The Duo : Premières impressions (enthousiastes)

The Duo a le potentiel pour être le meilleur drama de la saison  et même si les sous-titres ne sont pas forcément faciles à trouver ou de mauvais qualité, ne vous laissez pas décourager au risque de passer à côté de ce petit bijou. Pour moi, c’est un gros gros coup de coeur. Je vais commencer par rappeler le scénario (ou du moins ses bases, l’histoire est complexe et s’étale sur plusieurs dizaines d’années), pour évoquer ensuite les vertus du drama, et…pas de ronchonnades pour le moment.


The Duo commence par une histoire tristement banale. La servante d’une riche famille, Mak Soon tombe enceinte de son maître, et s’enfuit avec un esclave, Seon Dol qui s’est pris d’affection pour elle. Les deux fuyards poursuivis sont contraints de s’arrêter dans le camp du chef des mendiants locaux, Kkok Ji et tombent sous son autorité. Un soir de pleine lune et de tempête, Seo Dol entend le cheval-dragon gémir. La légende locale dit que celui qui naît une nuit de tempête lorsque le cheval-dragon gémit deviendra un grand général. Mais cette nuit-là, c’est n’est pas un mais deux petits garçons qui voient le jour : le fils d’un yangban, Gwi Dong et le fils de la servante en fuite, Chun Doong. La mère du petit maître décède après son accouchement, et son bébé a besoins d’une nourrice. Les serviteurs de la maison découvrent qu’une femme vient d’accoucher au camp des mendiants et vont la chercher. Gardée captive dans la maison et tenue loin de son enfant,  Mak Soon décide d’échanger les bébés pour pouvoir élever son fils et lui donner un avenir confortable et brillant, tandis que Gwi Dong devra mendier pour survivre. 15 ans après les deux garçons ont grandis. celui qu’on appelle Chun Doong est aimé de tous et se débrouille comme il peut pour se cultiver, tandis que celui qu’on appelle Gwi Dong se comporte déjà comme un jeune chef de bande et  ne rêve que de devenir un grand général.

Bon. Nous avons là un gros morceau, difficile à présenter. D’abord il faut savoir que les héros ne deviennent adultes qu’après huit épisodes, et que le pilote entier se déroule alors qu’ils sont à peine nés. Mais heureusement il n’y a aucune longueur, et l’on comprend immédiatement que c’est vraiment pour bien poser les bases de l’histoire que l’on passe par là. The Duo est un sageuk qu’on pourrait dire issu de la nouvelle vague « Chuno » c’est-à-dire inspirée à la fois de la modernité des fusion sageuk (Iljimae, Story of Hyang Dan..) et du réalisme sans concession des nouvelles adaptations de la grande histoire ou des mythes comme le Robin Hood de Ridley Scott. le nouveau maître-mot est crédibilité, mais là où The Duo montre sa supériorité c’est dans sa capacité à retenir le meilleur du genre tragique typiquement coréen. C’est ce qui le différencie de Chuno où j’avais eu énormément de mal à ressentir quelque chose pour les personnages.


Le casting des adolescents est un sans-faute. Ils sont tellement bons et tellement attachants qu’il va être difficile de les laisser partir !

Pour le rôle principal nous avons No Young Hak dans le rôle du jeune Chun Doong. Si vous avez des souvenirs de Giant, c’est lui qui jouait Jo Min Woo enfant, et si vous vous rappelez à quel point il était fort pour rendre son personnage de gosse de riche tricheur insupportable vous apprécierez de le voir ici dans le rôle du jeune premier. Les trois autres ne sont pas moins doués, et à ma grande surprise leurs personnages tous plus attachants les uns que les autres, ce qui augure un carré amoureux un peu plus intéressant que ceux que nous avons connu dans Hong Gil Dong ou Iljimae. Gwi Dong aime la fille de son professeur, Dong Nyeo, qui le déteste parce que son père (enfin…techniquement le père de Chun Dong) a participé à une machination, et le professeur qui était membre actif de la vie politique a été démis de ses fonctions. Dal Yi, fille de chasseur et cordonnière aime Gwi Dong, qui ne la considère même pas comme une fille. Enfin Dong Nyeo et Chun Doong sont réunis par le professeur, qui prend le jeune mendiant comme disciple après avoir été témoin de son érudition. Si les relations sont déjà aussi complexes et fouillées, ça risque d’être encore plus palpitant pour la suite.


Les adultes sont impeccables et l’interprétation de Yoon Yoo Sun du personnage complexe de Mak Soon a confirmée ma bonne impression sur ce j’avais vu de cette actrice dans Giant et Mary Stayed Out all Night. Elle sait doser exactement ce qu’il faut de douceur et de dureté à son personnage pour la rendre humaine. Lee Moon Shick est toujours aussi bon dans ce rôle de petit chef de bande qui lui colle à la peau, et…. pour le moment c’est tout ce je vois, de toute façon il va falloir attendre la seconde ellipse pour pouvoir parler du casting adulte plus en profondeur.

Il faut bien l’avouer, dans les motivations principales pour lesquelles on est allé chercher tel ou tel sageuk se trouvent la plupart du temps les décors reconstitués et les costumes d’époque. Il me semble que regarder une série historique quelle qu’elle soit c’est toujours espérer retrouver un peu de l’émerveillement qu’on avait eu enfant en suivant les aventures de princes et princesses, de brigands et de rois dans des livres de contes ou d’histoires illustrés. Alors alors, quid de The Duo ? D’abord c’est très bien cadré comme vous pouvez le voir au-dessus. que ce soit la vallée des chasseurs, la forêt de bambous où Chun Doong se réfugie pour lire, les riches domaines des seigneurs locaux ou le camp des mendiants tout est mis en valeur avec beaucoup d’intelligence. Le drama ne se déroule  plutôt en province, loin de l’atmosphère étouffante du Palais royal. Par conséquent pas de décors grandioses ni de hanbocks de soie extravagants, mais plutôt des vêtements simples et…beaucoup de guenilles pour le moment. Ne vous inquiétez pas Chun Jung Myung enfilera bientôt son costume de super warrior de l’ombre et on pourra toutes se pâmer devant sexy PIE.

 

Un sans-faute encore pour l’aspect visuel, rejoins par une OST superbe. Je recommande en particulier le générique de fin, une chanson traditionnelle chantée avec cette fameuse ondulation envoûtante de la voix que l’on retrouve dans la tradition coréenne Pansori, les contes chantés.

Humour ? Check. Epopée ? Check. Emotion ? Check. Décors sublimes et réalistes ? Check. Réalisation dynamique ? Check. Crédibilité ? Check. C’est touchant sans être larmoyant, jamais manichéen, bien rythmé, le scénario de l’échange de bébés est réinterprété avec pertinence sans jugements de valeur lourdingues, bref je suis super enthousiaste sur ce drama et j’ai du mal à lui trouver des failles. Ou alors je les ai oubliées en route tellement l’ensemble m’emballe.

Casting : A+ (peut-être à réviser post-ellipse)

Réalisation : A (fluide, rythmée, on ne sent même pas les 50 minutes passer)

Scénario : B+ (déjà vu mais bien traité, on a le scénariste du succès critique My Sister’s March)

Verdict : Heavenly Kimchi: Top rated dramas, amazing in everysense. Je pense que je le surévalue légèrement, mais il y a toujours le plus du coup de cœur.

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