Bilan de septembre

Encore un mois difficile à traverser entre le déménagement, la rentrée et ce fichu virus de la grippe qui vient de me tomber dessus. Septembre était un mois propice aux rattrapages puisque les nouveautés ne m’ont pas tellement convaincues, excepté bien sûr la jolie surprise qu’est The Musical. Sans plus attendre…
The Musical : Something Stupid (4/16)


C’est la première fois que je regarde un drama au rythme d’un seul épisode par semaine ! Mais The Musical s’y prête bien. Le quatrième épisode était plus un épisode de transition qu’autre chose, avec plus de détails sur la famille de Yoo Jin et sur ses motivations. Goo Hye Sun continue de me surprendre en jouant une jeune première curieusement attachante, grâce à son côté garçon manqué un peu old school. Au niveau du chant elle ne cesse de s’améliorer d’épisode en épisode, tant et si bien que je commence à croire vraiment qu’elle peut challenger les plus talentueuses du drama. Je commence toujours une scène d’audition avec en tête la certitude que tout est calculé d’avance par le scénario, mais malgré les imperfections il y a une sorte de sincérité tellement ingénue et tellement captivante dans ses performances que j’en oublie de réfléchir à l’envers du décor.

Sinon il reste toujours impossible de pénétrer toutes les intentions des personnages, et c’est ce qui les rend aussi intéressants à suivre. Aucun d’entre eux n’est ce qu’on peut appeler un « plot device » (prétexte scénaristique) et chacun poursuit son chemin comme il l’entend. Par exemple l’alchimie entre les cinq protagonistes principaux est bien présente, mais je pense que nous ne sommes pas partis pour la routine. Le prochain épisode est centré sur l’entrainement d’Eun Bi, voyage de groupe en vue !

Hooray For Love : La revanche du clan des divorcées (11/50)

De tous les scripts de dramas familiaux que j’ai testé cette année, celui d’Hooray For Love est définitivement le plus efficace. La réalisation est vraiment basique et négligeable, mais les dialogues et l’ensemble de l’histoire touchent droit au but. Le beau casting porte le potentiel des scènes dramatiques jusqu’au bout et un agréable équilibre s’installe entre le drame pure et les scènes de comédie plus légères.

Après cinq épisodes, je pense avoir cerné le thème central du drama : il s’agira des trois femmes Oh et de la manière dont elles vont parvenir à surmonter leurs hystéries respectives. Tout un programme, entre la mère et la fille qui font face différemment à l’adultère de leurs maris et la tante sur le point de se retrouver embarquée par la petite fille la plus adorable de la planète* dans une drôle d’histoire d’amour. Après huit épisodes, j’ai trouvé mon équilibre, au rythme de deux par soir. Le drama est hautement addictif et la scénariste sait exactement comment concocter ses cliffhangers pour nous donner envie de regarder la suite, mais comme les personnages ne sont pas du genre à céder du terrain facilement on peut facilement en avoir assez d’assister à la énième goujaterie de Jung Soo et de son insupportable nouvelle compagne (ça faisait longtemps que je n’avais pas autant souhaité la mort d’un personnage) ou à la énième dispute entre Krystal et Julie. Cependant la quête de bonheur de Jae Mi et sa relation avec « Baby » Dong soo ont vite fait de vous motiver, et si les choses deviennent trop tendues il reste toujours la touche avance-rapide (un gros avantage les Home dramas : on peut zapper beaucoup de scènes sans risquer de perdre le fil).

Le dernier élément qui me motive beaucoup est contre toutes mes attentes la relation déglinguée entre la mère de Jae Mi et son ex mari. ces deux là sont tellement touchants et ont tellement besoins l’un de l’autre que leur histoire prend le pas sur les autres, et j’avoue que leurs scènes sont celles que je regarde avec le plus d’attention. Ils sont tellement coincés dans leurs situations respectives que leurs moindres contacts ont des implications dramatiques pour leur entourage, et je suis vraiment curieuse de voir où cela va les mener. Je ne sais pas jusqu’où j’irai avec Hooray For Love, mais pour l’instant c’est parti pour durer !

Bye Bye !

Heartstrings : Kiss me Goodbye 15/15

Je savais bien que même si le scénario partait en live vers la fin en raison de l’épisode en moins, ça n’aurait pas vraiment d’importance. Soyons honnêtes, les derniers rebondissements étaient maladroits et inutiles, et il est évident qu’ils ont été écrits pour remplacer les autres pistes plus riches lancées au départ. Quoi qu’il en soit l’intérêt d’Heartstrings n’a jamais été son scénario (même si je lui accordais un peu trop de crédit au début) mais véritablement son atmosphère et plus précisément le jeu de cache-cache romantique de Shin et Gyu Won. Kaedejun dit très à propos « For me, the series ended the moment Shin said to Kyu-won, “You are the best lead actress to me.” et Blue ajoute « I think I might have said earlier that I would have watched this drama even if it consisted of nothing more than those two looking and stealing glances at each other for the entire series in what I like to call it their “mating dance,” and I still stand by my statement. Thankfully, You’ve Fallen for Me was much more than that. » Ça confirme mon propre sentiment : cette RomCom est avant tout une romance, ensuite une histoire d’amitié, et ensuite une histoire de musique. Le reste, c’est-à-dire les histoires des profs, les accidents, les coups bas, les problèmes des parents, c’était vraiment secondaire. Qu’importe si ces éléments n’étaient pas toujours réussis : l’essentiel était de qualité, et c’est ce qui compte.

Réalisation : A + Si les premiers épisodes étaient assez maladroits de ce point de vue, l’équipe a rapidement redressé la barre pour progressivement atteindre une esthétique très recherchée, cette palette de couleurs pastels sublimes, un cadrage intelligent qui met particulièrement bien en valeur les scènes romantiques et une musique toujours plus riche et plus surprenante. Si l’on dit partout qu’Heartstrings doit beaucoup à son atmosphère, ce n’est pas pour rien.


Scénario : B – C’est là que le drama trouve son point faible majeur à mesure que les intrigues perdent leur cohérence. La fin écourtée du drama en particulier souffre de cet imprévu, sans compter le changement de scénariste en cours de route (oui oui, encore un) et l’accident de Park Shin Hye. Heureusement ils s’en sont plutôt bien sorti (c’est frappant quand on compare avec Mary stayed…et Spy Myung Wol) et ont réussi à tenir les promesses des débuts sans trop de dégâts. Les deux derniers épisodes sont nettement moins bons que le reste, sans doute en raison de la baisse de régime après le spectacle et du manque de temps pour mener à bien les derniers développements prévus.


Casting : A  La vraie réussite du drama, c’est d’avoir sorti progressivement Jung Young Hwa de son attitude statique. Il s’est immédiatement impliqué, mais restait le Shin Woo rigide de You’re Beautiful. Heureusement grâce à (je pense) les encouragement des autres et la bonne ambiance qui régnait sur le plateau le « Lee Shin » de Young Hwa a finit par s’épanouir. Et par faire rêver les spectatrices, qui voudraient bien un Lee shin pour leur chanter des chansons le soir ou les consoler.

Verdict final : Good Kimchi. Heartstrings est une RomCom adorable et charmante. L’alchimie entre les deux acteurs principaux, la musique variée et omniprésente (des instrumentaux purs aux solos sans accompagnement) et les personnages attachants ont porté le drama jusqu’au bout de son potentiel, et ça fait du bien de voir un projet rester égal à lui-même dans l’adversité.

Jung Yong Hwa – Give me a smile

Corbeille

Spy Myung Wol : WHAT THE HELL (12/18)

Je pars en vacances 15 jours, et quand je reviens c’est pour retrouver ce fichu scandale ? Ça ne suffisait pas d’avoir raccourcis Heartstrings, il fallait que Spy Myung Wol (et Han Ye Seul) passent aussi à la moulinette. Changement de scénaristes, prolongations injustifiées qui servent à gagner du temps pour le drama suivant (le genre de prolongations que je déteste le plus), une actrice malmenée, bref j’avais tort quand je pensais qu’on touchait le fond avec les dramas aux faibles taux d’audience dont l’équipe se démotive devant l’indifférence générale. Ils peuvent faire pire ! De la publicité négative ! Faire passer les exigences naturelles d’une actrice épuisée pour des caprices de diva alors qu’elle est de toute évidence (et selon des témoignages) mise à bout par ses conditions de travail abusives ! Elle a l’air tellement fatiguée dans les derniers épisodes que j’ai vu, ça fait peine à voir. J’espère au moins que son escapade lui a fait du bien, pour ce que ça lui a coûté.

Je déteste avoir raison dans ce contexte, mais mes craintes pour la suite que j’avais formulées dans mon bilan de juillet ce sont réalisées. Je voulais exorciser le risque, pas jouer les Cassandre ! En tout cas j’arrête l’aventure ici, pour moi le drama s’est terminé quand Kang Woo a fait sa déclaration à Myung Wol via les médias. Le comique absurde et l’humour noir envolés, il ne me restait plus que l’intrigue amoureuse pour me faire tenir et je ne vais pas continuer le drama et voir les personnages secondaires se développer pour combler les trous. Quel gâchis. Je vais tenter de ne conserver en mémoire que les meilleurs moments de la première partie et d’oublier le fiasco de la seconde…

A Thousand Kisses : A Thousand RrrrZZzzzzz…

Un beau casting, talentueux et varié, mais qu’est-ce que c’est plat. La réalisation est si creuse et les dialogues si inodores que je me suis revue en train d’assister, petite, à ces réunions entre connaissances des mes parents/voisins qui n’en finissaient pas. Cette impression d’avoir à subir les récits des soucis de gens dont je n’avais pas grand chose à faire. Le mari de machine l’a trompé avec trucmuche, la pauvre doit s’occuper seule de son fils unique, unetelle s’est disputée avec untel, la petite bidule est amoureuse de son patron beaucoup plus vieux qu’elle, tu te rends compte ! Blablablablabla (et c’est quand qu’on rentre ?). Et puis c’est leeennnt, il ne se passe rien, les (bons) acteurs ne sont pas dirigés avec un tant soit peu d’énergie et font leur job tranquillement sans se presser. Enfin, je ne sais pas trop comment l’expliquer mais j’ai rarement vu des scènes aussi « vides », dans le sens où aucun travail de montage/finition ne semble avoir été apporté au drama. Bref, je vais arrêter là la descente en règle, mais je ne pense pas que vous raterez grand chose en négligeant a Thousand Kisses. De toute façon les seuls sous-titres disponibles sont incomplets, raison de plus pour ne pas se déranger.

Verdict : Bad Kimchi. Ennuyeux comme la pluie et désespérément prévisible. Le genre de drama qui me fait penser que, finalement, réussir une saga familiale à priori toute simple à réaliser/écrire n’est pas une mince affaire.

Poseidon : Le drama dont tout le monde…ne parle pas.

Comme Paradise Ranch au début de l’année, je suppose que Poseidon appartient à la catégorie des projets maudits qui auraient mieux fait d’être oubliés. Le seul intérêt du pilot de Poseidon, c’est qu’il m’a permis de patienter en attendant que la preview de l’épisode 20 de Princess’ Man se charge (oui je sais j’ai une connexion archaïque). C’est grave. D’abord il va falloir que quelqu’un se dévoue pour prendre le réalisateur entre les deux yeux et lui faire comprendre qu’il NE TOURNE PAS UN DRAMA D’ESPOINNAGE. Non, il ne suffit pas de faire des plans « dynamiques » et de mettre de la musique grandiloquente et agressive pour créer un effet de tension, lorsque cet effet est absent de la scène. Oh un hélicoptère. Oh un gros bateau dans l’eau avec des hommes armés dedans. Oh les hommes armés tabassent de méchants étrangers qui participent à un trafic de stupéfiants. Pas besoins de nous balancer immédiatement par-dessus la Kpop et les violons comme si le destin de la Corée du Sud tout entière dépendait de la décision de l’officier ! Ce qui fonctionnait pour Athena et IRIS n’a pas sa place ici. Je suis particulièrement irritée, parce que ça me fait ravaler mes propres mots : Poseidon n’a même pas l’avantage d’une belle image. C’est sale, il y a une espèce de couleur jaunâtre qui trahi les mauvaises conditions météorologiques dans lesquelles le drama a été tourné, la musique est complètement hors-sujet, etc. Je laisse à d’autres plus motivés le soin d’énumérer ce qui cloche, je n’ai pas eu le courage de subir tout d’une traite.

Pour ce qui est des acteurs, ça balaie très large de vétérans, jeunes talents brillants (Siwon, SiYoung, dont le potentiel n’est pas bien exploité) à…Yunho. Oh mon Dieu, Yunho. Le pire, c’est que ce n’est pas son premier rôle, non, c’est son troisième ! Il est peut-être temps de se réveiller et de tirer un trait sur sa carrière télévisuelle. Enfin je ne nourris pas beaucoup d’espoirs pour le scénario, j’ai déjà rappelé que ce n’était pas exactement le point fort du drama. Bref, l’été est passé, et Poseidon a clairement manqué l’occasion de se faire une place dans les divertissements estivaux. Le ton tragique maladroit de l’ensemble au lieu du comique attendu n’aide pas à sauver cette épave de la noyade. Dommage, je suis désolée de voir le premier leading role (télévisuel) de Lee Shi Young ainsi gâché. Peut-être que ça vaudra quelque chose sur le long terme ? Au point où ils en sont, ils ne peuvent que remonter la pente. Et dire que c’est pour ça que Spy Myung Wol a été rallongé…

Verdict : Bad Kimchi. Sauf si je lis quelque part que c’est devenu un chef-d’œuvre en cours de route, je me tiens à distance.

Protect The Boss : ça passe ou…ça casse.


Je pensais que l’étincelle qui me manquait pour me sentir impliquée avait finit par jaillir de ce drama, mais rien à faire : impossible de me mettre devant la suite. Comme pour Best Love, je n’ai pas grand chose à rajouter de plus : c’est un bon drama, une RomCom assez intelligente pour se détacher des autres, avec de bons acteurs et une réalisation agréable. Je passe un bon moment devant, mais il faut vraiment que je me pousse au début pour m’y mettre, et en ce moment je n’en ais ni le courage ni l’envie. Bye Bye Protect The Boss, puisse ta folie douce en entraîner d’autres que moi…

Bilan

C’est moi où la corbeille de septembre déborde ? Finalement je n’ai pas parlé des deux dramas qui m’ont le plus marqué ce mois-ci, mais vous aurez droit à des articles individuels pour Princess’ Man et…White Christmas ! Je me suis enfin décidée à regarder (d’une traite) le KBS Drama Special qui a tant fait parler de lui. Comme le drama de mon Park Shi Hoo chéri va sans doute se terminer dans un bain de sang, il va falloir faire des fouilles archéologiques pour me retrouver sous des masses de mouchoirs et je risque de ne pas retrouver mon état normal de Kdramaphile avant la semaine prochaine. D’ici là, nous allons entamer le dernier quart de 2011 et bientôt va débarquer la masse de nouveautés d’octobre. Il y a de quoi spéculer pendant des heures !

*Kim Yoo Bin, déjà aperçue dans Oh My Lady et Princess’ Man

4 réflexions sur “Bilan de septembre

  1. Ça confirme mon impression. Rien de vraiment transcendant ce mois de septembre (même si toi et Nephthys appréciez Heartstrings).
    Et Can’t lose alors, pas d’impressions ?

    • Oups j’ai oublié d’ajouter que j’ai mis Birdie Buddy et Can’t Lose en hiatus ! Je n’ai pas le temps ni l’énergie de regarder plus de trois dramas de front en ce moment, et en fait The Princess’ Man me prend les trois-quarts de ce temps et de cette énergie. Il m’en reste juste assez pour suivre un home drama classique et ce n’est pas l’unique épisode par semaine de The Musical qui va me fatiguer ^^ Quand on est submergé par ze drama dont on a toujours rêvé, difficile de laisser de la place pour les autres !

  2. Juste pour te dire qu’il y aura du 11 au 18 octobre un festival du cinéma coréen à Paris dans le 6e. Y’aura Jung Yumi qui a joué dans Que Sera Sera que j’ai pas fini mais j’ai adoré le drama spécial qu’elle avait fait.Y’a aussi plusieurs films tentants ,je voulais juste te le signaler mais peut être que tu le sais déjà?

    • C’est vrai ? Je n’étais pas du tout au courant merci beaucoup ! Je ne pourrais être là que le week-end et ça risque d’être bondé comme pour le festival du film Chinois, mais ça vaut le coup d’essayer ! Sinon tous les ans il y a le même type de festival à Rouen, et il n’y a pas beaucoup de gens intéressés (et de la place dans les salles) il faut que je me renseigne sur la programmation.

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