Puella Magi Madoka Magica 01 : Un lapin qui parle dans mon monde parfait

En ce moment un anime fait beaucoup de bruit sur la toile : Puella Magi Madoka Magika, nouvelle collaboration du réalisateur Shinbou avec les studios SHAFT, duo à l’origine des très remarqués Arakawa under the Bridge et Bakemonogatari. Personnellement j’ai toujours eu un peu de mal à entrer entièrement dans le style de Shinbou Akiyuki, mais PM3 a réussi à capter mon intérêt et je suis rapidement devenue très attachée à ce monde étrange dans lequel évolue nos magical girls, puisque c’est de magical girls dont il s’agit. Certains parlent d’une révolution de la même ampleur que celle apportée au genre mecha par Evangelion. Ce qui est certain, c’est qu’on est pas dans Card Captor Sakura ou Pretty Guardian Sailor Moon : être une justicière a un prix, et notre héroïne, Madoka, n’est pas sûre de vouloir le payer. PM3 c’est un peu Alice au pays des démons, sans les merveilles. Laissez-vous embarquer par KyuBei dans cette histoire à dormir debout.

Le pitch: La jeune Madoka rêve de l’apocalypse, ou du moins ça y ressemble : un monde étrange est sur le point d’être détruit et une jeune fille qui semble représenter le dernier espoir est en difficulté. Une espèce de lapin avec des yeux rouges dit à Madoka qu’elle peut changer le cours de choses. Madoka incrédule se réveille et sur le chemin du collège rencontre ses camarades de classe avec qui elle discute de sujets futiles. Mais une fois en classe une nouvelle élève est présentée, et c’est la jeune fille que Madoka a vu en rêve. Homura Akemi a le profil de l’élève populaire idéale : elle débarque d’une école catholique, cultive une allure sombre, montre des capacités physiques et intellectuelles hors du commun. Elle attire l’attention mais ne semble occupée que par Madoka. Elle lui demande si elle tient à sa famille et à ses amis, et lui dit que si elle veut que les choses restent comme elles sont, elle-même ne doit jamais changer. Un peu déboussolée Madoka rejoins ses amies au centre commercial et fait du shopping lorsqu’une voix l’appelle à l’aide. Elle entre dans une zone fermée au public et se retrouve face à Homura qui poursuit le « lapin » du rêve de Madoka. Elle protège la drôle de bestiole et essaie de s’enfuir, rejoins par l’une de ses amies, Miki. Mais autour d’elles le monde change et prends l’aspect inquiétant d’une dimension parallèle hostile. Sur ce intervient une jeune fille blonde de la même école qu’elle qui se transforme en Magical Girl et fait disparaitre les créatures menaçantes. Le monde redevient normal  et le petit lapin demande à Madoka et à Miki si elles veulent passer un contrat avec lui et devenir des « Puella Magi ».

Réactions :

Le pilote de PM3 (on va l’appeler comme ça ce sera plus court) est très efficace parce qu’il manie bien le suspense et le mystère. En apparence tout ressemble à du Magical Girl de base : une jeune fille un peu gamine habite dans un monde parfait menacé par une force obscure à son insu. La traditionnelle mascotte apparaît et lui propose de lui donner des pouvoirs pour qu’elle sauve le monde. Sans doute elle enfilera jupettes à volants et nœuds roses dans une séquence de transformation fan-service et partira à la poursuite des méchants. Sauf qu’ici rien ne nous dit quel camp est le bon (KyuBei est-t-il allié ou ennemi ?), le monde de Madoka semble trop parfait pour être vrai et certains éléments sont franchement dérangeants (par exemple les salles de classe de son école ressemblent à de cages, littéralement), et surtout les transformations que subit ce monde pendant les attaques de je-ne-sais-quoi ressemble à un délire psychédélique entre Salvador Dali et Maurits Escher. Autant dire tout de suite que l’animation est sublime, un soin tout particulier a été apporté à l’architecture, aux couleurs, aux bâtiments (la séquence d’introduction est un bon exemple de cette recherche graphique). Les personnages eux-mêmes n’ont pas encore beaucoup de relief mais tout est là pour nous accrocher : les indices distillés sont assez intriguant pour qu’on ait envie d’en savoir plus sur cette histoire de monde parallèle, on évite l’écueil de la niaiserie sans tomber dans le cynisme, et l’héroïne si elle est un peu lambda est au moins supportable (j’avais littéralement détesté Haruhi Suzumiya à cause de…Haruhi).  Un peu déçue par les séries de la tournée de février que j’attendais (Fractale, Wandering Son et Gosick ont été trois déceptions) PM3 arrive à point.

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