Des Fleurs, des Billets et des Balles

Je viens de terminer Puella Magi Madoka Magica, véritable claque dans la figure tant sur le plan scénaristique que visuel dont je ne manquerais pas de reprendre la chronique. Quatre animes étaient dans mon collimateur lors de cette saison riche en nouveautés pour prendre le relais : Deux slice-of-life (AnoHana et Hanasaku Iroha), un mélange de gunfight et d’harem comedy (Hidan No Aria) et une série type shonen marginal sur le monde de la finance (C : the money of soul and possibility). Voilà mes premières impressions, de l’anime que j’ai le plus apprécié à celui que j’hésite à poursuivre.

AnoHana (Nous ne connaissons toujours pas le nom de cette fleur que nous avions aperçu ce jour-là)

Studio d’animation : A-1 Pictures (Fractale, Working, Kannagi)
Site officiel: http://www.anohana.jp/
Genre: Slice of life, mélo
Synopsis: Six amis d’enfance ont pris des chemins divergents après un évènement qui les a traumatisé profondément. L’un d’entre eux, Jintan, vis désormais retiré du monde. Il a arrêté le lycée et passe ses journées à jouer aux jeux vidéo. La seule du groupe qui n’a pas changée après toutes ces années est la petite Menma. Elle demande à Jintan d’exaucer son vœu, qui nécessite la réunion de tous leurs vieux amis. Ce groupe comprend Jintan le « hikkimori », la jolie Anjou qui s’est réfugiée derrière une image superficielle, les mélancoliques Yukiatsu et Tsuruko, seuls à suivre leurs études avec sérieux, et Poppo le voyageur. Les retrouvailles ne manqueront pas d’amertumes, mais elle pourront peut-être aider Jintan à sortir de son enfermement.


(Je ne peut pas dire grand chose du scénario au risque de spoiler la première grande révélation de l’anime)

Mais mais mais..c’est trop tristeuh T_T le pilote a su réveiller immédiatement ma corde sensible, et le second épisode a continué dans cette voie. L’animation est très belle, les plans symboliques remplissent l’image de sens. C’est subtil et très touchant. Je pense qu’on tient le leader de cette saison printanière : une animation magnifique (le réalisateur de Toradora n’a pas perdu la main et on reconnait les traits typiques de ses personnages, toujours très attachants), un scénario poignant, bref jetez-vous sur celui-là, il en vaut la peine.

Verdict : Sans doute le meilleur anime de la saison, l’un des meilleurs de l’année et le grand retour du slice of life mélancolique et réaliste depuis Honey and Clover.

L’opening, très frais et bourré de petites informations sur les personnages. 


Hanasaku Iroha (l’Abécédaire de la floraison)

Studio d’animation : P.A. Works (True Tears, Canaan, Angel Beats)
Site officiel : http://www.hanasakuiroha.jp/
Genre: Slice of life
Synopsis : Matsumae Ohana a 16 ans, une tendance à parler de façon très emphatique de tout ce qu’elle vois et entend, et une mère totalement irresponsable qui l’envoie habiter chez sa grand-mère lorsqu’elle décide de s’enfuir avec son amant criblé de dettes. Elle déménage hors de Tokyo et commence à travailler dans le magnifique Ryokan (une auberge traditionnelle de luxe) de sa grand-mère, qui la traite plus comme une employée que comme sa petite-fille. Elle fait la connaissance des autres jeunes femmes qui travaillent avec elle, et éprouve quelques difficultés à s’adapter au rythme de travail de l’auberge.


Un premier épisode doux-amer, où nous voyons notre héroïne rudement mise à l’épreuve par son entourage. Minko-chan et Nako-chan, celles qui seront les collègues et sans doute amies de Ohana ont chacune une personnalité bien marquée, et les premiers contacts ne sont pas des plus aisés. Notre héroïne a plutôt une personnalité optimiste, peut-être un peu trop désinvolte et elle aura fort à faire pour s’intégrer dans ce nouvel environnement au premier abord très hostile. Sa grand-mère est très stricte et ne tolèrera aucune négligence. Le carcan auquel Ohana doit se conformer lui paraît étouffant, voire cauchemardesque à tel point que l’on comprend pourquoi sa propre mère, avide de liberté a rejeté cet héritage. La jeune fille est clairement mis à l’épreuve, et elle devra faire preuve de courage pour s’adapter sans perdre au passage ses propres convictions.

Hanasaku Iroha peut se vanter de présenter l’une des plus belles animations de cette saison. Les couleurs de la ville et la douce lumière de la campagne, l’hôtel qui rappelle parfois le Voyage de Chihiro, des personnages parfaitement stylisés, des plans très agréables à regarder…un vrai plaisir pour les yeux. Les dialogues sont vifs et bien écrits, c’est souvent drôle et surtout sans concessions. HanaIro s’affirme d’emblée comme un anime majeure de cette mi-saison.

Verdict : Une très belle animation et un scénario incisif. Peut-être un peu dur pour ceux qui n’ont pas l’habitude des principes traditionnels Japonais, mais la sensation de dépaysement et très agréable.

L’opening, sympatique mais conventionnel


Hidan No Aria (Aria aux munitions écarlates)

Studio d’animation : J.C. Staff (Ookami-san to Shichinin no Nakamatachi, Index series, Kaichou wa Maid-sama)
Site officiel : http://www.mediafactory.co.jp/bunkoj/aria/index.html
Genre: Action, comédie et romance
Synopsis : L’action prend place au Lycée Butei, une école très spéciale où de jeunes mercenaires armés, les « Butei » perfectionnent leur art. Kinji Tooyama est en deuxième année, classé « E » (un rang parmi les plus faibles) et essaie tant bien que mal de dissimuler son « Hysteria mode », la capacité qu’il a de percevoir les moindres mouvements des balles au cours d’un combat, afin de maintenir une existence tranquille. Mais les ennuis ne tardent pas à arriver : il est la cible d’un chasseur de Butei qui tente de l’éliminer. Il est aidé par une jeune fille étrange, Aria Kanzaki, la Butei la plus puissante du Lycée. Classée au rang S et membre de la section d’assaut, surnommée « Quadra Aria » en référence à sa parfaite maîtrise de ses quatre armes (deux canons courts et deux katanas), Aria est une lycéenne surdouée mais très solitaire. Elle découvre le secret de Kinji et se met en tête de lui faire rejoindre son groupe d’étude. Le jeune homme n’est pas prêt de se débarrasser de cette boule de nerfs au passé obscur…


Aria n’est pas exactement l’anime auquel je m’attendais. Je pensais partir pour quelque chose du type harem classique avec des lycéennes sexy qui manient les flingues comme si elles étaient nées avec et…c’est ça, mais pas que. D’abord c’est très old school, avec un héros un peu plus digne de ce nom que la série interminable des loosers qu’on nous présente depuis un long moment dans ce type d’anime, et ensuite la boule de nerfs qu’est Aria ressemble plus à Taiga de Toradora (le fait qu’elle soit doublée par la même Seiyuu aide beaucoup) qu’à une héroïne badass de base.

Les premières scènes plutôt conventionnelles ne m’ont pas franchement convaincues, et la présence pesante du stéréotype irritant de la Yamato Nadeshiko dévouée et ultra-collante a failli me décourager complètement.  Mais dès que notre héroïne aux couettes roses entre en scène l’anime prend tout son intérêt. Le scénario ne casse pas de briques : de Dark Angel à Gunslinger Girl en passant par Naked Weapon et Nikita, le coup des gueules d’anges entraînées à devenir de véritables armes vivantes a déjà été exploré en long en large et en travers. Ce que je redoutais principalement était la présence d’un fan-service un peu lourd. Les Japonais sont passé maîtres es culottes et bouncing breasts, mais cette tendance comprend deux dangers principaux : écœurer le public féminin, et tomber dans le stéréotype. Heureusement dans Aria c’est subtilement dosé et assez bien mis en scène pour donner quelque chose de plus suggestif, qui peut plaire aux deux sexes. Le fait que le héros Kinji ne soit pas le Keitaro de base aide beaucoup à apprécier ces séquences. On sent l’influence récente de High School of the Dead, qui a su intégrer le fan-service aux gunfights de manière interactive et originale.

Le premier épisode était bourré d’action, mais le second s’est centré sur les interactions entre nos deux héros et la mise en place du scénario. Le rythme subit une sévère baisse de régime (franchement on espérais autre chose de la première mission de Kinji que la recherche d’un chat perdu) et j’espère qu’on va vite retrouver l’ambiance du pilote, avec surtout ce fameux mode hystérique de Kinji qui vaut son pesant d’or (le jeune homme se transforme en une sorte de prince vaillant avec des répliques d’un autre âge du genre « voilà votre récompense ma princesse » avant d’aller dézinguer des flingues bidulés avec classe), et plein de gunfights !

Verdict : un bon divertissement, sans prise de tête. 

J’adore la chanson qui accompagne le clip d’ouverture. Cet opening est un peu un plaisir coupable (comme la série en fait), pour son côté old school (je ne sais pas trop bien pourquoi mais ça me rappelle des animes des années 80…peut-être les roses ?) . Je suis souvent impressionnée par l’animation de ces séquences mais assez déçue par l’interprète sélectionné. Ici l’animation n’a rien d’extraordinaire, mais la chanson est de meilleure qualité que ce qu’on nous propose habituellement. J’aime beaucoup cette manière typiquement japonaise de faire sa voix onduler.


[C] Control : The Money of Soul and Possibility

Studio d’animation: Tatsunoko (Yozakura Quartet ~Hoshi no Umi~, Gatchaman, Casshern Sins)
Site officiel : http://www.noitamina-control.jp/
Genre: Science-fiction, shonen
Synopsis: Le gouvernement Japonais a été sauvé du désastre financier par le Fond Souverain. Mais pour les citoyens la qualité de vie ne s’est pas améliorée et les taux de crime, de chômage et de suicide augmentent. Kimimaro a été élevé par sa grand-mère après la disparition de son père et la mort de sa mère. C’est un étudiant en finances sans histoires, qui accumules les petits boulots de nuit pour gagner sa vie. Un jour il rencontre un homme étrange qui lui propose un deal : Il recevra des sommes d’argent colossales, mais en échange il devra travailler dans une dimension parallèle appelée le « district des finances ». Reste à savoir où va le mener ce contrat étrange…

Control s’ouvre de façon un peu trop pompeuse sur une introduction très (trop) rapide qui vise à perdre le spectateur pour mieux l’intriguer dans un tourbillon de symboles, de mots étranges et d’images incompréhensibles. Nous voyons se dérouler une sorte de combat qui rappelle un peu Yu Gi Oh pour ensuite suivre le quotidien difficile d’un étudiant qui essaie d’obtenir un concours d’état, avant d’être tenté par une sorte de démon de l’argent. Ce dernier lui propose un contrat douteux qui lui ouvrirait les portes d’une fortune sans limites. Je ne sais pas trop quoi en penser pour l’instant, mais j’ai la désagréable impression que tout cela n’est que poudre aux yeux. Je doute que les mystères que sous-tend toute cette introduction délirante soient à la hauteur de ce qui est suggéré. Les personnages ne sont pas particulièrement attachants et le visuel ne révolutionne rien (n’est pas SHAFT qui veut). Nous avons droit à une sorte de combo entre la mode pseudo-gothique des Butlers et les monstres typiques d’un shonen type RPG. Bref après ce premier épisode brouillon j’ai plus l’impression d’avoir vu un patchwork de scènes éculées cachées sous un verni soi-disant futuriste et visionnaire. Je donne encore un épisode à C pour me convaincre du contraire, mais pour l’instant je ne suis pas très motivée.

Verdict : un anime intrigant mais un peu brouillon qui peine à convaincre

L’opening, intéressant au premier abord mais lassant à la longue. Il donne un apperçu de quelques éléments qui clochent dans l’animation de C (l’utilisation un peu hasardeuse et plutôt laide des effets 2D)

Et voilà pour ces premières bouchées ! Rien de particulièrement transcendent (de toute façon après Puella Magi, difficile de trouver quoi que ce soit de transcendant), mais pleins de bonnes idées. Je reviendrais sur mes impressions finales une fois ces séries bouclées !

Source : Thatanimeblog (pour les fiches techniques)

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2 réflexions sur “Des Fleurs, des Billets et des Balles

  1. Excellente idée, cet article !
    Dire que je suis totalement à la masse côté animé… Je n’avais jamais entendu ses nouveaux noms avant de lire ton article, la loose. x))
    J’ai hâte de lire la suite de tes impressions car pour l’instant, mon intérêt s’est porté sur AnoHana (Ce nom me fait penserà un yuri e_e) et Hanasaku Iroha.
    Qui a dit que j’adorais le slice of life ? o^.^o
    Hidan No Aria ne me tente absolument pas. Je suis allergique aux ecchi.
    [C] Control : The Money of Soul and Possibility ? Bof…

    • C’est vraiment les derniers animes sortis ! je te conseille vraiment AnoHana, mais peut-être moins Hansaku Iroha (j’ai entendu dire que c’était inégal d’un épisode à l’autre). Je ferais peut-être une « mid-point review » (une mise à jour de mes impressions et réaction lorsque j’arriverai au milieux des séries que j’ai continuées) et une review finale ^^

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