Midas : premières impressions

En deux mots: « I don’t think that there’s any game in this world more exhilarating than making money”.  Do Hyun (Jang Huyk) est un jeune apprenti avocat fraichement diplômé, qui reçoit des propositions toutes plus avantageuses que les autres : ses rapports d’analyse sont dignes d’un jeune prodige. Il est fiancé à une jeune infirmière, Jung Yeon (Lee Min Jung) qui vient de se faire muter à la section VIP de son hôpital, une partie réservée aux clients patients les plus riches où le personnel le plus performant est envoyé (excusez-moi pendant que je vais vomir). Mais Do Hyun est ambitieux, et il compte bien viser le plus haut possible pour devenir un dieu de la finance. Il sent que la gestionnaire de fonds Yoo In Hye pourrait être son tremplin vers le succès et la richesse, mais sa fiancée s’inquiète de le voir changer à mesure qu’il est intégré par le système, qu’on sent sans pitié.

Ouf ! J’ai cru que ce pilote ne finirait jamais. L’heure pendant laquelle je l’ai regardé m’a parue looongue et ennuyeuse. Moi je suis déjà descendue du train.

Pour ce qui est des acteurs, ils sont tous bons. Je note tout de même que Lee Min Jung commence à montrer ses limites, et je me demande si elle est capable de jouer autre chose que les jeunes premières, mais passons.  L’actrice qui m’a épatée c’est Kim Hee Ae. Si vous la voyez dans un autre drama n’hésitez pas à jeter un œil, elle n’a rien d’extraordinaire au premier abord mais elle a beaucoup de charisme et surtout un jeu d’un naturel  bluffant. Jang Huyk est un peu fade pour le moment, mais je lui accorde qu’il n’a pas un rôle facile. Regardez ce personnage :

Spécial hein ?

Dans l’ensemble c’est bien fait mais…c’est froid. Glacial même, si l’on excepte les quelques instants passés avec Lee Min Jung.

Profitez-en, c’est l’une des rares scènes touchante qui fonctionne.

Ce qui me gène en premier lieu, c’est vraiment cette froideur. Les dialogues, les décors, l’ambiance est très sèche. C’est impeccable, et pour vous donner un ordre de comparaison je dirais que ça ressemble à un gratte-ciel de verre : c’est beau, mais c’est lisse, sans originalité, sans ratures, est c’est toujours la même chose. Un peu comme les décors du drama : stylés, classes, mais désespérément lisses, symétriques et froids. « Inodore » est un mot qui convient parfaitement à ce drama.

Ensuite mon gros problème avec cette série c’est que ça sonne faux. Quelque chose dans les dialogues, dans les relations sonne faux : on n’y croit pas. J’avais l’impression de regarder l’une de ces publicités coréennes qui mettent en scène des couples d’acteurs dans le vent histoire de faire fantasmer le client potentiel. Je ne saurais pas l’expliquer mieux que ça, mais autrement dit on essaie de nous épater, de nous faire ressentir des émotions de manière forcée.

Au final Midas fait partie de ces dramas qu’il est très dur d’évaluer : objectivement on ne peut pas lui reprocher grand-chose, mais il manque l’émotion. J’ai gardé la même expression ennuyée pendant tout le pilote, ce n’est jamais bon signe, et surtout je jetais un œil toutes les cinq minutes sur la barre de temps de mon lecteur (quoi ? on n’est même pas à la moitié ? Argh..). L’intention est claire : on veut nous faire rêver devant tant de style (bonne musique, costumes impecs, décors chics…), mais la sauce ne prend pas.


Pour ce qui est du scénario on nage en terrain connu : un jeune diplômé courtisé par les plus grands prêt à se faire débaucher pour devenir un dieu des finances, en couple avec une jeune fille charmante qui voit d’un mauvais œil l’ambition de son fiancé. Ca m’a rappelé Wall Street, l’argent ne dors jamais.  La question qui se pose inévitablement est : à qui ont-ils voulu destiner Midas? Parce que je doute que la part de la population qui regarde des dramas puisse se reconnaitre dans même un seul personnage. L’originalité de Midas par rapport aux autres Kdramas de ce genre est de nous présenter des personnages qui ont déjà tout : un avenir radieux s’offre à eux, ils sont fiancés, obtiennent des places avantageuses…mais c’est simple pendant tout l’épisode j’avais l’impression de regarder une série de jolis clichés. Je n’en attendais pas grand-chose, mais au final c’est tout de même bien médiocre. J’ose à peine le conseiller, sauf bien sûr si vous voulez absolument en savoir plus sur le système économique et financier de Corée du Sud. Ou si vous faites une obsession sur No Min Woo (My Grilfriend is a Gumiho, Rock Rock Rock) qui apparaît au cours de l’épisode 2 et qui semble-t-il est le premier personnage pour qui on a envie de s’impliquer.

Casting : A (des vétérans, des jeunes acteurs dans le vent qui ont déjà fait leur preuve, on est en terrain connu)

Scénario : C- (déjà vu, déjà vu…)

Réalisation : B (efficace mais pas non plus très originale)

Verdict : Bad Kimchi: Not enjoyable drama. Objectivement c’est plus okay que mauvais, mais l’ennui est un facteur décisif. 

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