Bilan de novembre

Aaaah mais pourquoi ? Pourquoi il a fallu que ce soit en NOVEMBRE que les bons dramas se mettent à déferler ? En aout et en septembre j’avais tout mon temps et c’était presque mort à Kdrama-land, déserté ! Maintenant j’ai cinquante milles choses à faire plus importantes que de regarder des dramas, et tout à coup les shows cracktastics reviennent ? Tu parles d’un mauvais timing…

A Thousand Days’ Promise : Promets-moi… (12/20)

Comment un drama peut-il être dur sans être frustrant ? Humain sans être niais ? Déchirant sans être tire-larme ? Vous en avez rêvé, Kim Soo Hyun l’a fait. Aucun drame humain ne m’avait touché à ce point depuis Que Sera Sera. Quand je pense à tous le pathos que je me suis farcie à travers A Love To Kill et Will It Snow For Christmas je comprend pourquoi j’ai eu envie d’abandonner le genre. J’étais très sceptique voire même cynique vis-à-vis de ce projet, et j’avais même préparé des expressions toutes prêtes dans le même ton que ce que j’avais lu : tout le monde passe son temps à se crier dessus, bla bla bla. Et vers le milieu du pilote j’ai senti cet émerveillement authentique, cette excitation que je ressens toujours lorsque je réalise à quel point j’adore ce que je suis en train de regarder.

Passé le tournant central, le drama devient encore plus épatant (si c’était possible de faire mieux). Est-ce que je suis supposée prendre autant de plaisir à regarder un mélo ? Et pourquoi un mélo ça devrait présenter des personnages qui se complaisent dans la souffrance et la frustration ? A Thousand Days’ Promise est la preuve qu’on peut parler de pathologies lourdes de très près sans pour autant donner dans le cliché et/ou le misérabilisme. Kim Soo Hyun  ne cherche pas la larme facile, elle ne cherche pas à nous faire pleurer, elle cherche simplement à parler de sujets qui nous touchent directement. C’est une femme qui écrit avec son temps, d’une modernité et d’une clairvoyance remarquable, jusque dans les moindres détails. Je suis émerveillée devant le soin apporté à chaque petit dialogue, chaque scène, l’exigence sans relâche envers les acteurs…rien n’est laissé au hasard, et pourtant ça fonctionne naturellement sans aucune impression de rigueur. C’est comme si ils cherchaient l' »émotion juste » tirée de la vie quotidienne plutôt que l' »émotion forte » qui découle du grand spectacle. Rares sont les scénaristes qui excellent à ce point dans ce qu’on appelle en art « la peinture de genre ». 

Parmi les personnalités prises sur le vif, celle de ces fameux chaebols qui font rêver est particulièrement réussie, soulignant avec une froideur calculée le ridicule de leur mode de vie mondain. Le mariage de Ji Hyung et de Hwang Gi étant également une alliance patrimoniale entre deux familles de vieux amis, son annulation est une véritable catastrophe, aussi violente que l’explosion d’un volcan (avec tous les dégâts collatéraux qu’elle entraîne). Mais malgré tous leurs défauts j’ai énormément d’affection pour tous les personnages du drama, à une exception près : Oh Hyun Ah (Lee Mi Sook). La disparition de ce monstre femelle m’apporterait un soulagement intense. Mais sans cela je n’aurais pas le plaisir d’avoir un joli contraste avec Kang Soo Jung (Kim Hae Sook) qui est rapidement devenu mon personnage préféré en marge du casting principal. Présentée tout d’abord comme une mère froide et implacable, rapidement sa rencontre avec Seo Yeon nous découvre sa grande clairvoyance et son absence totale d’hypocrisie. 

Je pense que Kim Soo Hyun éprouve beaucoup d’admiration pour cette actrice (elle avait déjà tourné dans Life is Beautiful), et son personnage me remplit d’admiration et d’affection. Un tel maintient, une telle discrétion, c’est l’inverse exact du personnage haut en couleur de Lee Mi Sook : vulgaire, indiscrète, autoritaire, sans compassion aucune pour sa fille (et comme j’aime beaucoup Hwang Gi ça n’arrange pas les choses), et surtout épuisante. C’est amusant parce que Javabeans il me semble avait écrit qu’elle pourrait la regarder jouer la grande dame hystérique indéfiniment, alors que de mon côté j’aurais envie de me tirer une balle si ses scènes excédaient les cinq minutes. Bref pour revenir à Soo Jung/Kim Hae Sook : je l’aime beaucoup, et j’ai vraiment envie qu’elle puisse trouver un peu de réconfort après le choix (terrible pour elle) de son fils. J’ai le même sentiment pour tous les autres personnages (excepté Oh Hyun Ah qui peut aller au diable) et je leur souhaite tous de trouver une forme de bonheur et de paix intérieure.

Je continue :

Man of Honor : Luttes de pouvoir (12/24)

Mmh, de plus en plus intéressant. Man of Honor s’affirme progressivement comme un divertissement de premier choix, grâce à son rythme toujours aussi dynamique et l’alternance réussie entre romance, comédie familiale et suspense. C’est l’un de ces dramas formule « tout-compris » typique du pays, une recette facile à rater mais tellement savoureuse lorsqu’elle est réussie. Il faut bien avouer que toutes ces ficelles scénaristiques, aussi grosses soient-elles, sont diaboliquement séduisantes lorsque vous vous attachez aux personnages. L’action s’est recentrée ces dernières semaines autour de la compétition au sein du siège de la boîte qui revient de droit à Jae In, le triangle amoureux se resserre, et Young Kwang entre en rivalité directement avec Seo Jae Myung. Sa revanche sur ce dernier était triomphante.

Ce show est toujours aussi addictif. On a envie de voir Jae In retrouver sa mère, apprendre la vérité sur sa famille, recouvrer sa mémoire et arracher son entreprise des mains de Seo Jae Myung. Et bien sûr, on a envie de la voir sortir avec Young Gwang une fois cette histoire d’enfant adultère écartée. On a même envie de voir In Woo surmonter ses tics et ses crises d’angoisses, même si ça signifie plus de proximité avec Jae In. Je suis sur le point d’entrer dans la phase des grosses révélations centrales, et ce qui se profile à l’horizon est à la hauteur des délires réjouissants par lesquels nous sommes passé pour en arriver là. Song Chang Min qui fait son One-Man show en manipulateur diabolique n’a pas d’équivalent.

GyeBaek : La politique du tour de table (16/36)

Nous sommes arrivés à ce moment que je redoute toujours dans les sageuks de cette longueur, cet instant où le réalisateur arrête de se creuser la tête pour la mise en scène, fait assoir les acteurs autour d’une table et les fait blablater pendant des heures pour faire avancer l’action, enchaînant « plan-table » sur « plan-table », comme je les appelle. C’est sûr c’est économique au niveau du budget, mais niveau inventivité, zéro. Les acteurs sont juste posés là à discuter de leurs stratégie, et aucune force, aucun enjeu ne se dégage de la scène. Cette année pourtant j’avais été habituée à mieux avec tout d’abord The Duo qui savait exactement comment rendre passionnantes des scènes…de dialogues interminables justement. Ou alors il aurait pu tout chorégraphier comme un ballet, à la manière de The Princess’ Man. Mais ce n’est pas donné à tout le monde, et malgré des débuts prometteurs et je l’avoue des circonstances atténuantes (manque de temps, désintérêt du public) l’envie de produire quelque chose de beau et de divertissant n’est plus très vive. Je vais reprendre bientôt lorsque j’aurais plus de temps, mais l’étincelle des débuts s’est affaiblie.

Flower Boys Ramyun Shop : Eun Bi Ra Myun (If it’s Eun Bi… she can do it) (8/16)

Si vous avez besoin d’adrénaline, d’énergie positive, de fous rires et de frissons, FBRS est le show de la situation ! Je n’aurais jamais pensé qu’un drama de ce genre oserait miser à ce point sur l’érotisme de sa mise en scène, mais TVN prouve qu’ils ne rigolent pas avec le thème des « flower boys ». Enfin des gens qui ont un peu de bon sens commun et qui se doutent bien de ce que les téléspectatrices attendent vraiment d’une comédie romantique passé l’âge de 13 ans. Les leçons d’I Need Romance auraient-elles été tirées ? En tout cas on peut espérer un mouvement en ce sens avec l’annonce d’une seconde saison. Bien sûr FBRS joue plus avec le fantasme qu’autre chose, mais parler d’attraction physique de manière aussi désopilante (sans annihiler pour autant la sensualité elle-même) n’est pas donné à tout le monde.

Pour le reste, c’est superbement réussi : le format de 45 minutes est maîtrisé de bout en bout, et chaque épisode développe un thème en particulier (souvent en référence à un jeu d’esprit) sans pour autant perdre le fil de l’intrigue principale. Regarder la suite du drama devient rapidement une évidence, et l’on se prend à vouloir toujours plus de Diva Chi Soo, de Lazy Kang Hyuk, de Crazy Chicken, d’eye-candy, de délires, de romance, d’émotion. Pour ces derniers points le casting de Lee Chong Ah est une excellente manœuvre. Elle a un physique assez accessible pour permettre une bonne identification, et assez de charme et de caractère pour justifier l’attirance des hommes autour d’elle. L’actrice de RomCom idéale en fait.

Sans trop savoir comment j’ai dépassé le tournant central de mi-drama, et j’anticipe avec impatience la seconde partie !

Vampire Prosecutor : Ice Ice Baby (8/12)

Et un second drama du câble bien entamé ! Après avoir dépassé les trois-quart, mon opinion est toujours aussi mitigée qu’aux débuts du drama. C’est parfaitement maîtrisé, les enquêtes nous tiennent en haleine jusqu’au bout, le drama a plus d’un tour dans son sac et n’hésite pas à remettre en question la routine pour tourner des épisodes plus expérimentaux, à la créativité surprenante. C’est stylé, intelligent, mais il manque encore et toujours cette petite étincelle de vie chez nos héros qui pourrait en faire plus que des personnages de pure fiction fantastique (on se croirait vraiment dans un comics). Le côté « redresseur de torts torturé par sa part d’ombre » peut faire penser à City Hunter, mais le drama de SBS avait une passion, une humanité qui manque à Vampire Prosecutor. Elle n’est pas totalement absente et jaillit de temps à autre, mais ce n’est pas encore suffisant. J’espère que l’arc final développera mieux cet aspect. 

Can’t Lose : Jeongmal Shireo (13/18)

Can’t Lose n’est certainement pas la comédie romantique la plus affriolante qui soit, mais petit à petit ses personnages me sont rentré dans la peau. J’admets que le point central du conflit est difficile à passer et j’ai bien cru que j’allais abandonner, mais j’ai continué et j’ai bien fait : comme je m’y attendais la persévérance paye, et ce qui vient après la tempête est bel et bien le beau temps. Certes il subsiste encore quelques orages, mais le divorce prend la forme d’une sorte d’amnistie qui met fin à la guerre ouverte. De fil en aiguille nos deux avocats se croisent encore et encore, et finissent par inventer des prétextes pour se retrouver. C’est rafraîchissant de les voir flirter à nouveau comme des adolescents !

Il faut reconnaitre à Can’t Lose sa franchise, son modernisme, son absence de gimmicks, et son réalisme. C’est un show terre-à-terre, absolument pas spectaculaire, très minimaliste, sans ambitions mal placées. Bien sûr l’humour explosif des débuts n’est plus toujours aussi récurrent, mais la transition s’est faite très naturellement et une émotion sincère a pris la place. Ce n’est pas l’un de ces dramas qui démarre sur les chapeaux de roue pour finir en mélo cheap, au contraire.

J’ai également été frappée par l’habileté et la sensibilité avec laquelle les rapports de couple sont dépeints, en particulier par rapport à Eun Jae dont ils auraient pu faire une énième victime passive de ses proches. La manière dont elle a pris en charge son destin, a engagé une carrière brillante, a tout de même réussi à construire un couple malgré ses antécédents familiaux est impressionnante. Mais elle n’est pas décrite comme une infâme dominatrice pour autant (comme la plupart des rivales carriéristes) et a besoins du soutien de Hyun Woo.

Du côté des hommes, le manque est encore plus flagrant lorsqu’on passe au repère des maris/ex-maris jetés dehors. D’habitude dans les dramas lorsqu’un couple fonctionne mal les adultes rentrent chez leurs parents, et c’est rare d’en voir un qui ne présente pas cette solution comme acceptable : la mère de Hyun Woo finit par le mettre dehors et il se retrouve à squatter chez son collègue. Une situation beaucoup plus proche de ce qui peut nous arriver ou arriver autour de nous au XXIème siècle.

Mais maintenant que nos divorcés sont de nouveau sur la même longueur d’onde, il va falloir creuser plus profond pour baser leur nouvelle relation sur la confiance. Chacun a commencé le mariage en dissimulant ses traumatismes, et la séparation est une bonne opportunité pour enfin faire tomber les masques. L’arc qui va suivre avant la réconciliation finale devrait se concentrer sur la résolution de ces problèmes de fond. J’ai entendu dire que l’extension avait bénéficié au scénario et permis de s’attarder plus longtemps sur le caméo d’Um Ki Joon. Je demande à voir…

Corbeille

Brain : Alors, qui a le plus gros scalpel ?

Il y a une malédiction sur les grosses chaînes en ce moment ? Après Me Too Flower, Brain est une seconde gamelle. Le pilote enchaîne les poncifs et les faux pas à un rythme étourdissant. La caméra-shaker pour donner de la « tension », un flot d’informations techniques qui ne font qu’effleurer le cerveau du profane tant il est asséné rapidement, une musique type « Alerte à Malibu », des chœurs lyriques et une guitare électrique déchaînée rien que pour la première opération, j’en passe et des meilleures. On est bientôt en 2012 les gars, il est temps d’évoluer !

J’avais envie de leur dire qu’ils tournent des chirurgiens en train de faire leur job, pas un expert en train de désamorcer une bombe. L’hôpital ne va pas exploser, calmez-vous. Le reste est du même acabit : on nous montre l’opération en détail dans le style « du gore pour du gore » histoire de bien impressionner les gens (vraiment d’habitude ça ne me dérange absolument pas dans les séries médicales, mais là ils en font un peu trop. Je me suis même demandé si les bruits de succion n’étaient pas des effets sonores surajoutés), et il y a forcément d’un côté les génies torturés et de l’autre les pas doués sympathiques qui bossent comme des malades pour se maintenir à niveau. On n’avait pas tourné la page de cette dichotomie pesante ?

En continuant un peu dans la seconde partie du pilote, j’ai tout de même réalisé que malgré tout, Brain n’est pas ce que j’appellerai un mauvais drama. La majorité des acteurs est d’un excellent niveau (même Choi Jung Won est tolérable) et leurs interactions sont agréables à suivre. Si seulement le scénario tenait la route ! Victime de son propre classicisme, un peu trop occupé à mettre en scène les concours de virilité et d’adresse entre les neurochirurgiens, le drama s’embourbe et échoue à mettre en valeur ses atouts. Il mérite sans aucun doute une seconde chance, mais entre l’année à boucler et les nouveautés du câble qui vont déferler, je n’ai pas le temps pour la médiocrité.

Hooray For Love : Bye Bye Love (16/50)

J’ai lu ce qui attend les personnages passé les vingt premiers épisodes, et ça ne m’a pas vraiment donné envie de poursuivre. C’était mignon, drôle et émouvant le temps de ces 16 épisodes, mais une tonne de révélations peu réjouissantes attendent nos héros et je n’ai pas besoin de ça. Je vais faire comme si je venais de voir une gentille petite comédie romantique, inventer la fin, et oublier le reste.

Bilan

Je vous avais dis que je posterai surtout des articles animes et Kpop en novembre, mais finalement les dramas sont passé en premier. Quel mois ! Peu de nouveautés intéressantes, mais mes choix d’octobre ont porté leurs fruits largement au-delà de mes espérances. Fin décembre, le bilan de l’année remplacera le bilan mensuel. Si tout se passe comme prévu je devrais arriver à terminer FBRS, Man of Honor, Thousand Days’ Promise et Vampire Prosecutor à temps. Ça va être trop juste je pense pour The Musical et GyeBaek, et il y a d’autres dramas que j’hésite à terminer comme Royal Family. Et dire que je comptais marathoner President et Warrior Baek Dong Su…rien n’est impossible, mais pour l’instant je vais me concentrer sur Can’t Lose. Sinon tous les dramas dont la diffusion a débutée fin novembre et au cours du mois de décembre seront comptés pour l’année 2012. D’ici là, je souhaite bon courage à tous ceux qui prévoient d’écrire un bilan annuel ! Ça va faire plein de lecture pour tout le monde =)

4 réflexions sur “Bilan de novembre

  1. j’ai attaqué Flower boy il y a quelques jours et il y a effectivement quelque chose d’additif dans ce drama. On oscille entre fous rires et moments plus intenses, je ne connaissais pas l’actrice principale mais elle a beaucoup de charme tout en restant simple,et puis il y a une légèreté et une sensualité qui sont les bienvenues.
    Pourtant on retrouve tous les ingrédients hyper classiques de la comédie romantiques mais je ne sais pas il y a, pour ma part, une petite étincelle supplémentaire qui fait qu’il me tarde d’enchainer l’épisode suivant ce qui est toujours bon signe
    et puis même si elle se fait discrète j’aime beaucoup l’ost
    par moments ce drama me fait penser à Secret garden pour le coté « douce folie » de Cha chi soo
    bref j’attaque l’épisode 10 et trépigne déjà pour la suite, une belle découverte

  2. J’ai aussi commencé FBRS, c’est pour l’instant un bon drama, je suis pas encore au point d’attendre chaque épisode mais je prends beaucoup de plaisir à le voir, bon je n’ai vu que 3 épisodes pour l’instant mais je pense que je vais beaucoup apprécier.

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