les acteurs thaÏ sont aussi et parfois plus sexys que les coréens ;) Et j’ai toujours bien aimé leurs films.

    Enfin bref, dans l’ensemble 2011 a été une année assez décevante malgré quelques bonnes surprises.
    (Dsl pour le pavé ^^)

    • Merci pour ton commentaire ! (et j’adore les pavés, plus c’est gros mieux c’est ^^)

      Sur les Kdramas : cette année, les dramas dits populaires n’ont pas été d’une qualité très élevée. Les années précédentes il y avait toujours des projets trendy qui se traçaient un chemin dans les meilleurs, mais en 2011 à part FBRS et Can’t Lose, les scénarios se sont cassé la figure les uns après les autres, quand ce n’était pas le casting qui coinçait. C’est clairement un manque de professionnalisme (je me demande combien de rôles et de postes ont été obtenus par pistons/pots-de-vins, tous les ans c’est de pire en pire sur le Big Three) et heureusement le câble est là pour remettre les choses dans l’ordre. C’est aussi lié à un manque de bon sens commun (les tournages lives, les prolongations, les remplacements de scénaristes, etc). Tous ces facteurs ont contribué à ce que la qualité et surtout la cohérence fasse un véritable plongeon.
      Cette année pour être satisfait à Kdrama-land il fallait regarder des sageuks (excellente année avec The Duo, The Princess’ Man, Tree With Deep Roots, GyeBaek, et même Warrior BDS), des mélodrames/comédies humaines, de l’action (City Hunter, Sign, Vampire Prosecutor) et éventuellement des Homes Dramas, mais pas vraiment ceux au format classique (CYHMH, High Kick 3).

      Sur les Twdramas/Cdramas : apparemment cette année a été excellente. J’ai entendu dire beaucoup de bien d’In Time With You, d’Office Girl, de Sunny Happiness, de Drunken to Love You, de Material Queen et des Cdramas Bu Bu Jing Xing et Vigilantes in Mask. Je pense que je vais essayer les historiques et éventuellement In Time With You, mais comme la priorité est réservée aux Kdramas et aux articles du blog qui me prennent énormément de temps c’est toujours compliqué. Peut-être des dramarathons en vacances…

      Merci encore ^^)/

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