Bilan de juillet

Juillet a été le mois des adieux. Le bilan fait pencher la balance vers le positif pour au moins quatre dramas, mais deux m’ont tout de même laissée tombée vers la fin, et l’heure des remontrances est arrivée. Mais juillet a également été riche en nouveautés, et même si je n’ai pas pu tout couvrir avec des premières impressions, c’est encore une fois très positif. Je vous préviens ce bilan est un véritable pavé ! Je n’ai pas fait dans la concision et c’est presque une série de fiches complètes sur les dramas que j’ai terminé. C’est trop massif et je n’ai pas eu le courage de tout vérifier en profondeur, et je ferais sans doute quelques modifications pour améliorer la cohérence de l’ensemble. Sans plus attendre…

Heartstrings : I Will (not) Forget You (7/16)

Heartstrings m’apporte exactement ce dont j’ai besoins en ce moment. De belles performances musicales, une palette de couleurs pastels agréable à l’œil, des interactions adorables entre des personnages attachants, quelques scènes plus mélancoliques qui touchent juste, une dose d’humour, une dose de romance. C’est une recette parfaitement mesurée. J’ai eu quelques problèmes avec la réalisation un peu hasardeuse et le montage brutal, mais la caméra finit par se poser et l’image n’est plus floue (c’est déjà ça de gagné). J’ai entendu dire que le réalisateur est passé au scénario et a laissé la place derrière la caméra à ses assistants, et j’aime le résultat. D’autre part je pense que les acteurs ont déjà trouvé leur rythme de croisière et sont déjà très impliqués dans leurs rôles, évolution toujours plaisante à observer.

C’est curieux comme on peut trouver le ton du drama doux et atmosphérique, et en même temps se rendre  compte à quel point les choses vont vite. Un bon timing est absolument crucial pour une comédie romantique, et s’il est négligé un drama honnête peut très bien laisser un mauvais souvenir. Au contraire un drama au scénario médiocre qui sait avancer rapidement et faire bon usage de ce fameux timing peut devenir curieusement addictif, comme par exemple Great Inheritance (je n’en reviens pas à quel point j’ai pu être accrochée à cette histoire idiote). Heartstrings a à la fois un scénario solide et un bon timing, et c’est ce qui le rend pour moi si agréable à suivre. Je pense que les défauts seront toujours les mêmes (problèmes de montage, Yong Hwa et Min Hyuk qui ne jouent pas toujours juste, etc), mais si le drama reste fidèle à lui-même et ne part pas en live sur des développements trop prise de tête, je tiens un petit bijou.

J’aime beaucoup en particulier comment Heartstrings désamorce les situations qui auraient pu virer au cliché. Un exemple représentatif de cette méthode : après une performance, on nous évite la phase « applaudissements » et nous enchaînons directement sur une scène d’extérieur. Pour le scénario, c’est pareil. Gyu Won est l’esclave de Lee Shin ? elle le prend plutôt bien et n’en fait pas toute une maladie. Lee Shin doit la persuader de rejoindre la troupe du spectacle du centenaire de l’université pour pouvoir y participer et voir sa professeur de danse chérie ? Il n’en a que faire, et laisse le libre-arbitre à la jeune fille. Là où une autre équipe aurait fait tout un fromage de ces twists, celle d’Hearstrings ne s’embarrasse pas de formalités et enchaîne rapidement vers autre chose. Cela ne signifie pas que le côté mélancolique du drama ne peut pas fonctionner, simplement que les personnages prennent les choses avec plus de détachement et de philosophie que d’habitude.

Malgré tout quelques éclats immatures se font bien sentir (par exemple au sein des danseuses de l’université qui ne veulent pas de Gyu Won), mais les adultes sont là pour remettre les points sur les « I » sans pour autant être des modèles de perfection et de déontologie. La ligne entre relation prof/élève et relation intime a  tremblée sévèrement et j’avais peur que cet aspect du drama ne dérape, mais heureusement les choses ont évoluées rapidement et nous allons enfin pouvoir nous concentrer sur le couple phare du drama.

Si l’épisode 6 était plutôt lent et mélancolique, le suivant a accéléré les choses et remis le fun au goût du jour. Lee Shin a enfin décidé de renoncer à sa prof de danse chérie, et commence à tomber amoureux de Gyu Won juste au moment où cette dernière décide de tirer un trait sur son premier amour. J’aime beaucoup ce twist qui fait rejouer aux personnages les mêmes scènes cette fois inversées, ça donne un sentiment de réciprocité très puissant.

Hearstrings a fait de moi une groupie de Jung Young Hwa. Ça a été loin d’être le coup de foudre immédiat mais je suppose que chemises à carreau débraillée + guitare électrique + regard intense + cool attitude = Win ! J’avais peur de voir Yong Hwa prendre le chemin de Robot Boy, mais c’est avec soulagement que je constate qu’il est de plus en plus à l’aise devant la caméra. Son charme naturel fait le reste. Park Shin Hye est véritablement exquise et il me semble que le rôle de Gyu Won lui donne pour la première fois l’occasion d’enrichir la palette de son jeu. Enfin les derniers épisodes que j’ai vu marquent une nette amélioration de la réalisation : elle s’est enfin posée pour de bon, et ces derniers temps je me délecte de ces compositions charmantes. Heartstrings est définitivement un drama d’ambiance : il ne se passe pas grand chose et l’ensemble reste prévisible, mais tout passe par les yeux des personnages, l’émotion palpable dans une scène toute simple. Par exemple il suffit de placer Gyu Won et Lee Shin dans le bus chacun à l’opposé, et de faire jouer quelques regards croisés pour que la magie opère. Je suis étonnée de voir à quel point j’aime ce drama malgré tous ses défauts.

J’allais oublier le plus important : la musique ! L’OST d’Heartstrings s’impose comme un incontournable de l’été et sans hésitation de l’année avec du rock, de la musique traditionnelle, les deux mélangés, des ballades grâce à Lee Hyun Jin et…des percussions plus douces grâce à Min Hyuk. Park Shin Hye s’y met aussi de plus en plus, et je suis impatiente de voir le spectacle final !

 Spy Myung Wol : Sexe et patriotisme (6/16)

Cette petite comédie décidément très sympathique continue sur sa lancée et joue avec ce paradoxe entre sérieux implacable des espions et délire de leur mission. Gang U, Myung Wol, Choi Ryu et même In A dans une certaine mesure prennent plus de dimension et de profondeur. Chacun commence à se laisser envahir par les sentiments. L’amour, la jalousie, rien de très nouveau mais c’est fait avec tellement de conviction et surtout de démesure que c’est difficile de résister.

Aucun des espions ne brille par sa subtilité, mais les voir se démener de manière souvent affreusement maladroite ou brutale pour mener à bien leurs missions est irrésistible. J’étais pliée en deux pendant quasiment toute la mission « Grande Muraille de Chine » (la version asiatique de nos « Murs de Jéricho* » ?) et surtout devant les tentatives désespérées de Myung Wool pour séduire Gang U. Les dialogues jouent constamment sur un double-sens qui prête à confusion, et plus que jamais le drama réussi à créer sa propre identité et ses propres références. Pour ajouter à l’absurde Eric Moon lui-même délire sur le parallèle entre son personnage et sa personne dans une série de tweets qui valent le coup d’oeil. Spy Myung Wol s’impose de plus en plus comme un divertissement solide et j’espère vraiment qu’ils seront capable d’aller jusqu’au bout de leurs idées loufoque pour la fin. Je compte en particulier sur cette histoire de livres anciens pour déplacer le conflit et éventuellement le résoudre. En attendant, je veux la suite ! Le drama est en train de prendre un tournant plus sérieux et j’espère qu’ils n’oublieront pas l’humour en route. Les audiences sont désastreuses, et c’est toujours un déchirement de voir un bon drama gâché pour attirer le chaland, alors s’il vous plaît ne ruinez pas ce que vous avez construit…

*Cf le film culte New-York Miami

I Need Romance : Besoin d’amour, besoin de changement   (8/16)

Huit épisodes dans la poche, et ce que j’avais pressenti en commençant la série se confirme : les histoires qui m’intéressent le plus concernent tout le monde, sauf la relation In Young/Sung Soo. 10 ans de couple plan-plan sans espoir de changement à l’horizon, c’est particulièrement rasoir à suivre. Il sont mignons tous les deux malgré les infidélités de Sung Soo, mais pas spécialement excitants. On peut très bien être formidable individuellement et en couple, et je pense que chacun peut trouver chaussure à son pied en dehors du foyer qu’ils ont échoué à constituer. Je suis particulièrement satisfaite du choix de ne pas présenter Sung Soo comme un goujat complet, mais plutôt comme un homme plus que banal qui va tout de même mériter tout ce qui va lui arriver. In Young a besoin je pense de se prendre une bonne claque dans la figure, avec ses crises de paranoïa et son attitude condescendante envers les hommes qui l’entourent. J’ai fait une petite pause le temps d’attendre que la suite soi sortie, et j’ai tellement d’espoirs de voir Bae Sung Hyun et In Young finir ensembles que j’attends la fin pour me décider à continuer. Ça m’arrive lorsque je suis trop attachée à un couple ! Sinon les amies d’In Young me plaisent toujours autant. J’aimerais bien qu’un peu plus de scènes leur soit accordé, mais on ne peut pas tout avoir.

Bye Bye !

Exceptionnellement c’est la partie la plus longue de ce bilan. C’est la première fois que je termine autant de dramas en l’espace d’un mois, et je ne suis pas certaine de me relancer dans la même aventure de sitôt (mais me connaissant c’est un peu un vœu pieux).

City Hunter : Fascination, Tentation, Hésitation, Révélation* (20/20)

Je me vois encore soupirer après Time Between Dog and Wolf, désespérée de voir quelque chose d’aussi bon pointer son nez dans la production Télévisuelle Sud-Coréenne de sitôt. Waiting is over, baby ! City Hunter est là pour chasser tous les mauvais souvenirs laissés par des thrillers décevants coincé entre stéréotype (Man Called God, Athena, Runaway…) et flou artistique stérile (Bad Guy). City Hunter sait employer des twists déjà vus et les adapter à sa sauce résolument moderne. Enfin nous avons autre chose que du Monte Cristo, enfin quelqu’un a osé doter un héros hors-normes d’une quête vengeresse peu commune qui le laisse vraiment se débattre régulièrement entre son côté obscur et un espoir de rédemption sans bain de sang. J’entrevois la possibilité d’un point de vue différent et plus ouvert à l’alternative pacifique pour un pays où la vengeance reste encre très ancrée dans la culture et dans le langage de sa population. Je ne dis pas que City Hunter va révolutionner le genre, mais pour avoir vu déjà beaucoup de variantes cinématographiques et télévisuelles sur le même sujet, je peux dire que ce drama fait vraiment figure d’outsider.

Les derniers développements de City Hunter m’ont violemment malmenée entre intensité stressante (épisode 13) et réconfort bienvenu (épisode 14) avec le retour à la maison bleue. L’humour du début du drama est de retour, même si il devient de plus en plus difficile de retourner en arrière. Cette diversion intervient avant qu’il ne soit vraiment trop tard pour rire et souffler un peu. Je suis vraiment contente d’avoir pu assister suffisamment tôt à la réunion de Yoon Sung et de sa mère, et j’ai le sentiment que ce développement arrive pile poil au bon moment, avec le bon timing (tous les autres thrillers ou mélodrames Coréens devraient en prendre de la graine). Malgré la mise en place durable du couple principal, le scénariste a réussi à le maintenir aussi pétillant et tendu qu’à ses premiers rendez-vous. Et comme si City hunter n’était pas suffisamment complimenté de toutes parts, le procureur est en train de devenir beaucoup plus complexe que prévu, bien loin du stéréotype du « Second Male Lead » froid et poseur auquel nous sommes accoutumés.

La grosse révélation qui a suivi cette parenthèse bienvenue m’a complètement prise de court. Je me doutais bien que Mu Yol n’était pas le père de Yoon Sung, mais j’étais partie sur l’idée que Jin Pyo était son père biologique et qu’il avait décidé de sacrifier son propre fils pour son ami, en quelque sorte pour se faire pardonner de l’avoir trahi. Du coup j’ai regardé la suite très sûre de moi, certaine de tout bien maîtriser mais lorsque j’ai compris que le scénario allait prendre une toute autre direction bien plus noire et plus dramatique, j’ai été littéralment épatée. Faire de Yoon Sung le fils du Président est un retournement véritablement brillant, soigneusement préparé depuis le début à mon insu. Apparemment d’autres que moi avaient compris qui était le père de Yoon Sung depuis un bon moment, mais je suis contente de m’être trompée puisqu’au final l’effet OMFG a été préservé. J’adore être surprise par un bon mindfuck, et je me suis faite avoir par celui de City Hunter comme une débutante. Ca ne m’était pas arrivée depuis Rebirth il me semble. Ce développement ne brille pas par son originalité et nous y avons eu droit très récemment avec Ma Roo dans Can You Hear My Heart. Ici l’avantage c’est que nous voyons les choses vraiment du point de vue de la victime, et Yoon Sung a dix fois plus de courage, de sang-froid et de gentillesse que notre Ma Roo préféré. Tant de choses à régler en seulement deux épisodes ! Le scénario de City Hunter me fait penser à un équilibriste sur sa corde : c’est impressionnant mais on ne peut s’empêcher de craindre qu’il ne tombe dans le vide à chaque instant. Le drama est à deux pas de rejoindre la plateforme sécuritaire de la fin, mais tiendra-t-il jusqu’au bout ?

Le funambule a bien tenu et même si les derniers épisodes ont souffert de quelques problèmes techniques de son, d’image et de montage liés à la précipitation du tournage en live, City Hunter s’est achevé de la manière la plus satisfaisante possible. Il y a un hommage évident à Time Between Dog and Wolf et même si je savais plus ou moins comment les choses allaient tourner j’ai rarement été autant stressée à l’approche d’un final. J’espère que si le drama sort un jour en DVD en France nous aurons droit à un Director’s Cut :comme pour la fin de Sign j’ai senti que le final aurait pu être encore plus spectaculaire et satisfaisant si seulement le réalisateur avait eu le temps de tout régler comme il le voulait. Je n’en dit pas plus, seulement que City Hunter a surpassé toutes mes prévisions, et que désormais je vais avoir du mal à avaler des dramas du même genre s’ils ne maintiennent pas le niveau. Au moins nous sommes certains d’une chose : le succès populaire du drama lui assure une probable influence, et c’est pour le mieux ! Merci City Hunter pour avoir été cherché la magie des meilleurs revenge thriller Coréens et d’avoir actualisé la recette. Décidément 2011 s’impose comme un excellent cru !

Et je m'ajoute à la longue liste de fans qui veulent une seconde saison T_T

PS : comme je l’avais prévu j’ai le blues post-City Hunter. J’écoute les chansons les plus tristes de l’OST en boucle, les larmes aux yeux. J’ai besoins d’un autre drama intense pour combler le vide. Maintenant.

*Et vous ne trouvez pas que les titres Français de Twilight vont mieux à City Hunter ? Je les pique pour la peine.

Romance Town : les jeux sont faits, rien ne va plus ! (20/20)

Le ticket de loterie vagabond a fini tranquillement ses aventures, loin des convoitises des hommes. J’ai vraiment apprécié la manière dont le scénariste a choisi d’affronter à bras le corps cette histoire de lot gagnant pharamineux, allant jusqu’au bout des possibilités offertes et de leurs conséquences. C’était un passage indispensable pour la maturation de Soon Geum, et tous les divers problèmes d’argent des uns et des autres ont mis en évidence par contraste la vraie valeur de chacun des habitants de First Street.

Pour faire très logique, commençons par la fin. Quel excellente fin ! J’ ai savouré chaque seconde, vérifiant avec anxiété la barre d’avancement de la vidéo toutes les cinq minutes, désespérée de la voir se rétrécir dangereusement. Nous en avons traversé des épreuves, avec ces gouvernantes si humaines dans leurs faiblesses et dans leurs grands moments, mais après trois épisodes comme ça, c’est comme si mes actions en bourses avaient explosé après un investissement incertain. Lorsque je m’attache profondément à un drama c’est toujours très risqué : j’ai peur de me faire lâcher à tout moment si je m’immerge trop dans l’histoire. Ça m’était arrivé pour A Love To Kill notamment, et comme chacun sait chat échaudé craint l’eau froide. Après avoir terminé RoTo (oui RoTo et pas RoTa comme je l’ai appelé à tort pendant longtemps) c’est très clair que tout a été soigneusement réfléchi dès le début. C’est l’une des fins les plus satisfaisantes que je vois depuis longtemps : les maids sont arrivées au bout de leur voyage, et elles ont mérité leur bonheur, oh que oui ! Ce drama avait tellement de twists et de retournements dans son sac que j’ai été ultra tendue jusqu’à la dernière scène, et la fin reste ouverte malgré la résolution de beaucoup de problèmes. Toute obsédée des Happy Ends que je suis, je préfère une fin ouverte pour mes dramas favoris : je peux inventer la suite !

La grande force de Romance Town, ce sont avant tout ses personnages. Je n’en reviens toujours pas d’avoir pu autant les apprécier, et je suis certaine qu’avec le même script écrit par un autre que nous aurions eu quelque chose soit de trop sirupeux, soit de trop sombre. RoTo touche pile poil ce juste milieux qui vous émeut et qui vous fait un peu peur en même temps, sans pour autant tomber ni dans la niaiserie ni dans le cynisme. J’ai été franchement surprise de trouver autant de gens qui ont détesté, mais finalement je pense que RoTo n’est pas forcément un drama très grand public. Les recettes populaires seraient plutôt celles qui choisissent de prendre un chemin clair où l’on peut facilement s’identifier aux personnages. Or RoTo rejette le spectateur qui aurait envie de s’identifier à Soon Geum, à Gun Woo ou même à Hyun Joo en en faisant des hommes et des femmes imprévisibles et parfois très égoïstes. J’ai particulièrement apprécié l’emploi très mesuré du monologue intérieur audible pour le spectateur. Par exemple un drama comme I Need Romance l’utilise énormément pour son héroïne, et souvent ça me gêne. J’ai le sentiment d’être un peu prise à parti contre mon gré, alors que je voudrais bien avoir la possibilité de choisir mon camp et de juger par moi-même de ce qui se passe dans la vie de l’héroïne. Ici il est possible de s’attacher à l’ensemble du casting. Pas de réel méchant, pas d’éternelle rancœur, et les « vengeances » des uns et des autres ne durent jamais très longtemps. First Street est un quartier qui a pris vie sous  nos yeux, et le destin des maids y est inextricablement lié. La différence avec les débuts ? Elles en sont devenues les maîtresses…

L’autre grande force de RoTo, c’est son humour pince-sans-rire et le mélange des tons humoristiques et romantiques. J’ai traversé les trois-quarts du drama avec un grand sourire collé aux lèvres, souvent allongée sur le ventre en balançant des pieds, pouffant comme une idiote, poussant de grands soupirs émus lors des scènes romantiques, versant une petite larme lorsque le ton devenait plus triste. A chaque fois que je lançais un épisode c’était un peu à reculons, avec appréhension, sachant que je n’allais certainement pas en sortir indemne, mais sachant également que la magie allait revenir dès les premières secondes.

Les acteurs ont fait un job formidable. Je pense que la direction était au top, mais sans de solides acteurs principaux et secondaires le drama aurait eu du mal à me convaincre. Je n’ai jamais trouvé en Sung Yuri une actrice extraordinaire, mais elle a en elle quelque chose qui me pousse à l’aimer quoiqu’elle fasse. Elle manque parfois de timing, mais lorsqu’il s’agit de jouer les grandes scènes d’émotion avec ses tripes, elle y va sans peur et sans reproches. Idem pour Jung Gyu Woon. Il ne m’a jamais vraiment convaincue d’un quelconque talent naturel inné et a aussi ses moments de décalage, mais il est instantanément adorable et tellement investi dans son rôle que l’on oublie vite de pinailler sur ses petites faiblesses. C’est un acteur capable de nous faire croire à chaque fois que l’actrice à qui il donne la réplique est la femme de sa vie. Combien d’acteurs sont capables de pousser à ce niveau l’alchimie avec leurs partenaires ? Pas beaucoup, je peux vous l’assurer. Le reste du casting est un absolu sans-faute. Ils ont tout de même été chercher des acteurs de sageuk confirmés pour jouer les deux rôles de figures paternelles ambiguës, et c’est un signe de grand professionnalisme (j’aimerais que d’autres s’en inspirent au lieu de recruter un mollusque, n’est-ce pas Can You Hear My Heart..). Et que dire du casting féminin ? Lorsqu’on se rend compte à la fin qu’on est capable de nommer un par un l’intégralité des personnages secondaires d’un drama, c’est que chacun (à la fois ceux qui étaient derrière la caméra et ceux qui étaient devant) a bien fait son travail.

Enfin je voudrais parler du travail magnifique de l’équipe de réalisation sur le cadrage, la lumière, la bande-son, les costumes, maquillage etc. Sans cette douceur de l’image le drama perd une grande part de sa poésie et de sa force. Quelques exemples de cette dextérité, avec des scènes qui me tiennent particulièrement à cœur :

C’est terminé pour cette belle aventure haute en couleur. Les chipies de First Street ont eu le dernier mot, ce n’est pas moi qui vais m’en plaindre.

Verdict Final : Good Kimchi ++ Je ne reviens pas sur mes notes pour le casting etc, ça n’a pas changé depuis mes premières impressions.

PS : L’OST complet avec les chansons et surtout les instrumentaux spécialement composés pour le drama est sorti, et c’est une petite merveille. En voilà une piste :

Baby-Faced Beauty: So Young, t’es la meilleure ! (20/20)

Et un autre drama de terminé ! Je ne suis pas mécontente de l’avoir achevé, non pas parce que j’ai eu des difficultés à le finir au contraire, mais plutôt parce que l’offre actuelle étant d’une grande qualité il devient nécessaire de faire de la place pour les nouveautés qui se pressent au portillon. Et c’est plus satisfaisant de terminer un drama que de le laisser en plan, même si je ne suis pas du tout une adepte du forcing (j’ai déjà assez donné l’année dernière avec Invincible Lee Pyung Kang et Hero).

20 épisodes ce n’est pas rien pour une comédie romantique, et au final BFB a bien rempli son contrat malgré une extension qui aurait pu lui être fatale. J’ai senti tout de même des lourdeurs notamment au cours des épisodes 15, 17 et 18, mais dans l’ensemble je trouve que la scénariste s’en est très bien sortie. J’ai apprécié le dénouement de l’inévitable opposition parentale. A ce propos je savais depuis le début que nous aurions à passer par là, mais j’ai été vraiment contente de voir le problème déplacé : on ne fait pas tout un fromage de l’âge de So Young, mais c’est son père looser qui vient faire obstacle. J’ai accueilli ce rebondissement inattendu avec satisfaction et même si parfois j’en ai voulu à So Young de se dégonfler, elle s’est tellement bien rattrapée qu’on ne peut qu’avoir envie de la féliciter pour sa persévérance et son courage, qualités dont elle a fait preuve dès ses débuts dans l’entreprise The Style.

Sur la fin du drama elle-même, je ne pense pas que le saut dans le temps ait été prévu dans le script originel. Les dernières scènes étaient un peu enchaînées les unes aux autres sans réelles cohérence et peuvent paraître un peu gratuites (on a droit aux passages obligés des nouveaux arrivants, au couple de dernière minute qui se rabiboche…) mais j’ai pris ça plutôt bien. Le gros avantage a été d’apporter un Happy End bien mérité à notre OTP préféré, réuni après toutes ces difficultés par des scènes qui ont totalement remises en question ma notion « mignon » et autant dire que je vais être difficile à contenter après avoir expérimenté ça.

A ma grande surprise j’ai quitté certains personnages avec regrets, tandis que d’autres m’ont laissée dans une froide indifférence. Ainsi le départ de Yoon Seo, une rivale digne de ce nom m’a touché dans la mesure où l’actrice a su apporter une dimension humaine à son personnage de petite fille riche égoïste, tandis que Seung Il, Mr passif, m’a considérablement irritée par son attitude désinvolte. Pour ne rien arranger Ryu Jin me semble de plus en plus las à force de se voir proposer toujours et encore le même rôle d’éconduit, et il est plus que temps que sa carrière prenne un nouveau tournant. Kim Min So de son côté a livré une prestation de qualité et malgré la pauvreté de son personnage et de ses dialogues, elle a réussi a en tirer le maximum. Chapeau !

Au final Baby-Faced Beauty, drama dont je n’attendais pas grand chose s’est imposé de manière totalement inattendue comme la bonne surprise de mai. Certainement pas parfait en raison d’un scénario qui laisse souvent à désirer, ce drama laisse derrière lui d’excellents souvenirs, et un couple inoubliable.

Casting : A Le drama repose sur les épaules de Jang Nara et de Daniel Choi, mais ce n’est pas faute d’un casting d’ensemble talentueux (c’est juste un problème de mauvaise écriture de leurs personnages).

Scénario : C + Les points faibles : prétextes scénaristiques à gogo, personnages-clichés, répétitivité des conflits (combien de fois avons-nous eu droit à la formule compétition/création/tricherie/présentation/déception/affrontement/révélation/victoire ? Je n’ose pas faire le compte) et flottements de dernière minutes qui rendent parfois So Young un peu trop lunatique. Ces défauts condamnent le drama à stagner dans la catégorie des comédies romantiques Sud-Coréennes de base. Les points forts : les dialogues, le portrait du couple principal, et surtout la gestion du fameux mensonge central utilisé à bon escient.

Réalisation : A Elle peut paraître un peu brusque au premier abord et totalement gratuite, mais on s’y adapte à mesure que l’on comprend la vision, intéressante et esthétique, du réalisateur. Assez originale pour être saluée elle se distingue du plan-sur-plan que l’on peut voir très souvent dans ce genre de dramas.

Verdict final : Good Kmichi. Un drama qui donne le sourire.

The Duo : Là où les héros de la vallée du dragon peuvent vivre en paix (32/32)

Je suis dévastée par la fin de ce drama…non « dévastée » n’est pas le bon mot : plutôt triste et heureuse à la fois. Heureuse d’avoir pu suivre une telle aventure, triste qu’elle soit terminée. Tout d’abord j’ai envie de citer un proverbe : « derrière chaque grand homme, il y a une grande femme ». C’est la définition du couple Dal Yi/Chun Dong, dont le destin prend un tournant tragique et sublime vers la fin. Je suis vraiment contente de voir qu’ils ont choisi de développer les deux couples séparément, cela nous a permis d’assister à des développements inédits. Cette fin même tragique m’a satisfaite, elle était à la fois spectaculaire et maîtrisée. Je reviens un petit peu en arrière pour expliquer pourquoi The Duo est un grand sageuk qui se distingue parmi les autres.

Les scènes d’action sont à couper le souffle de tension (souvent parce que chacun remet sa propre vie en jeu à chaque instant) mais ce sont avant tout les dialogues qui composent la matière principale de la narration. Par exemple un drama comme King Geunchogo avait tourné de la même façon mais les dialogues et le scénario n’étaient pas assez solides pour rendre le tout intéressant. Ici nous avons le haut du panier question répliques, et surtout cet aspect tellement réaliste qui donne le sentiment d’assister à une histoire vraie, malgré le ton épique.

Néanmoins terminer ce drama n’a pas été une mince affaire, pour une seule et bonne raison : c’est très très trèès verbeux. Ce qui peut dérouter, c’est le choix de la scénariste de pousser ses scènes et ses dialogues jusqu’au bout. Parfois dans beaucoup de dramas on voit directement à l’écran qu’une scène est vide une fois le dialogue terminé. Souvent les personnages se fixent intensément ou détournent les yeux, et on passe à la suite. Ici un dialogue ne sera pas facilement abandonné ainsi ou laissé inachevé. Toutes les possibilités seront explorées, ce qui fait qu’au final un seul épisode sera basé sur un nombre restreint d’interactions entre les personnages. J’ai calculé, et en moyenne le déroulement d’une seule situation, d’un seul problème peut prendre dix minutes (sur un total de soixante), ce qui est assez énorme si l’on prend en compte la moyenne bien moindre des autres dramas. Ça représente environ 20% d’un seul épisode ! Il faut donc être capable de faire preuve de patience afin de laisser l’échange porter ses fruits. Le résultat est bluffant de réalisme, et ça pousse également les acteurs à donner le meilleur d’eux-mêmes (qui dit scène longue dit scène exigeante pour les acteurs). Généralement lorsqu’une scène prend fin, c’est qu’il n’y a plus rien à dire de plus. Ouf, on passe à la suivante ! C’est assez génial parce que là où la plupart des dramas auraient cédé à la tentation de brusquer les choses pour captiver son spectateur, The Duo choisit au contraire le chemin le plus éprouvant, et nous pose un challenge. Sommes-nous capable de le suivre jusqu’au bout ? J’ai tenté l’expérience, et c’était un voyage absolument magnifique et gratifiant. Déjà dans mon palmarès pour la course finale des meilleurs dramas de 2011.

Un dernier mot : je vous conseille la lecture de l’article de groupe de Serendipity et de ses invités sous la forme d’une interview qui laisse à quelques fans avertis le soin d’expliquer pourquoi ils aiment autant ce drama. Et pour citer Mr X himself : It is FUCKING GREAT.

PS : Je félicite Chun Myung Jun pour son courage : il a terminé le drama sévèrement blessé et a tenu jusqu’au bout dans des conditions pas toujours idéales.

Can You Hear My Heart : Suite et fin (30/30)

J’ai découpé cette critique en deux parties : la première concerne les épisodes 20 à 27, et le reste concerne la fin.

1) La suite : quelques réflexions sur Ma Roo, Choi Jin Chul et compagnie

 

Humm. Intéressant. Après un flottement des plus pénible vers les épisodes 20/21, teinté de l’ambiance makjang que j’avais détestée au début du drama, les choses prennent enfin la direction que je voulais voir l’histoire prendre depuis un long moment. Enfin Ma Roo va pouvoir se prendre les conséquence de son attitude en pleine figure, et lui qui a été trop longtemps le dindon de la farce (traité comme tel par les trois-quarts des personnages) décide de lui-même de la direction à prendre. J’ai toujours détesté Ma Roo avec plus ou moins d’intensité, et même joué impeccablement par Nam Gong Min, il n’en reste pas moins un personnage lâche qui a toujours tourné le dos aux « idiots » qu’a choisi de suivre Woo Ri, pour des raisons égoïstes. La scène du barbecue manquée était intensément satisfaisante, et Woo Ri a prononcé les mots que j’attendais d’entendre depuis…20 épisodes ! Il est temps que tout le monde arrête de s’apitoyer sur le « pauvre Ma Roo » et qu’il commence enfin à assumer ses propres actes. Du côté de Woo Ri, de Dong Joo et des autres « gentils » du drama, je suis toujours aussi satisfaite.

 

Par contre je suis en train de réaliser à quel point Can You Haer My Heart a manqué le coche au niveau du Bad Guy N°1 : cet acteur…je ne sais pas qui l’a engagé et pourquoi, mais question charisme et talent, on repassera. C’est dommage parce que Choi Jin Chul aurait vraiment vraiment pu être un méchant intéressant, si seulement celui qui l’incarnait avait l’air d’autre chose qu’un cochon sur pattes à la voix de nounours. Pourtant ils ne se sont pas trompés pour le reste et en particulier pour les femmes. Shin Ae restera dans les annales comme une garce vénale notoire dont la chute aura été délectable. C’est rare de prendre autant de plaisir à voir un personnage se faire marcher dessus à ce point, mais Shin Ae a tendu le bâton pour se faire battre à de trop nombreuses reprises. Elle a cette capacité monstrueuse de se pointer la bouche en cœur dès qu’elle sent l’odeur de l’argent, quels que soient ses méfaits passés, et en ce sens sa déchéance est attendue avec impatience. Tae Hyun Suk est plus complexe et plus ardue à détester, puisqu’elle fait les choses non par cupidité, mais par rancœur. Elle n’en reste pas moins un sacré mégère quand il s’agit de protéger ses intérêts et ne vaut guère plus que Shin Ae, mais elle sait garder une certaine fierté qui la place un rang au-dessus de sa rivale. Cette figure éminemment castratrice mérite le label de sorcière de premier niveau, et son personnage permet à l’actrice qui l’incarne de surpasser la performance qu’elle avait livrée dans Boys Before Flowers, dans un rôle trop univoque pour véritablement fasciner.

 

Les épisodes 23 et 24 retrouvent rapidement la tension addictive des meilleurs épisodes de la première partie du drama, optant pour la subtilité plutôt que pour le manichéisme (le point faible du drama à plusieurs reprises). Les désirs de chacun deviennent plus clairs. Dong Joo et Woo Ri sont définitivement ensemble, et Woo Ri n’est plus promenée en bateau par Ma Roo. Immense soulagement ! C’est même elle qui ose lui dire en face ce que les autres auraient dû lui dire depuis longtemps. Ma Roo/Jun Ha se retrouve de plus en plus isolé, et je trouve que c’est mérité même s’il a beaucoup de circonstances atténuantes. Comme Dong Joo lui a fait remarquer, il n’a pas intérêt à franchir la ligne de non-retour.

2) la fin : Indigestion par overdose de niaiserie

 

Aîe Aïe Aïe. CYHMH, on a des comptes à rendre. Tout d’abord, je tiens à préciser que j’ai traversé les derniers épisodes en zappant pas mal de scènes, et c’était la condition indispensable pour terminer (sans ça je n’aurais pas tenu). La fin m’a vraiment, vraiment déçue. C’est quoi cette morale à deux sous style « tout le monde il est beau tout le monde il est gentil ?! » Et surtout, pourquoi nous avoir fait passer pendant des heures et des heures par de la machination machiavélique frustrante pour rassembler tout le monde à la fin, enrober le tout d’un gros ruban rose et tout est pardonné ? Quand j’ai vu Ma Roo, Shin Ae et Hyun Suk rire tous les trois ensemble comme si de rien n’était, j’ai craqué. NON, vous ne me ferez pas avaler ça. Si le drama en entier avait été une overdose de sucre, j’aurais été d’accord, mais c’est tout le contraire ! Les faiblesses de CYHMH déjà présentes dès le début sont ressorties plus que jamais au cours de ce final mal fagoté. Cette fin n’est pas méritée. En regardant la fin de Baby-Faced Beauty, elle aussi particulièrement sucrée, je me suis sentie satisfaite. Pourquoi ? Parce que les personnages ont mérité cette résolution. Ils se sont battus pour elle, de toute leur force, et Seung Il et Yoon So (les seconds couteaux) ont mérité de finir bredouilles chacun de leur côté. Ici c’est Dong Joo et Woo Ri qui ont fait tout le travail, mais franchement, Maroo, Shin Ae et quelques autres ne m’ont pas vraiment donné l’impression d’avoir assez désiré cette réunion familiale, idée qui aurait pu fonctionner ! Le principe de base de CYHMH est séducteur : une famille recomposée de tous les côtés, quasiment personne n’a de lien de sang avec les autres, et tous unis envers et contre tout. Le problème c’est qu’en regardant cette scène finale, quelque chose sonnait faux. D’habitude j’adore ces histoires touchantes (cf Bad Family) mais en l’occurrence, j’ai passé les trois-quart du drama à détester certains membres ! Il aura suffi de la tentative de meurtre contre Dong Joo pour que tout le monde soit réuni. Vraiment ? Pour moi, ça sonne comme un scénario bien fainéant. Ramenez Choi Jin Chul pour faire ami-ami avec les autres tant que vous y êtes !

Enfin je supporte de moins en moins cette façon de rabibocher tout le monde de tous les côtés pour que personne ne soit laissé de côté. Min Soo et Seung Chol, ça sortait de nulle part. Juste pour avoir un joli plan de couple sous la pluie. En fait tous ces couples de dernière minute sonnaient faux, sauf un : celui de notre OTP, l’un des meilleurs de l’année. C’est vraiment pour Woo Ri et Dong Joo que j’ai fini CYHMH, sinon j’aurais quitté le navire il y a bien longtemps. Le secret de famille du père de Woo Ri ? C’étaii touchant, mais ça sortait un peu de nulle part et la tentative d’explication de l’attitude de Shin Ae et de sa mère était à la limite de l’incohérence (du style « tout ça je l’ai fait pour toi » alors qu’on aurait dit tout le contraire). Et Ma Roo. Mon Dieu…si il n’était pas joué par un acteur formidable, je ne pense pas qu’il aurait autant séduit les fans de CYHMH. Vers la fin il me frustrait tellement par son attitude que j’ai finit par l’appeler Emofag1er. Pas étonnant qu’il finisse avec les deux harpies du drama ! Mais Nam Gong Min est excellent. Je pense que c’est de loin le meilleur acteur de la génération « jeunes adultes » du drama, devant Hwam Eun Jong, Kim Jae Won et Lee Kyu Wan. Si seulement son personnage n’était pas aussi imbuvable…

C’est vraiment dommage de finir sur une note amère, parce que ça éclipse le reste, pourtant si bien parti. Nombres de scènes antérieures du drama perdent leur intérêt quand on pense à ce dénouement à l’arrache. Du coup il m’est vraiment difficile de rendre un juste hommage à CYHMH, home drama qui vaut pourtant le détour malgré ses faiblesses.

Verdict Final : Okay Kimchi ++ Un solide home drama souvent adorable, qui prend un peu trop de détours par la case makjang pour faire avancer son scénario. La fin décevante ne rend pas justice à l’ensemble, particulièrement addictif lorsque les éléments principaux du scénario se mettent en place. C’est bien pensé, joliment réalisé, et même parfois très poétique et plein de sens mais le scénario glisse un peu trop souvent dans la facilité du pathos. A voir néanmoins pour son couple principal, plutôt original dans son genre, et pour la plupart des acteurs, des plus jeunes aux vétérans.

Manny : gamineries (16/16)

Des enfantillages. Voilà un mot qui convient vraiment bien à Manny, cette petite comédie romantico-familiale peu ambitieuse. Au début j’étais contente d’avoir un drama qui sait sa valeur et sa place et qui n’essaie pas d’être autre chose en forçant son scénario, mais au final ce manque d’ambition a tourné à la négligence et à la facilité. Je pense que j’ai apprécié le drama jusqu’à l’épisode 12. Ils auraient dû se limiter à un nombre d’épisodes plus restreint, je pense que ça nous aurait évité quelques longueurs et développements inutiles. Par exemple la petite histoire autour de Noona/JunKi & co était plutôt divertissante au début a fini par  sérieusement m’agacer, sans compter que la miss est une candidate sérieuse pour le prix de la pire actrice de l’année. Cabotiner ça peut être sympa quand c’est maîtrisé, mais en l’occurrence c’était juste irritant. Heureusement Su Ji Seok et les autres ont fait un job honnête avec leurs personnages, dont les dialogues et réactions n’étaient pas toujours très bien écrits.

Le principe du drama était vraiment séducteur, mais je pense qu’ils auraient dû accentuer le potentiel playboy du Manny et miser à fond sur la parodie comme ils l’ont fait pour Janice, plutôt que d’en faire le superman irréprochable de la guarderie. Ça fonctionne bien au début, mais petit à petit ce ressort scénaristique devient très lassant par son côté répétitif et prévisible. Do Young elle-même perd beaucoup de son intérêt lorsqu’elle voit son fantasme se réaliser, et un peu plus de force de caractère pour son personnage n’aurait pas été de trop. De plus le drama aurait du trouver un moyen de désamorcer plus tôt la révélation de la relation entre Do Young et Yi Han, au lieu d’accaparer les derniers épisodes de pathos pénible autour des réactions de Janice et des enfants. Par exemple je pense que ça aurait été bein plus drôle si ils avaient pris depuis le début une tout autre approche : Do Young et Yi Han se détestent, et Yi Han tombe amoureux d’une femme prétentieuse et insupportable. Janice et les enfants complotent pour les faire tomber amoureux l’un de l’autre. Ce serait le scénario de « Papa, j’a une maman pour toi »  (aka « Les deux font la paire » aka « It Takes To », avec Mary-Kate et Ashley Olsen) à l’envers. Ce n’est pas la meilleur romance qui soit mais j’ai revu récemment ce film et j’ai été surprise de voir qu’il avait plutôt bien survécu au passage du temps. Andy Tennant a aussi réalisé Ever After et Anna et le Roi avec Jodie Foster, et j’aime bien son travail. Bref, tout cela pour dire qu’avec une autre direction même très cliché ils auraient pu nous éviter facilement d’avoir à subir des épisodes entiers de pleurnicheries.  

Au final les aspects du drama les plus réussis sont l’humour, en grande partie grâce à Janice, et l’approche des conflits des enfants. Ce n’était pas toujours suprêmement subtil mais de temps en temps la caméra sait capter une ambiance, quelques regards justes qui disent plus que n’importe quel discours. C’est assez rare d’obtenir ce résultat avec des enfants-stars qui jouent un peu trop souvent à être adorables pour être salué.

Verdict Final : Good Kimchi – Une petite comédie romantique un peu plus originale que les autres grâce à sa galerie d’enfants attachants, leur tante complètement barrée et leur Super-Manny too sexy for his shirt. Dommage que le drama choisisse le chemin le plus facile pour se terminer. Dans l’ensemble un bon divertissement, les épisodes s’enchaînent sans qu’on voit le temps passer. 

Bilan

Ce mois était vraiment chargé. Presque trop chargé. J’ai frôlé l’overdose. Je suis heureuse d’avoir pu terminer six dramas ce mois-ci, pour pouvoir laisser le champ libre aux nouveaux arrivants. Heartstrings, Spy Myung Wol, Warrior Baek Dong Soo et I Need Romance ont besoins de place, sans compter Princess’ Man qui va occuper beaucoup de mon temps. Pas moins de six dramas terminé, et une appréciation en crescendo : mon drama fétiche qui tombe le rideau avec un sacré panache sur les aventures de ses chipies de gouvernantes (Romance Town) un sageuk grandiose qui tire son chapeau de la plus belle des manières (The Duo), mon funambule qui s’en sort comme un champion (City Hunter) un petit plaisir qui s’en va avec une jolie fin heureuse bien méritée (Baby-Faced Beauty), et deux romances familiales qui se terminent sans bruit et sans éclat de façon beaucoup trop facile et conventionnelle à mon goût (Can You Hear My Heart et Manny, les « déceptions » du mois), mais ne retournons pas le couteau dans la plaie.

Comme c’est le mois des adieux, je vous laisse avec l’interprétation de Park Shin Hye d’ I Will Forget You des CN Blue.

Au programme pour mes prochains articles : Warrior Baek Dong Soo, The Princess’ Man, Scent of a Woman. Et peut-être King Gwanggaeto, GyeBaek s’il est traduit et Hooray For Love, mais je ne promet rien. Je ne suis pas du tout, mais alors pas du tout d’ humeur à regarder du mélo/makjang même s’il est bon (les mélos et les makjangs sont des dramas d’hiver, pas d’été) et par conséquent Royal Family et la fiche de Miss Ripley sont en pause jusqu’à ce que j’ai le courage de m’y remettre. Mais pour le moment, place aux sageuks !

Publicités

9 réflexions sur “Bilan de juillet

  1. J’ai du retard dans mes bilans, mais on est globalement d’accord pour Babyfaced beauty et Manny. Quant à City Hunter, Il faut que je le termine j’avoue que je suis content de voir le drama à la hauteur.
    Merci pour ce gigantesque bilan. C’est toujours un plaisir de te lire !

  2. salut mina!
    dans ton bilan, je n’ai vu que BFB mais je compte bien tous les regarder!!!J’ai beaucoup aimé BFB même si dans les derniers épisodes ,j’étais un peu moins dedans.Daniel Choi m’a subjugué car il est vraiment doué .Il est complètement dans son perso et vers la fin du drama j’attendais à chaque fois une scène avec lui .Je trouve que le scénario n’est pas mauvais ,c’est plutôt la façon dont le réalisateur a relié tout ça,c’était pas très fluide .Avec plus de temps le drama aurait pû être 3 fois mieux et ça aurait été une des meilleurs rom- com de l’année.C’est dommage ce qu’ils ont fait avec le président de la compagnie.Au début et au milieu il était intéressant mais après, au moment où il aurait dû prendre plus d’importance :quand il se détache de young so et veut poursuivre so young ,ils ont raté l’évolution du perso . C’est vrai que les héros étaient déjà dans une relation mais c’est tout de même dommage .J’atttendais plus de son perso .Je suis vraiment contente pour Jang Nara ,elle a réussi son come back et j’espère qu’elle fera autre chose en Corée.Tu as raison ,young so est trop caricaturée mais l’actrice s’en est assez bien sortie ,surtout la scène quand le président veut rompre et à la fin quand il découvre ce qu’elle a fait . j’ai aussi beaucoup aimé la directrice Baek

    • Hello Flora ^^)/ Contente de voir BFB apprécié !
      Au sujet de Seung Il c’est tout à fait ça : on aurait dit qu’ils ne savaient plus quoi faire de son personnage à la fin. Le départ de Yeon So m’a vraiment marqué par contre, j’ai senti toutes les émotions que voulait faire passer l’actrice aussi sincèrement que possible, même si ces émotions étaient très vindicatives et désabusées. J’ai vraiment eu de la peine pour le personnage, la façon dont elle est traitée par sa mère et par Seung Il, et pour une fois j’aurais bien voulu que le scénariste s’intéresse à une possible évolution et rédemption pour elle au lieu de la faire tourner en rond.
      Merci d’avoir partagé tes idées =D

  3. J’ai juste lu les bilans qui concernaient les dramas que je regarde (regardais) en ce moment et j’avoue que pour la fin de City Hunter, quelque que chose me trouble énormément…
    YS a survécu ? :comprends pas: et vers la dernière scène, nous sommes dans un cimetière et la caméra se tourne pour montrer une grosse pierre (du marbre ?) gravée en coréen et il n’y avait pas de traduction, j’aimerai savoir ce qu’il y avait écrit… Peut-être des noms de personnes mortes (fort probable) mais des personnes comme YS ou Jin Pyo..

  4. C’est un article bien complet ! merci pour tes avis argumentés

    CH : Je suis moins dithyrambique que toi car même si j’ai aimé le drama, je ne le regarderai pas une deuxième fois ! J’ai trouvé la romance bien trop présente et infantile pour contrebalancer la mission cruelle et dangereuse à laquelle YS s’attelait!
    Il fallait que les fans (girls) de lee min ho s’y retrouvent..donc ils ont mis la sauce sur la première moitié du drama. Heureusement, la deuxième moitié -que je trouve la plus intéressante pour le développement des personnages- a laissé moins de scènes au couple YS/NN …
    Le personnage de city hunter est un personnage très cynique qui masque sa gravité par ses obsessions sexuelles ..c’est dommage que celui du drama soit toujours dans la tension et la crainte.
    Sinon bingo pour Lee Min Ho qui m’a encore une fois impressionné…il a beaucoup de talent et la dernière scène du face à face avec son père adoptif était tout simplement superbe.
    J’ai beaucoup aimé l’OST aussi!
    et aussi mention très bien à ce superbe acteur qui joue le rôle du juge …je ne sais plus si je l’ai vu la première fois dans Star’s lover ou l’unique « City hall » mais à chaque fois il est irréprochable.

    RoTo : Tu m’enlèves les mots de la bouche …Je me suis régalée du début à la fin et quelle fin!! un bijou de simplicité …un plaisir doux et intelligent… bref j’ai adoré ! un ovni dans la programmation de KBS ! quelle audace !
    Mention Spéciale à Sung Yuri qui a énormément progressé dans ce rôle …on est loin de « one fine day » où Gong Yo ramait pour donner du contenu à son perso !!
    Quand j’y repense la Belle a eu de sacrés canons comme partenaire : Gong Yo, Hyun Bin, So Ji Sub, Jang Geun suk…et Jung Gyu Woon (qui je l’avoue est mon beloved depuis Dr Champ)
    En parlant de JGW, j’ai eu des hauts (le baiser indirect du scotch!!) et des bas …je pense que son personnage  » pur » aurait mérité de devenir un peu plus de stratégique. Il était doué pour les affaires et visiblement a du nez mais…à certains moments du drama ce côté là était mis de côté !
    L’auteur a préféré mettre en avant ce trait de caractère seulement à son retour de New York (pourquoi on fait toujours fortune à NY ????) …j’aurai aimé un peu avant quand son père devenait odieux!
    Du coup…on avait l’infantilisait beaucoup (et gyu woon a de sacrés expressions pour ce type de situations….) et quand il pleurait on y croyait moins…
    Sinon j’ai adoré la relation de SG et son père, de SG/GW et evidemment des gouvernantes entre elles!

    Royal family : Un régal du début à la fin et grâce à toi … je ne me suis jamais ennuyée et j’ai adoré la fin! mention spéciale aux deux leaders et à la présidente du groupe qui était fantastique ! quelle actrice , quelle classe!

    Heartstring : j’ai vraiment du mal..depuis le début …j’ai arrêté surtout que SPy Myung Wol, Scent of woman et Princess man, sunny of hapinness me prennent tout mon temps! je gare en tete i need romance qui me tente beaucoup!

    • Waouh merci de prendre le temps de répondre en profondeur ^o^)/

      CH : Tiens c’est amusant moi c’est la première partie que j’ai apprécié le plus, mais ça doit être mon côté romantique. Par contre d’habitude je suis furieuse de voir l’histoire d’amour reléguée au second plan mais pour CH j’ai accepté ça sans problème : les autres aspects du scénario étaient plus importants ! Et je suis d’accord pour Lee Jun Hyuk : c’est la troisième fois que je le vois dans un drama et il s’implique à fond. J’espère que CH sera un tremplin pour sa carrière !

      RoTo : Ça me fait tellement plaisir de lire quelqu’un qui a autant apprécié que moi ! Surtout après avoir tellement lu partout qu’il s’agissait d’un mauvais drama, qu’il ne se passait rien, que les personnages étaient trop antipathiques, que le ton devenait trop sombre, etc. Je ne jette la pierre sur personne, j’ai eu moi-même des difficultés à avancer, mais je pense que c’est bien parti pour être l’un des dramas les plus sous-estimés de l’année. En effet il fallait oser cette impertinence, et KBS l’a fait !

      Je suis vraiment ravie d’avoir pu te faire découvrir Royal Family, c’est une belle récompense de savoir que ce que j’écris a pu être utile à quelqu’un.
      Je vais bientôt écrire sur Princess’ Man et sur Scent of a Woman, et je serais curieuse d’avoir ton opinion ^^

      PS : Sung Yuri est vraiment chanceuse en effet ! On peut rajouter à la liste Kang Ji Hwan et Cha Tae Yun. Elle a le chic pour être désignée comme partenaire des acteurs les plus en vogue de ces dernières années !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s