La pause anime du 07/08/11

 

Yop ! Ca fait un petit moment que j’avais délaissé la planète animes pour me consacrer aux dramas de mai et de juin qui m’ont pris pas mal de temps, mais comme  ce mois-ci annonce une accalmie bienvenue j’en profite pour faire le point sur ce que j’ai avancé, terminé et commencé  au merveilleux pays des animes. J’ai réfléchi à la forme la moins contraignante pour moi et finalement ça va se présenter comme une sorte de bilan, en moins travaillé. Certains appellent ces bilans des Kaléidoscopes, d’autres des Wrap-Up, et pour moi ce sera des pauses puisque les animes occupent vraiment cette fonction d’intermède récréatif.


Mawaru Penguindrum : Que la fête commence ! (4/24)

Himari, Shoma et Kanba s’occupent tendrement les uns des autres depuis la mort de leurs parents. Shoma et Kanba sont très attachés à leur petite sœur, mais elle a une maladie grave qui la condamne à mourir d’un jour à l’autre. Un jour ils l’emmènent au parc voir les pingouins qu’elle aime tant, mais la jeune fille s’évanouit et décède peu après à l’hôpital. Les garçons sont dévastés, mais le chapeau en forme de pingouin qu’ils ont acheté à Himari semble avoir des vertus magiques : elle se réveille, et son corps est habité via le chapeau par une espèce de majorette-pingouin-reine de l’espace qui les charge de retrouver le « Penguindrum », artefact à échanger contre la survie d’Himari. Ses frères commencent à chercher le Penguindrum secondés par les sbires de la mystérieuse jeune femme, trois pingouins grotesques et gloutons. D’autres personnages vont intervenir dans cette quête délirante comme Ringo, stalkeuse à ses heures, et les jeunes filles séduites par Kanba, qui semble cacher bien des choses à son frère et à sa sœur.

Mawaru Penguindrum s’affirme de plus en plus comme le meilleur show de la saison, digne successeur de Madoka et AnoHana, les leaders de l’hiver et du printemps. Réalisé et écrit par les auteurs de la série culte Utena, anime bel et bien « révolutionnaire » Mawaru Penguindrum pousse de plus en plus loin les limites de la créativité : renouvellement du fanservice (assuré par les mini-pingouins de l’espace il est à la fois assumé et drôle), renouvellement de l’imaginaire Shojo des années 70 avec de nombreuses références à la Rose de Versailles, renouvellement d’une imagerie symbolique très prisée dans les animes (la mer et les lignes de train, deux choses qui ne cessent de revenir dans l’imaginaire Japonais) et surtout un humour qui frappe là où on ne l’attend pas. Totalement imprévisible, le scénario est réglé à la seconde près et ne cesse de surprendre. Impossible de savoir ce qu’ils nous ont concocté derrière tous ces mystères, et je suis prête à parier qu’il ne s’agit pas d’un Deus Ex Machina de pacotille.

L’animation n’est pas en reste et s’affirme comme l’une des meilleures de la saison en particulier grâce à une palette de couleurs vives remarquables. A priori on pourrait se croire dans l’imaginaire d’une petite fille un peu trop portée sur le rose, mais attention à ne pas s’y méprendre : Penguindrum s’adresse à un public averti et n’a rien d’innocent (comme Utena finalement). Je pense que l’anime tourne autour du thème de l’obsession amoureuse, mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Reste à savoir maintenant si Penguindrum parviendra à maintenir ce rythme de croisière, mais avec une telle équipe aux commandes je ne me fait pas trop de soucis.

Verdict : A + Cinglé, innovant, hilarant, cet anime écrase ses concurrents sans aucun problème.

Il n’en a pas l’air, mais ce pingouin est un pervers patenté

AnoHana : Live And Let Die

Les animes les plus prisés sont souvent les plus longs, et c’est parfois difficile de s’attacher pour 12 épisodes en sachant qu’on risque fort de quitter les personnages avec un goût d’inachevé dans la bouche. Par exemple je pense que Jellyfish Princess méritait un format d’au moins 25 épisodes pour prendre de l’ampleur. Mais parfois un anime peut s’accorder parfaitement avec ce format très court, comme récemment l’a fait Otome Youkai Zakuro. Contre toutes attentes AnoHana a maîtrisé parfaitement son format de bout en bout, et c’était très rassurant de voir les choses avancer rapidement plutôt que de craindre une fin trop ouverte et frustrante. Les six amis d’enfance de AnoHana se sont rapprochés lentement mais surement grâce au souvenir de la petite Menma, qui est décidément l’un des personnages les plus attachants de la saison, même si Naruko s’impose comme une sérieuse concurrente. Comme tout anime slice-of-life qui se respecte AnoHana a su dessiner des portraits attachants de ses personnages principaux et une histoire poignante (j’ai du pleurer pendant la quasi-intégralité des épisodes, avec une accalmie vers la moitié de l’anime).

Ano Hi…no truc est un anime qui parle très bien de l’amitié et comment un groupe uni peut se désagréger à cause de la confusion des sentiments amoureux. Le décès de Menma qui était véritablement la personne clé, la personne centrale qui unifiait les autres a eu des conséquences dramatiques, et sa présence mi- réelle mi- fantomatique tente de recoller les morceaux. Étrangement familier pour un anime Japonais avec des filles aux cheveux de couleur improbable, AnoHana s’adresse à un public large, et aborde des thématiques intemporelles et universelles. On pourra le regarder dans 10 ans et éprouver toujours les mêmes émotions. Enfin malgré une relative prévisibilité le scénario maintient à merveilles le suspense jusqu’à la fin. Si vous avez un peu de temps à perdre accordez-le aux 11 épisodes d’AnoHana : ce n’est pas très long, et c’est une belle expérience. Mais préparez les mouchoirs…

Verdict Final : A + Nommé meilleur drama de printemps par la plupart des blogueurs, AnoHana est un incontournable.

Nichijou : Scènes de folie quotidienne (12/?)

Je pensais que AnoHana était le challenger le plus implacable de la mi-saison, mais depuis j’ai découvert Nichijou, et je pense que cet anime printanier est lui aussi parti pour faire date. J’avais entendu dire beaucoup de mal de cet anime, des remarques du genre « c’est super ennuyeux », « rien d’original », ou encore la critique la plus décourageante que l’on peut formuler contre une œuvre comique : « c’est pas drôle ». Mais quelques remarques très positives m’ont convaincues de lui laisser une chance. Et là je me suis demandée franchement si ceux que j’avais lu en premier lieu avaient une once d’humour, parce que je me suis bidonnée sérieusement devant les scènes complètement folles de Nichijou. Peut-être que ce genre d’humour totalement absurde ne peut pas plaire à tout le monde, mais personnellement j’en suis friande. De plus il se trouve que parmi mes genres d’animes préférés, ce type de comédie déjantée à l’extrême qui parle du quotidien d’un groupe de copines tout en y insérant des éléments complètement inattendus est en très bonne place. Tout a commencé avec Azumanga Daiho, ensuite j’ai découvert (dans un genre moins spectaculaire) Lucky Star, et enfin Nichijou. J’ai essayé entre temps un autre anime qui reprend ce principe, le populaire K-On ! Mais j’avoue que l’ennui n’a pas tardé à pointer son nez devant le manque d’originalité de cet anime très orienté moe.

Dans Nichijou (littéralement « vie quotidienne ») Nous suivons donc le quotidien de plusieurs jeunes écolières, en parallèle :  d’un côté Mio, Mai Et Yukko, et de l’autre le robot Nano, son créateur « Professeur » (une petite fille de 8 ans inventrice de génie) et leur chat noir qui parle, Sakamoto. Pendant une bonne quinzaine d’épisodes les filles se croisent sans se rencontrer, mais Nano dont l’un des plus grands désirs est d’aller à l’école (en plus de pouvoir retirer la grosse clé de son dos) va voir son souhait exaucé.

Les ressorts comiques suivent souvent les mêmes schémas : Yukko et/ou Mio s’enflamment pour un objet ou sur un sujet en particulier (ce sont mes scènes préférées), Professeur pose des problèmes à Nano ou à Sakamoto, des personnages complètements loufoques font leur apparition et interagissent (ou pas) avec nos héroïnes. Mio fantasme sur un élève richissime qui vient à l’école sur une chèvre, mais il est déjà pris au piège par une autre élève qui aime lui tirer dessus régulièrement avec toutes sortes d’armes (dont des bazookas). Le directeur de l’école fait de la lutte avec un cerf et la grande sœur de Mio aime porter des masques improbables. Une partie de l’humour échappe forcément au public occidental non-japonisant et certains gags sont impossibles à comprendre à moins de maîtriser parfaitement la langue voir même la culture locale. Une certaine expérience de la Japanime permet une meilleure immersion (même s’il ne s’agit pas d’un humour très auto-référencé style Otaku comme dans Genshiken) et je ne conseillerai pas Nichijou à un nouvel arrivant. Néanmoins des scènes entièrement muettes jouent sur un humour universel et peuvent provoquer le fou rire chez n’importe qui.

Très varié dans ses formes d’humour l’anime lui-même n’est pas forcément très homogène dans sa qualité. Certains épisodes sont excellents, et d’autres sont plus ennuyeux. Ça dépend également des goûts et des couleurs : certains gags plairont à certains et d’autres ne les feront pas rire du tout. Idem encore pour les personnages puisqu’il y en a pour tous les goûts. J’ai une grosse préférence pour Yukko, même si Nano et Mio ne sont pas loin derrière. A noter que l’ending de l’anime est magnifique, doté d’un travail d’animation superbe et d’une jolie chanson (Zzz de Sayaka Sasaki).

Verdict : A – Une délicieuse comédie absurde, avec des hauts et des bas.

Ikoku Meiro No Croisée : la Croisée dans un Labyrinthe étranger (1/12)

Celui-là m’intéressait pour son scénario : on nous propose de suivre une jeune Japonaise immigrée en France, à la Belle Epoque et pendant l’émergence du Japonisme. Yune est une Meiko (apprentie Geisha) et elle est venue à Paris avec Oscar Claudel pour parfaire son éducation. Elle va travailler avec son petit-fils, Claude, apprenti forgeron dans une boutique de la galerie du Roy (sublime galerie marchande aux arcades de verre typique de cet époque).

Si vous avez aimé le travail de Kaoru Mori sur des mangas comme Emma et Shirley, Ikoku Meiro No Croisée peut vous plaire. L’animation est très correcte, claire et épurée et j’ai été agréablement surprise par l’attention accordée aux détails restituant les rues Haussmanniennes. Ça reste un Paris de carte-postale, mais bigre c’est vraiment joli. J’ai du mal à l’accepter dans un film (par exemple il semblerait que le dernier Woody Allen, Minuit à Paris se soi vautré dans les clichés) mais dans les animes où tout est souvent plus léché que dans la réalité, ça peut très bien passer. Oui bon OK on est en France et tout le monde parle Japonais, mais nous n’allons pas nous arrêter à ce détail n’est-ce pas ?

D’ailleurs à ce sujet j’avais peur de me confronter à quelques clichés, mais justement Ikoku Meiro parle des préjugés que pouvaient avoir les Japonais sur la France et inversement. Aujourd’hui l’Asie et l’Europe ont beaucoup plus accès à des informations directes et imagées à longue distance l’un sur l’autre mais à l’époque il faut se souvenir que la plupart des Français étaient incapable de situer le Japon sur une carte et vice-versa. Pour l’instant Ikoku parle plutôt bien du choc des cultures (Claude a du mal à comprendre notamment l’importance qu’ont le cérémonial des excuses et de la hiérarchie pour Yune) et aussi de la solitude que peut ressentir la jeune fille loin de sa terre natale. Pour ce qui est du scénario et des dialogues Ikoku a opté pour le slice-of-life, mais malgré le manque de suspense le tout reste très divertissant. C’est parti pour 12 épisodes ! Je croise les doigts pour une seconde saison mais comme le manga n’est pas très avancé ça ne risque pas d’arriver bientôt.

Verdict : B+ Des débuts tout en douceur qui annoncent une jolie série attachante.

^_^

Control (the money of soul and possibility)

Abandonné pour les mêmes raisons évoquées dans mon premier article sur cet anime. J’ai laissé à la série un épisode en plus pour me convaincre, mais mes mauvaises impressions se sont renforcées : ce système de monde parallèle est traité comme un ring type Yu Gi Oh et n’a absolument rien à voir avec le monde de la finance. L’argent de base que possèdent les adversaires est incarné par une sorte de monstre aux formes diverses et parfois humanoïdes, enfermé dans une carte de crédit en dehors des combats. Le compte de Kimimaro prend la forme d’une espèce de nymphette en tutu rouge avec des cornes, et ça fait bizarre de voir un homme envoyer pour le couvrir au combat une gamine anorexique. L’animation des personnages est toujours aussi laide, bref, même si certains points abordés sont intéressants, l’ensemble laisse un goût désagréable d’inachevé. Les idées sont bien là, encore faut-il pouvoir les concrétiser…

Mayo Chiki : Et c’est reparti pour un tour…

Je n’ai pas vu grand chose de cet anime qui parle d’une fille-majordome (déguisée en homme, donc) qui accompagne une riche héritière à son lycée. J’en ai entendu dire beaucoup de bien, mais je pense que j’ai vu assez d’animes sur des filles hystériques qui passent leur temps à frapper et/ou agresser le personnage masculin principal pour risquer de frôler l’overdose. Néanmoins il paraît que le fanservice de ce show est vraiment drôle (avec des moutons (?!), des quiproquos sur l’orientation sexuelle du héros, etc) alors je tenterai peut-être une seconde fois.

Hidan No Aria : Holmes VS Lupin…en jupettes. (6/12)

Si le second épisode se contentait de séquences de bla-bla explicatif assez pauvre en action, les choses se sont pimentées dès le troisième épisode pour rapidement retrouver et même surpasser le pilote. Aria et Kinji continuent de chercher le tueur de Butei, tout d’abord en contrecarrant ses plans (une bombe dans un bus scolaire, puis dans leur avion) mais finalement c’est le tueur qui vient à eux, sous la forme la plus inattendue. Je n’étais pas du tout préparée à autant de révélation, et elles arrivent à point nommé. Aria est la descendant de Sherlock Holmes et Rika celle d’Arsène Lupin, ce qui fait d’elles de rivales, et cela explique aussi pourquoi Aria a tant besoins d’un partenaire (Sherlock avait John, et ses descendants se doivent de perpétuer la tradition). Je sais que ça n’a ni queue ni tête, mais ces loufoqueries sont tout à fait typiques des animes Japonais. J’ai entendu dire que le scénario de l’anime reste fidèle à la courte nouvelle de laquelle il est adapté.

Il faut quand même le reconnaitre, Aria est un anime qui souffre d’un problème d’équilibre (on peut avoir un épisode entièrement comique et enchaîner avec des révélations plus graves directement dans le suivant) et d’un problème de rythme (les choses vont soit trop vite, soit trop lentement). En elle-même l’histoire a beaucoup de potentiel, mais je pense que JC Staff n’y apporte pas un soin suffisant. Pour ceux et celle qui se sont renseignés sur Aria, cet anime est décrit par beaucoup comme l’un des pires de la saison. Animation honteuse (j’avoue que parfois certaines scènes sont plutôt laides et Kinji qui court…il faut le voir pour le croire) scénario WTF, persos irritants, j’en passe et des meilleures. On va dire que je suis un peu isolée sur ce drama, mais le fait est que je passe un excellent moment devant malgré tout. Les éléments positifs sont assez convaincants pour faire l’impasse sur le reste, et ça se regarde trèès facilement. J’ai fait une pause à la moitié mais je compte bien reprendre. Je ne le conseille pas du tout à moins d’avoir un gros faible pour les persos tsundere (mais vraiment gros le point faible, Aria peut facilement irriter) et le combo action/fanservice gentillet. 

La prochaine fois je parlerais des animes que j’ai continué parmi ceux-là, de Dantalian No Shoka et peut-être d’Usagi Drop.

4 réflexions sur “La pause anime du 07/08/11

  1. Ano hi mita… a été une fameuse claque… et c’était dur d’attendre chaque semaine l’épisode à venir. Le graphisme tout mignon ne laisse pas supposer une histoire si sombre (surtout le dernier épisode…), mais j’ai trouvé qu’il n’y avait rien à jeter dans ce petit anime.
    Ikokou meiro no croisée est très chouette aussi, visuellement très joli et assez prometteur (je n’ai vu que 4 épisodes) :)

    • Ikoku Meiro…est vraiment chouette comme anime, j’en suis à l’épisode 5 et c’est toujours aussi charmant. Ce qui me chagrine c’est la longueur : 12 épisodes me paraissent bien court et on va forcément avoir une fin ouverte T_T

  2. Il y a fort à parier là-dessus, oui… C’est un peu le souci de ce genre d’animes très courts et qui proposent plein de choses (N°6, qui en est actuellement à l’épisode 5 aussi, me donne la même crainte…)

    • D’ailleurs je veux une seconde saison pour Princess Jellyfish, Otome Youkai Zakuro (même si la fin était satisfaisante) et B Gata H Kei. Il y a tellement de matière à exploiter, ce serait dommage d’en rester là (et quand je pense que des animes de %$*1 orientées 100% fanservice et complètement stupides en sont à leurs troisièmes saisons, je craque).

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